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 - N°3 -Janvier 2005

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Les Échos du littoral

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Le littoral :  rêve ou cauchemar ?

Le tsunami du 26 décembre nous a rappelé qu’au besoin la nature (re)prend tous ses droits sans en référer à quiconque !!

Le littoral, généralement présenté comme lieu de villégiature, est en contrepartie le premier frappé lors de catastrophes naturelles.

Un développement harmonieux, faisant appel aux efforts de tous se révèle nécessaire et surtout urgent : tous les États présents lors de la Réunion internationale sur les petits États insulaires en développement se sont retrouvés sur ce point notamment au travers de la Déclaration de Maurice. Le littoral constitue l’une des premières richesses des petits pays insulaires et seul un développement harmonieux permettra d’en préserver la qualité de vie.

Cette qualité de vie passe par la protection des zones côtières, la prise en compte des activités humaines (notamment agricoles) qui y sont exercées, ou encore la réimplantation d’animaux qui en avaient disparus, comme le lamentin (cf. notre dossier).

Le littoral est un lieu de rêve, et comme tout rêve il mérite que chacun se batte pour lui. Tous les jours.

Bonne lecture.

 

Les Échos du littoral

Création d’une tour d’observation au  Marais de Port Louis

 

Un projet de valorisation et de protection du marais de Port Louis a été lancé depuis quelques années par le Conservatoire du Littoral et la Commune de Port Louis.

 

Il se concrétise aujourd’hui par plusieurs actions en cours de réalisation (caillebotis, sentier, etc.).  Parmi elles, figurent la création d’une tour d’observation à la Pointe des Mangles.

Cette tour est aujourd’hui presque terminée et les visiteurs pourront en profiter dès le début de l’année 2005.

Cet aménagement est une première en Guadeloupe. Il a nécessité la collaboration de divers partenaires (architecte, entreprises, ingénieur du bois, etc.) et la mise en place de moyens  techniques performants.

Cette tour va permettre aux visiteurs de dominer la canopée de la mangrove et de découvrir cet écosystème unique, souvent difficile d’accès,  sous une nouvelle dimension.

Il sera beaucoup plus aisé d’observer la faune de ce milieu (oiseaux, etc.), sans la déranger, et le promeneur néophyte pourra facilement découvrir les richesses naturelles et la beauté du site.

Partant du principe que l’on respecte mieux ce que l’on connaît, cet aménagement, qui se veut au profit des guadeloupéens et des personnes de passage, a pour objectif de faire découvrir à un maximum de personnes la diversité guadeloupéenne, dans l’espoir qu’elle conduise chacun d’entre nous au respect de notre environnement.

Conservatoire de l'espace littoral

et

des rivages lacustres

guadeloupe@conservatoire-du-littoral.fr

 

Zone de Texte: Photo : ONF

   

Les dossiers du littoral

De la réintroduction du Lamantin, Ou Manman Dlo et le lamantin dans la culture guadeloupéenne et créole.

Au début de la colonisation européenne, le lamantin était abondant en Guadeloupe.

Le père du Tertre écrivait en 1667 : « Comme la mer est extrêmement paisible dans ces deux Culs-de-sac et que la mer n’y est pas profonde, on ne saurait croire combien de lamantins, de  tortues et tous les autres poissons se plaisent autour de ces îlets ».

Malheureusement pour lui, le lamantin possède une chair excellente, et rapidement l’exploitation et bientôt la surexploitation dont il était l’objet ont très vite entraîné son déclin.

Le lamantin a cependant disparu de Guadeloupe depuis moins d’un siècle, c’était hier. Il n’est donc pas étonnant que l’éventualité d’une réintroduction ait été évoquée à différentes reprises. La commune du Lamentin doit son nom à l’animal et c’est d’elle que sont venues les voix les plus insistantes.

Suite à une étude diligentée par la DIREN, il nous est permis d’affirmer que l’environnement de l’archipel Guadeloupe est encore suffisamment accueillant pour le lamantin et que les chances de succès paraissent tout à fait raisonnables à condition que certaines activités humaines prennent en considération la présence de ce gros animal dans notre environnement aquatique.

