Environnement Littoral
L'ONF et le conseil régional
tentent de sauver l'îlet Caret
Un îlet né au gré du vent et des
vagues
Situé
dans le Grand-cul-de-sac marin, l'îlet Caret s'est formé par
l'action du vent et des vagues qui ont déplacé le sable et l'ont
amoncelé en un large banc.
C'est en fait la tortue imbriquée , aussi appelée "Caret" la
plus communes de notre archipel qui a donné son nom à l'îlet.
Elle était à une époque très présente dans la baie.
L’îlet Caret est un site d’accueil du public majeur du Grand Cul
de Sac marin, remarquable par la richesse de ses paysages et le
milieu marin qu’il abrite. En effet avec son sable blanc, ses
cocotiers ses eaux turquoises et chaudes, son relatif
éloignement de la côte, l'îlet Caret matérialise le paradis
tropical par excellence.

Un îlet très fréquenté à
préserver
Le caractère isolé mais accessible de l’îlet Caret, attire de
nombreux visiteurs (guadeloupéens, et touristes). C'est une
destination très prisée pour les pique-nique en groupe. Victime
de son succès (156 visiteurs par jour), l'îlet subit de fortes
pressions humaines de part sa fréquentation mais également une
érosion naturelle de part son exposition.
Une volonté de la collectivité
régionale, un savoir-faire de l'ONF pour sauver l'îlet Caret
L'ONF va débuter les travaux à la mi-octobre. Ils sont financés
par le Conseil régional et ont pour objectifs d'équiper l’îlet
pour l’accueil du public et de replanter des espèces locales
pour son maintien face à l’érosion, dans le respect de son
écosystème fragile.
Opérer sur un site naturel très fréquenté à proximité immédiate
du cœur du Parc national de Guadeloupe impose de légitimes
contraintes techniques et des choix de matériaux présentant un
impact minime sur le milieu et garantissant une durabilité de
l’aménagement optimale.
Les axes prioritaires de nos interventions seront :
La
sécurité des usagers pendant les travaux.
La
durabilité des ouvrages par un choix de matériaux et de
techniques appropriées, la garantie de reprise des végétaux
L’intégration des ouvrages dans le milieu avec un souci du
moindre impact environnemental, une prise en compte paysagère,
ainsi qu’une sensibilisation du grand public sur la fragilité du
milieu constitué par l’îlet
Le défi sera de limiter la durée du chantier (une quinzaine de
jours) afin de réduire au maximum les atteintes pouvant être
occasionnées.
Les équipements et travaux prévus sont :
le remplacement des mobiliers bois (table-banc, carbets)
l'installation de barbecues
la plantation et la mise en défens (enclos de régénération) de
certaines zones avec des essences adaptées : catalpas,
raisinniers bord-de-mer, patate-bord-de-mer. La patate
bord-de-mer est encore vigoureuse sur le site (fleurs et gousses
présentes), cependant elle se fait piétiner par le public d’un
côté et, de l’autre, l’érosion marine limite son développement.
Un fascinage de talus au nord est de l’îlet permettrait de
stabiliser son implantation.
Un panneaux d'information rappellera les règles de bonne
conduite sur ce site fragile.
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Mylène VALENTIN |