Patrimoine

 

LE LITTORAL : UN HERITAGE A CONSERVER ?

En général, en arrivant sur la plage, au lever du jour, avant l’arrivée des marcheurs on apprécie l’équilibre de la nature : l’harmonie du littoral.

L’eau effectue des va-et-vient sur le rivage, avec une mélodie rythmée.

Les crabes arpentent la plage d’un trou à l’autre.

La nuit s’efface, elle glisse, … et le soleil lance ses premiers rayons.

Le décor change tout en douceur.

Les écumes de la vague marine s’amenuisent pour laisser place à un sable humide aux reflets limpide.

Mais pourtant, cette magie paraît s’évanouir dès l’arrivée de l’homme ?

Cette évanescence s’explique peut-être parce que la perception que nous avons longtemps eu de la mer, souvent considérée comme un lieu de déchirement voire  de rupture.

En effet, la mer est le lieu où arrivèrent, dans les cales, beaucoup d’hommes et de, dans des conditions inhumaines, pour connaître l’intolérance de l’esclavage, des fouets, du soleil, des plantations, des injures, et de l’exploitation de l’homme par l’homme.

C’est également le lieu, d’où près d’une centaine d’année après l’abolition définitive de l’esclavage, les parents virent leurs enfants partir en dissidence, pour combattre sur le front.

Lieu de déchirement dans un sens et dans l’autre en somme…

Parallèlement, à partir des années 50, le côté sombre des traversées maritimes est atténué par la montée en puissance du tourisme avec pour corollaire le changement de regard vers la mer, et par voie de conséquence, vers le littoral.

De fait, malgré à la symbolique du malheur qui s’y rattache, il est indéniable que le littoral fait partie intégrale de l’histoire des îles.

Mais revenons-en au Tourisme.

Car en dépit des rêves que la vue des Antilles ferait germer dans certains esprits, et bien au-delà du doudouïsme, il  importe de dire que les îles, mais surtout leur littoral ont une vie  : économique, sociale et géographique. En effet, ce littoral a également une vie humaine, une faune et une flore qui doivent être prises  en compte.

Dans cet ordre d’idées, et de plus en plus, nous assistons à la création d’associations et de manifestations, pour la sauvegarde du patrimoine naturel de l’île, mais aussi pour les ressources énergétiques et en un mot pour cette notion récente ,mais importante : le développement durable.

Le littoral est une interface entre terre et mer, et non juste un trait de côte. Il est une frontière entre terre et mer ; en somme, une zone sensible et importante à protéger.

En ce référant à la loi du littoral datant du 3 janvier 1986, relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, il convient aussi de garder en tête que le littoral se réfère à l’eau d’une manière générale ; car l’article 2 de la  loi précitée précise que sont considérées comme communes littorales, les communes riveraines des mers et océans, des étangs salés, des plans d’eau intérieurs d’une superficie supérieure à 1000 hectares.

On ne le dira jamais assez, mais le littoral, une zone sensible et importante à protéger !

Et la  dégradation du littoral s’observe dès qu’il y a présence humaine.

Nous sommes en effet, acteurs de la construction du déséquilibre de notre environnement.

Et pourtant nous sommes en possession d’un stabilisateur qui contribue à la capacité d’un écosystème, d’un habitat, d’une population ou d’une espèce à retrouver un fonctionnement et un développement normal après avoir subi une perturbation importante (cyclones et tsunamis). Il s’agit de… de… ? de la mangrove.

Cet écosystème important qui possède un regroupement de végétaux, d’origine ligneuse se développe dans la zone de balancement des marées des côtes basses des régions tropicales.

Sa dégradation altère le développement normal des autres écosystèmes suite aux  perturbations importantes (catastrophes naturelles), au dérèglement climatique ou à la montée des océans.

Nous pourrions parler plus longuement de la mangrove mais, il faut savoir garder un petit peu en réserve.

J’en terminerais en soulignant que notre archipel est le lieu d’évolution de tous les habitants, mais aussi de tous ceux et celles qui désirent le protéger, en appliquant des principes de vie adéquat et en respectant :

les moyens de protections,

les moyens de valorisation,

Les moyens mise en œuvre concernant l’accès aux publics.

Aujourd’hui, vivre pour son environnement et son littoral c’est vivre pour soi !

 

Céline DELANNAY

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