Son retour en Guadeloupe doit constituer un véritable challenge qui prendrait en compte la fragilité des milieux et des ressources naturelles, en insistant sur l’intérêt d’agir à temps pour la conservation de ces ressources.

Le lamantin attire naturellement la sympathie. Sa cote de popularité est très élevée dans la population guadeloupéenne, qui adhère pleinement à l’idée de son retour en Guadeloupe. Cependant tout le monde est conscient de la nécessité et de l’intérêt d’un travail préalable de sensibilisation et d’information. L’intérêt pédagogique du retour du lamantin est aussi important que son intérêt écologique.

De fait, pour la réussite d’une réintroduction, la meilleure des conditions serait une appropriation du retour du lamantin par les Guadeloupéens, au moins par ceux qui seraient le plus concernés (pêcheurs et autres utilisateurs du milieu marin…).

Malgré sa disparition de nos eaux, le lamantin est présent dans la culture guadeloupéenne, à travers contes, romans et poésie, pièces de théâtre, où l’on trouve le personnage de Maman Dlo (LETI, CADORE, CONFIANT, CHAMOISEAU, CONDE, SCHWARTZBARTH, Guy PARA, T. LEOTIN)

Et même dans une expression populaire : « Ou laché chivé a-w kon manman dlo » (Benzo, 1994) « Tu a lâché tes cheveux comme une manman dlo »

La survivance du lamantin dans la culture créole constitue une opportunité de choix pour faciliter cette appropriation, pour orienter et rendre plus efficaces les campagnes de sensibilisation et d’information sur le sujet.

Dans tous les cas, le premier contact avec le lamantin peut se faire sous une forme ludique, propre à retenir l’attention du public, à stimuler l’imaginaire et à créer un sentiment favorable à l’animal. Il devient alors possible d’aborder dans des bonnes conditions de réceptivité des thèmes moins attrayants mais absolument indispensables comme la biologie du lamantin ou la protection des milieux.

Le concept “développement durable” est au cœur de la réflexion à mener et de l’information qui en découlera, pour une parfaite intégration de la protection de l’environnement dans les activités actuelles ou à venir. Car le travail de préparation du retour du lamantin a besoin de s’inscrire dans la durée.

Le lamantin pourrait assez facilement devenir une espèce emblématique et susciter des engouements. Il n’est certes pas nécessaire d’agir dans l’urgence mais il est nécessaire d’agir dans la continuité.

« D’après un proverbe africain rapporté par Ludwig (1994) “Lorsque la mémoire va ramasser du bois mort, elle rapporte le fagot qui lui plait”. La mémoire collective a retenu le personnage de Manman Dlo, la jolie sirène aux pouvoirs magiques. Pour faire le lien avec le lamantin et annoncer son retour, la mémoire collective pourrait à nouveau faire preuve de sélectivité en retenant en priorité parmi les éléments disponibles ceux qui sont le plus valorisant, ceux qui sont porteurs d’espoir ou qui incitent au respect de la mer et des milieux aquatiques. »

Dans le cours de ce travail il nous a été agréable de découvrir des initiatives spontanées mettant en valeur le lamantin ou Manman Dlo. Ces initiatives ne sont généralement pas orientées vers le retour du lamantin mais elles peuvent y concourir. Elles méritent d’être citées :

« Le dossier lamantin » du collège de Baillif

« Manman Dlo », le spectacle chanté de Swanah Desvarieux

« La Mer et Manman Dlo » : scènettes de l’école Théodore Joseph de Boisripaux

Le jardin “Manman Dlo” à Goyaves, de  Berthelot Christiane, propriétaire et animatrice

L’émission « Manman Dlo » : réalisation de Tauzia Muriel, Journaliste à RFO

Des étincelles se produisent donc ça et là qui contribuent à faire connaître le lamantin ou Manman Dlo. Le lien avec la conservation de la nature est généralement fait. Il y a donc une certaine sensibilisation du public touché.

La silhouette du lamantin, son air placide et inoffensif lui valent spontanément un capital de sympathie. Annoncé par la belle sirène Manman Dlo aux pouvoirs magiques ou bien par le personnage de ‘Compè Lamantin qui a débarrassé les Antilles de Compè Tig’, ce capital de sympathie devrait logiquement se renforcer. Suffisamment pour capter l’attention de divers auditoires et aborder dans un état d’esprit favorable les problèmes à résoudre pour réussir son retour.

