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Sommaire

 - N° 6 - Juillet 2005

Edito

Les Échos du littoral

Les Dossiers du littoral

Du côté :

Carton Rouge

Dernière minute

Archives

 

Le littoral : un espace à visage humain ?

Produire et préserver. L’activité humaine recensée sur le littoral se doit de répondre à ses deux exigences.

Il faut d’une part produire, notamment de l’énergie (cf. article agence) pour répondre aux besoins des activités humaines, sans ébranler voire détruire un espace à l’équilibre fragile (cf. les articles du Parc National et du Conservatoire).

Afin de sensibiliser plus encore nos lecteurs à cette ambivalence présente sur le littoral, nous avons ajouté deux rubriques à notre lettre numérique.

En premier lieu, le carton rouge/carton jaune ; dorénavant, chaque numéro présentera une action qui met –carton rouge- ou peut mettre –carton jaune- en péril l’espace littoral.

En second lieu, l’album photo : chaque numéro offrira au lecteur des images prises sur le littoral, tant pour le plaisir des yeux que pour les besoins de la réflexion.

Le littoral n’est ni une simple matière première ni un sanctuaire : c’est un espace à aménager, à transformer, mais aussi à protéger et à conserver. Produire et préserver…

 

Les Échos du littoral

Marais de Port-Louis : Inauguration des aménagements

Les aménagements réalisés par le Conservatoire du Littoral, en partenariat avec la Municipalité de Port-Louis, ont été inaugurés lors de la fête patronale, le dimanche 10 juillet 2005.

Placée sous la présidence d’honneur du responsable régional du CELRL, la fête avait pour thème: tourisme, identité, citoyenneté. La nature était identifiée comme « la véritable star locale », tandis que caillebotis et mirador étaient présentés comme support de développement durable. Une belle fête en l’occurrence, valorisant notre travail mais surtout le partenariat développé à travers ce chantier, entre le CEL et la mairie, avec ONF et entreprise SOGETRAS, Architecte concepteur, associations (St-Pierre et Grand V La) , contrôleurs sécurité, écologue F. LUREL, Services techniques de la mairie…

 

Inauguration

Caillebotis                                                           Mirador

 
Exercices militaires et protection de la nature font-ils bon ménage ?

Dans le cadre du protocole de suivi des traces de tortues marines, les agents du Parc national surveillent différentes plages en Côte Sous-le-vent. Voilà ce qu’ils découvrent le 30 juin 2005 (voir photos): vous avez bien vu ! Le débarquement d’une colonne d’engins militaires à même la plage, lieu justement ou sont recensées et suivi des pontes de tortues. Pour des raisons évidentes de protection , nous ne publierons pas ici la cartographie des sites de pontes et le lieu précis du débarquement des militaires, puisque toutes ces données sont relevées par GPS.  Les activités humaines sont certes nécessaire, mais doivent-elles se faire au détriment de la nature et de toute la biodiversité dont elle nous honore ?

D’autres questions restent à poser notamment les procédures d’informations : est-ce que l'ONF, le Conservatoire du Littoral, la commune, la gendarmerie, les associations de protection de la faune...ont été prévenus ? Quel impact sur l’écosystème d’un tel déploiement sur le littoral ? etc

png.gcsm@espaces-naturels.fr

 
Déchets : Comparaison entre deux sites de Sainte-Rose

Site n° 1 :plage de Cluny de Sainte-Rose.

Site n° 2 :plage de Petit-Cluny de Sainte-Rose.

Ces deux sites sont visités régulièrement, chaque semaine depuis Pâques.

La plage de Cluny a fait l'objet d'un gros nettoyage en automne et au printemps ; depuis, le passage hebdomadaire suffit à maintenir l'état de propreté du site avec le ramassage d'une moyenne de 35 litres de déchets laissés sur place (essentiellement cannettes, bouteilles plastique, bouteilles en verre et emballages divers).

