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Un concept global...
La
Gestion
Intégrée
des
Zones
Côtières
est la traduction française d’un concept qui a émergé il
y a une trentaine d’années aux Etats-Unis avec la mise
en place du Coastal Zone Management Act en 1972, puis
qui s’est affirmé lors du Sommet de la Terre de Rio de
Janeiro en 1992. La gestion intégrée est donc une notion
qui est née dans le contexte de développement durable.

Il s’agit de considérer l’aménagement et
la gestion des mers et des côtes dans un cadre
d’intégration et de concertation. C’est-à-dire de
traiter les enjeux littoraux de manière globale et
interdisciplinaire. D'après le
Club
Sciences de Nantes, la G.I.Z.C. est un « processus
dynamique qui réunit gouvernement et société, science et
décideur, intérêts publics et privés en vue de la
préparation et de l’exécution d’un plan de protection,
de développement et de valorisation des systèmes et
ressources côtières».
...traduit localement
La généralisation de cette approche a
fait l’objet d’une recommandation européenne
(recommandation du Parlement Européen et du Conseil du 3
mai 2003), dont la mise en oeuvre en France a été
décidée par le Comité Interministériel de la Mer du 29
avril 2003.
Un appel à projet2 a été lancé par la
DATAR et le Secrétariat général de la Mer le 11 janvier
2005, en application de la politique de développement et
d’aménagement du littoral décidée par le CIADT du 14
septembre 2004. Cet appel a suscité le dépôt de 49
dossiers de candidature, par des collectivités
territoriales, des acteurs économiques, le Conservatoire
du littoral et des rivages lacustres et des instituts de
recherche. Sur la base des avis formulés par le Comité
national de sélection et sur proposition de Christian
ESTROSI, ministre délégué à l’Aménagement du territoire,
Dominique de VILLEPIN, Premier ministre, a publié le 22
août dernier la liste des 25 dossiers retenus de l'appel
à projets pour un développement équilibré des
territoires littoraux par une gestion intégrée des zones
côtières (GIZC).
Avec l’appui du Secrétariat général de la
mer, la DATAR coordonnera au niveau national le
dispositif d’accompagnement de la mise en oeuvre des
projets, qui bénéficieront d’un soutien technique et
financier, dans le cadre du budget de 1,5 M€ fixé par le
CIADT. Un comité de pilotage et d’animation sera chargé
de faciliter les échanges entre les projets lauréats, de
mutualiser les expériences et d’en diffuser les
résultats et les enseignements. Aux côtés du comité de
pilotage, un comité technique sera chargé du suivi
opérationnel du dispositif, en liaison avec les sites
d’expérimentation.
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