Sans être les seules, l’amélioration et le maintien de la qualité des milieux dans les deux Culs-de-sac marins sont des conditions essentielles pour le retour du lamantin, comme elles le sont pour la survie d’autres espèces ou bien pour le maintien d’activités humaines importantes comme la pêche. Pour ceci, le lamantin peut être son propre porte-parole. Avec sa forte stature et sa bonne bouille, il pourrait facilement devenir un animal emblématique et le porte-parole d’autres espèces menacées.

Mais, pour que le lamantin devienne un porte-parole du respect des milieux marins, il faut bien sûr qu’on lui donne la parole, que s’exprime une volonté d’en faire un ambassadeur de la conservation et de la gestion des milieux marins, que cette volonté se traduise par un programme d’actions et des moyens pour le faire.

L’objectif final de la Réserve Naturelle du Grand Cul-de-Sac Marin est la réintroduction du lamantin (Trichechus manatus), disparu à cause d’une chasse à outrance !

Cuba compte des populations relativement importantes et stables (présentes dans des aires protégées marines) de lamantins au large de ses côtes occidentales et pourrait fournir quelques individus pour la réintroduction et surtout accompagner le Parc National de Guadeloupe dans les différentes étapes de la réintroduction. Techniquement la réintroduction est possible, quitte à améliorer et pérenniser la qualité de notre environnement. Le challenge est lancé, Manman Dlo étant la locomotive, le fil rouge qui nous permettra d’atteindre nos objectifs.

Conservatoire de l'espace littoral

et

des rivages lacustres

guadeloupe@conservatoire-du-littoral.fr

 

Du côté de l'agence des 50 pas géométriques

Le littoral : un espace de vie ?

Nous pourrions presque présenter le quartier de Saint-Sauveur (Capesterre Belle-Eau) sur une chanson de  Jean-Jacques Goldman. Dans ce quartier où vivent plus de 400 personnes, il y a une chapelle, quelques activités marchandes, une école primaire, des fleurs, la mer…, la vie en somme.

Cadre idyllique diriez-vous ? Oui mais…

Constitué comme tant d’autres au fil des ans, le quartier nécessite aujourd’hui quelques aménagements comme l’amélioration de l’éclairage public, des réseaux d’eaux usées…

Dans cette optique, l’Agence a confié à un cabinet d’études la charge de réaliser un projet d’urbanisme qui sera soumis à l’approbation de la commune. Ce projet qui prendra en considération toutes les contraintes (économiques, circulation, éléments naturels) recensées sur le secteur viendra conclure une série d’enquêtes lancées pour mieux connaître l’état des sols, des bâtiments, des réseaux, ses risques… 

Les risques, justement. Parlons-en ! Les résidents de Saint-Sauveur y sont confrontés de manière quotidienne, coincés notamment entre l’écoulement des eaux pluviales et l’érosion des côtes. Le cataclysme asiatique rappelle qu’il est nécessaire de prendre précautions et dispositions afin que le lieu d’habitation ne se transforme pas à la première catastrophe en lieu de deuil…

Vivre aux abords du littoral présente il est vrai, d’indéniables avantages : respirer l’air marin, avoir l’impression de rester en contact avec la nature, etc. Cet espace fragile, riche par sa diversité mérite néanmoins toute notre attention. Y résider implique, tel un pacte tacite avec Dame Nature, de respecter certaines règles au nombre desquelles peuvent être citées le nettoyage des côtes, la consolidation des récifs coralliens, la prise en compte des éléments naturels, l’entretien des divers réseaux d’évacuation des eaux usées et pluviales, un système de destruction des déchets, etc.

Alors ? Le littoral constitue t-il un cadre de vie idyllique ? Oui, mais….

 

Agence des 50 pas de Guadeloupe

agence@ag50pas-guadeloupe.fr

 

 

Du côté du Conservatoire du littoral de Guadeloupe

Le Conservatoire du Littoral, acteur de la préservation de notre qualité de vie :

L’exemple de la Réserve Naturelle des Îlets de la  Petite Terre

A dix kilomètres à l’est de la Pointe des châteaux, à 8 m au dessus du niveau de la mer, se dessinent deux silhouettes planes : les îlets de Petite Terre.