La plage de Petit-Cluny subit une forte fréquentation due à ses aménagements. Les fêtes pascales ont nécessité un travail important de remise en état, d'autant que les matériels obsolètes étaient "oubliés" (fauteuils et tables plastiques, réfrigérateurs, bâches…). Les conteneurs sont moyennement utilisés et uniquement dans un rayon de proximité immédiate. Une part importante des déchets se retrouve dans des endroits discrets sous la végétation ou abandonnée en tas. En dehors de ces périodes, le nettoyage régulier, l'usage des conteneurs et l'aide de bénévoles ou de quelques usagers au comportement civique permettent le maintien du site dans un état de propreté acceptable.

Le graphique ci-dessus ne comptabilise pas les déchets collectés dans les conteneurs et enlevés par les services de la commune. Ne sont pris en compte que les déchets abandonnés.

Dans l'état actuel et pour ce qui concerne les sites aménagés pour l'accueil du public, la présence de conteneurs n'est pas une solution suffisante (d'autant que leur intégration paysagère et leur salubrité sont négligées) et ne constitue pas une incitation vers un comportement citoyen qui consisterait à ce que chacun prenne en charge ses propres déchets et les achemine vers des centres de collecte adaptés.

Un projet d'implantation de panneaux d'information est en cours, qui va dans ce sens.

png.gcsm@espaces-naturels.fr

 

Les dossiers du littoral

Une station de dépollution de produits pétroliers

Une information, peu précise, est parvenue aux oreilles de Guadeloupe Littoral : une station de traitement de la pollution provoquée par des produits pétroliers serait projetée dans une zone proche du Grand cul de sac.

Nous avons mené l’enquête, celle-ci nous a rapidement conduit à la Mairie de Baie-Mahault.

Le groupe TOTAL projette, en effet, de construire sur le territoire de la commune une station de traitement de terres polluées suite à une pollution dans une station service.

Une enquête publique a été diligentée en mars.

Nous avons pu avoir les éléments du projet tel qu’il a été présenté à la municipalité.

Il s’agit de traiter des terres polluées en créant un outil qui n’existe pas dans la Caraïbe. Selon TOTAL, le projet est innovant. Il est basé sur un processus biologique pour dépolluer les terres souillées par des hydrocarbures ; les terres dépolluées peuvent être utilisées pour la réhabilitation de décharge.

Le principe est le suivant : Dégrader les substances polluantes contenues dans un sol par action de micro-organismes (bactéries, champignons), c’est donc un traitement biologique. Les produits de dégradation finaux sont CO2 et H2O ; des nutriments (paille, azote, phosphore) sont ajoutés pour favoriser l’action des bactéries (l’ajout de bactéries n’est pas forcément nécessaire). Le climat de la Guadeloupe favorisera le traitement. Un système de drainage et de collecte des eaux permet de limiter les rejets dans le milieu naturel ; les odeurs et la dispersion des terres sont maîtrisées. Selon TOTAL, il n’y aurait pas d’impact sur l’environnement.

Ci après, les schémas qui nous ont été communiqués :

Le projet serait implanté sur des parcelles dont TOTAL est propriétaire dans la zone de Bon Goût en bordure droite de la nouvelle route qui relie Baie-Mahault aux Abymes, avant le pont de l’Alliance.

Les personnes avec qui nous avons eu contact, nous ont donné le sentiment que la municipalité n’était pas très favorable à la réalisation de cette station. Ceci ne nous surprend pas. La mangrove n’est pas loin et nous avons eu l’occasion d’apprécier les prises de position du Maire et de son équipe quant à la préservation de cet espace naturel. Il semblerait, en outre, que TOTAL n’ait pas la certitude de rentabiliser son projet. Si, tout de même, suite lui était donnée, nous tâcherions d’en informer nos lecteurs.

Du côté de l'agence des 50 pas géométriques

L'énergie présente sur le littoral

Le littoral examiné sous l’angle de l’énergie, est également un espace stratégique. Il assume à travers le monde, les fonctions de production, de stockage, de transit et d’élimination.

Le littoral guadeloupéen n’échappe pas à cette organisation. Charbon et hydrocarbures transitent par le littoral ou y sont stockés. La production d’énergie éolienne ou géothermique y est présente. Le littoral accueille les rejets de la production énergétique fondée sur les ressources fossiles que ceux-ci proviennent de l’intérieur des terres ou de la mer.

La charge du littoral urbain doit être allégée par des mesures simples de deux types :

  • La réduction de la production énergétique centralisée. Pour ce faire, les documents d’urbanisme doivent prescrire une autonomie énergétique de toute construction à hauteur minimale de 25% (chauffe eau solaire et électricité photovoltaïque obligatoires). Afin d’être neutre pour le consommateur, le surcroît de coût est temporairement assumé par la rétrocession du différentiel EDF Métropole-DOM ainsi qu’une taxe complémentaire sur les produits fossiles (charbon et hydrocarbures).

  • La réduction de la consommation énergétique. Essentiellement dans la construction (bioventilation et de matériaux de construction adaptés) et l’équipement ménager (frigos, machines à laver, climatiseurs, etc..) ou professionnel. Le produit d’une surtaxe élevée (octroi de mer) appliquée aux équipements non agréés en classe A ou basse consommation, abaisse le coût de fabrication ou d’importation des produits aux normes.

Dans de telles conditions, le littoral urbain n’est plus l’adversaire du littoral vert ou agricole. Il en redevient le complément naturel, sans que les avantages évidents d’une civilisation énergisée ne disparaissent.

 

Agence des 50 pas de Guadeloupe

agence@ag50pas-guadeloupe.fr

 

 

Du côté du Conservatoire du littoral de Guadeloupe

Les Marais de Port-Louis, sauvés du pétrole et du charbon, au profit d’un site naturel protégé, ouvert à l’écotourisme et au développement durable !

La préservation des zones humides littorales est essentielle au maintien de la biodiversité. Le rôle physique de la mangrove n’est plus à démontrer, dans la protection des berges, des activités humaines, de la vie des populations…

Et pourtant, cette zone à haute valeur ajoutée a failli disparaître, au profit d’une des activités économiques les plus polluantes qui soit ! Venue d’ailleurs, la Black Diamond Pétroleum (Iles Vierges, 1989) projette d’installer une raffinerie de pétrole et un port en eau profonde à la Pointe d’Antigue, en plein cœur des marais et du Grand Cul de Sac Marin (classé Réserve Naturelle depuis 1987 et désigné site Ramsar en 1993).

Un savant mélange de palétuviers et de forêt sèche, de champs de canne à sucre et de prairies nourricières pour bovins producteurs de viande, d’activités rurales, de terrains de chasse très prisés, de pêche aux crabes, tilapias et autres mulets savoureux, nurseries pour oiseaux de passage ou sédentaires. Plages de sable blanc marié à une eau chaude et turquoise d’une rare transparence, sentiers de promenade et de randonnée rendant accessible un patrimoine d’une richesse et d’une diversité qu’on ne présente plus.

Cet écosystème fragile devait disparaître pour céder la place à une production de 150 000 barils de pétrole par jour, soit 7.5 millions de tonnes par an, avec le risque non négligeable d’une pollution marine du Grand Cul de Sac Marin (2 085 hectares de mer territoriale et 1 622 hectares d’étendues marécageuses littorales).

La détermination de la municipalité, de la population et des associations de défense du patrimoine naturel, a permis la suspension du projet.

Pour pérenniser la protection des marais Nord, le Conservatoire du Littoral, à la demande de la municipalité, a acquis 180 ha de terrains exondés, en continuité de la FDL protégée par l’ONF. Les marais sont aujourd’hui aménagés, offrant un accueil de qualité aux visiteurs. A terme, les zones humides devraient être confiées au CELRL, au même titre que les espaces naturels des 50 PAS géométriques, transmis en gestion dans le cadre de la Loi de 1996. Ainsi,  les Marais Nord sont définitivement sauvés du pétrole !

Les Marais du sud de Port-Louis ont également fait l’objet, en 1999-2000 (10 ans après) d’un projet de Centrale Thermique, entre Pointe Gris-Gris et Ravine de la Vidange. Il n’a pu voir le jour, grâce à la détermination locale renouvelée du maire et des associations. Les marais du sud ainsi que la Réserve Naturelle du Grand Cul de Sac Marin sont sauvés du charbon.

Les Guadeloupéens sont de plus en plus nombreux à exiger la préservation d’un cadre de vie et d’un environnement exceptionnel dont la fragilité n’est plus à démontrer, tout en reconnaissant le bien-fondé du développement économique.

 

Conservatoire de l'espace littoral

et

des rivages lacustres

guadeloupe@conservatoire-du-littoral.fr

 

 

Du côté du Parc National de Guadeloupe

Fragiles et menacées : les sternes

Une dizaine d'espèces de sternes, volatiles marins aussi appelés "mauves" en Guadeloupe, fréquentent le littoral de notre archipel. Mais, nicheuses ou migratrices, toutes sont des animaux fragiles -et parfois menacés- qu'il convient de protéger.

Les sternes sont des oiseaux pêcheurs au corps élancé, proches des mouettes ou des goélands. Leur technique de pêche consiste à plonger dans l’eau d'une hauteur élevée pour transpercer leur proie grâce à leur bec pointu.

Les sternes ont la particularité de nicher à même le sol, ce qui les rend très vulnérables aux prédateurs (rats, mangoustes, chats...), ainsi qu'aux activités humaines.

Crédit photo : "Guide d'identification des oiseaux du Nord" - éd. Broquet, 1987

En Guadeloupe, les principaux sites de nidification connus des Antilles françaises de la Petite Sterne ou Petite Mauve (Sterna antillarum), de la Sterne Pierregarain (Sterna hirundo), et de la Sterne de Dougall (Sterna Dougallii) -toutes deux appelées Mauves blanches- sont les îlets du Grand Cul-de-Sac marin.

Crédit photo : "Guide d'identification des oiseaux du Nord" - éd. Broquet, 1987

Parmi les espèces régulières non nicheuses, on peut observer chez nous la grande Sterne royale (Sterna maxima) présente en couple ou en petits groupes tout au long de l'année. Elle se reconnaît notamment à sa très grande taille (envergure supérieure à un mètre). Des troupes de Sternes caugeck (Sterna sandvicensis) sont également présentes toute l'année.

Crédit photo : "Guide d'identification des oiseaux du Nord" - éd. Broquet, 1987

Un lieu d'observation privilégié

Les conditions d'accueil du littoral guadeloupéen en font un lieu d'observation privilégié. On a déjà ainsi pu y observer la Sterne Hansel (Sterna nilotica), la rarissime Sterne caspienne (Sterna caspia), et la Sterne de Forster (Sterna forsteri).

Au large de Sainte-Rose, l'îlet de la Tête-à-l'Anglais est fréquenté par des colonies de touaous -Sternes fuligineuses (Sterna fuscata) et Sternes bridées (Sternes anaethetus)- et de moines -Noddis bruns (Anous stolidus)- principalement de mai à octobre.

Ces différentes espèces de sternes sont intégralement protégées depuis 1989. Cela n'empêche pas qu'elles subissent certaines menaces par destruction des œufs, par pollution, ou par simple dérangement des sites de nidification. Depuis décembre 1997, un arrêté préfectoral interdit le débarquement et la présence humaine sur le banc de sable du Carénage (Ilet Blanc) au large de Sainte-Rose, en période de ponte, c’est-à-dire du 31 mai au 31 août de chaque année.

Parc National de Guadeloupe

png.gcsm@espaces-naturels.fr

 

 

Du côté de l'Office National des Forêts

Espaces naturels littoraux et facteurs économiques

Le bois, issu des forêts a été la première des sources d’énergies à être utilisée par l’humanité. Aujourd’hui encore et souvent dans les pays les plus pauvres de la planète, c’est la source d’énergie la plus utilisée.

Dans la perspective d’une diminution progressive des stocks d’énergies fossiles (pétrole et gaz) il conviendrait peut-être, comme il est actuellement fait par l’éolien, le solaire ou la géothermie, d’étudier en Guadeloupe les possibilités de l’utilisation du bois-énergie.

LES AVANTAGES DU BOIS-ENERGIE

  1. C’est en premier lieu, lorsque cela est organisé, une énergie renouvelable. En effet, une exploitation raisonnée ne met pas en péril le capital forestier : alternances des récoltes et des plantations.

  2. Son utilisation, dans le cadre précité, est neutre vis-à-vis des gaz à effet serre. Le gaz carbonique dégagé pour la combustion du produit d’une parcelle forestière sera absorbé lors du cycle de régénération de la parcelle (photo-synthèse).

  3. Organiser des plantations forestières pour le bois-énergie participera grandement à l’aménagement du territoire, notamment dans les zones aujourd’hui faiblement boisées (Grande-Terre / Marie-Galante).

LES DIFFICULTES A RESOUDRE

  1. Il faut rapidement convaincre les décideurs. En effet les cycles qui régissent l’exploitation des forêts sont longs. Comme il paraît peu concevable d’exploiter les forêts naturelles de la Basse-Terre (biodiversité exemplaire), il s’agira certainement de réaliser des plantations. Or on rentre alors sur des cycles de 15 à 20 ans environs. Pour une exploitation durable à l’horizon n+20 ans, c’est à l’année n qu’il faut réaliser les premières plantations.

  2. Avant d’effectuer les premières plantations, nous devrons, en fonction de la nature des sols, être sûr des essences retenues (Poirier-Pays, Eucalyptus...).

  3. Enfin, actuellement le bois-énergie est essentiellement converti en énergie thermique (chauffage en métropole par exemple). Or pour la Guadeloupe, il faut optimiser sa conversion en énergie électrique (centrale bagasse – charbon du moule).

Ces quelques considérations montrent bien que la tâche ne sera pas facile mais y réfléchir dès aujourd’hui pourra se révéler gagnant à terme. En effet, a-t-on les moyens de faire abstraction d’une potentielle ressource énergétique renouvelable pour notre futur ?

Office National des Forêts

dr.guadeloupe@onf.fr

 

Du côté de la SAFER

Moyens de transport

Dans nos précédents articles concernant Pointe à Bacchus ou Golconde, nous avons eu l’occasion d’évoquer l’usine Darboussier, la SAFER ayant acheté les deux entités foncières à une des sociétés rattachées à cette sucrerie.

Les Pointois le savent bien (je vous parle d’un temps que les moins de 25 ans ne peuvent pas connaître…), celle qui fut la plus grosse usine de la Guadeloupe a été construite sur le littoral où, petit à petit, elle a été encerclée par l’extension de Pointe à  Pitre.

1980 fut la dernière année où elle a “fumé”, les décideurs de la restructuration industrielle et la réforme foncière qui lui est liée ayant opté pour sa cessation d’activité.

L’usine a su tirer partie de sa position géographique.

Dans l’histoire de l’humanité, les cours d’eau et le littoral ont eu une importance économique prépondérante, longtemps exclusive, en terme de transport. Notre île sucrière n’a pas ignoré ce moyen de transport pour amener les cannes à la sucrerie.

Ci-dessous, une image qui nous vient de la première décennie du 20ème siècle :

 

La scène se passe à Petit-Bourg. Des charrette tirées par des ânes ou des mulets amènent les paquets de cannes qui sont jetés sur un plan incliné et poussés dans des chalands. Un remorqueur viendra chercher ces derniers pour leur faire descendre le cours d’eau –il s’agit probablement de la rivière Lézarde- vers le Petit cul de sac et les tirer en direction de l’usine Darboussier :

 

 

Notons que l’on a également utilisé une barge pour franchir la rivière salée qui sépare la Guadeloupe stricto sensu de la Grande-Terre, la gabarre qui a laissé son nom au pont qui fut construit par la suite.

 

Sur le site de Darboussier on voit encore, mais plus pour très longtemps, quelques vestiges de l’unité sucrière :

 

La municipalité de Pointe-à-Pitre a depuis peu entrepris l’aménagement de ces friches industrielles situées à la sortie Est de la ville.

Ces vestiges du passé ne doivent pas faire oublier que le transport sur l’eau peut rendre de grands services, notamment pour pallier la gêne que cause les embouteillages sur certaine de nos route.

Imaginons des bateaux bus qui desserviraient, par exemple, la zone de Jarry...

 

 

 

Carton rouge

Décharge sauvage : 1500 pneus !

Les contreforts du rivage de la Baie Dupuy, au lieu-dit "Cossolette", sur la commune de Baie-Mahault, se sont récemment transformés en décharge sauvage : plus de 1500 vieux pneus ont été déversés depuis le haut du talus et se sont éparpillés jusque dans la mer peu profonde à cet endroit.

 

A cela se sont ajoutés des déchets divers déposés le long de la piste desservant les champs de canne de la Pointe Saint Vast : carcasses de voitures, encombrants, tôles ou cadavres d'animaux...

Alors que le Conservatoire du Littoral et le Parc national de la Guadeloupe projetait de solutionner ce point noir en concertation avec la mairie, le 25 mai, il était constaté que l'ensemble de ces dépôts avait brûlé, ainsi que la végétation sur une surface de 2000 m², sans que les services du SDIS en soit avisés.

En dehors des impacts environnementaux ou paysagers, ce fait divers illustre parfaitement l'impasse à laquelle la Guadeloupe est confrontée actuellement en matière de gestion et d'élimination des déchets.

 

Parc National de Guadeloupe

png.gcsm@espaces-naturels.fr

 

 

 

Dernière minute

Des guadeloupéens pour le maintien de l'interdiction de la pêche à la Baleine

Malgré le moratoire international sur la chasse à la baleine, 2 137 baleines seront chassées cette année et le gouvernement japonais fait campagne de manière agressive pour la levée de l'interdiction sur la chasse baleinière commerciale (la radio vient de nous informer de la réaction de certains états de la Caraïbe face à la "pression" du Japon).

Greenpeace (information relayée par TERRE D’AVENIR) a organisé une grande manifestation à base de photos contre la levée de cette interdiction. L'idée était que les images de milliers de personnes, soient projetées, à Ulsan, en Corée du Sud, devant les bâtiments où les délégués de centaines de gouvernements se sont réunis pour décider si les baleines devaient vivre ou mourir.

http://whales.greenpeace.org/fr/

Le Comité d’Initiative Guadeloupéen (CIG, organisateur du Forum Social Guadeloupéen) a décidé de participer à cette action en envoyant à Greenpeace l’image (le photographe, jamais sur les photos, est en médaillon) :

et le texte d’accompagnement (qui ne devait pas faire plus de 200 caractères) : << Comité d'Initiative Guadeloupéen : Forum Social Guadeloupéen, 1er FS de la Caraïbe. Tous OK pour envoi photo. Baleines fréquentent notre mer. Un autre monde est possible ... sans tueurs de baleines. >>

 

La lettre d'information Guadeloupe littoral® est un service gratuit réalisé par le Conservatoire du littoral, l’agence des 50  pas géométrique de Guadeloupe, la Safer de Guadeloupe, l’Office National des Forêts et le Parc National de Guadeloupe.

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Pour tout contact : aabdillahi@ag50pas-guadeloupe.fr

 

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