Situés sur le territoire communal de la Désirade, ces deux îlets présentent un intérêt écologique fort. L’originalité de la réserve vient de sa diversité biologique remarquable provenant de la juxtaposition de milieux très différents tant terrestres que marins. Les milieux les plus caractéristiques sont, pour la partie terrestre, les plages sableuses, les fourrés xérophytiques des reliefs calcaires, la forêt à gaïac et poirier, les salines avec leur mangrove et pour la partie marine, le lagon, les herbiers de phanérogames marines et les formations coralliennes.

Photo Franck Mazeas

Photo Levesque

Face aux diverses atteintes subies – chasse, braconnage, coupe de bois et une fréquentation touristique croissante.- le Conservatoire a entamé des discussions, dès la fin des années 80, pour acquérir le site. En 1991, après des pourparlers avec les propriétaires privés, le Conservatoire est devenu propriétaire de 80 ha de Petite Terre, soit plus de la moitié de la surface terrestre totale, l’autre partie étant déjà classée en Forêt Domaniale du Littoral.

Petite Terre bénéficiait enfin d’un moyen de protection sûr, celui de la maîtrise foncière. Restait à gérer le site.

Pour ce, le Conservatoire et l’ONF ont mis en place un partenariat et ce dernier est aujourd’hui chargé de mettre en place une gestion durable du site intégrant la préservation des écosystèmes et le maintien d’activités locales adaptées (pêche, tourisme, etc.).

 En 1998, 7 ans après les premières acquisitions du Conservatoire, les deux îlets de Petite Terre ont été classés en Réserve Naturelle (148 ha de surface terrestre et 842 ha de fonds marins).

Ce statut permet aujourd’hui de disposer de milieux exceptionnels : récifs coralliens, herbiers de phanérogames marines sources de nourriture et d’abris pour de nombreuses espèces, dernière population naturelle de Gaïc, espèce d’arbre endémique de Guadeloupe, etc. De nombreuses espèces se sont réappropriées le site depuis la protection des îlets : un groupe de 8 à 12 Grands dauphins est régulièrement observé aux abords des îlets. La zone constitue également l’un des sites majeurs de nidification de la tortue verte et de la tortue imbriquée respectivement considérées « en danger d’extinction » et « en danger critique d’extinction ».

Enfin, l’île abrite 8 à 10 000 iguanes délicats (espèce endémique des petites Antilles) soit plus du quart de la population mondiale !

C’est donc l’ensemble des écosystèmes et des espèces présentes à Petite Terre, souvent uniques, qui est aujourd’hui protégé.

Au delà de la protection de la nature, ces zones permettent à chacun d’entre nous de découvrir un environnement guadeloupéen préservé et ainsi, de mieux le connaître, dans l’espoir que cette diversité du vivant, garant d’une qualité de vie pour l’Homme, sensibilise le visiteur et l’entraîne à un meilleur respect de son environnement. Pour enfin passer du stade de simple consommateur à celui de véritable écocitoyen, avec ses droits et ses devoirs. Cela tant pour son bien être personnel que celui de ses enfants, car n’oublions pas que « nous ne léguons pas la Terre à nos enfants, mais que ce sont eux qui nous la prêtent »…

 

Conservatoire de l'espace littoral

et

des rivages lacustres

guadeloupe@conservatoire-du-littoral.fr

 

 

Du côté du Parc National de Guadeloupe

L’îlet-à-Fajou : Objet de toutes les attentions

L’Ilet-à-Fajou, joyau de la Réserve Naturelle du Grand Cul-de-Sac marin, et objet de toutes les attentions des scientifiques et des agents chargés de sa protection, se trouve régulièrement souillé par toutes sortes de détritus apportés par la mer : bouteilles en plastique, boîtes de sodas, vieilles chaussures, vieux matelas, pièces d’appareils électroménagers… La plus grande partie de ces immondices sont portés là par les courants depuis les côtes de la baie du Grand Cul-de-Sac.

C’est pour que Fajou ne se transforme pas peu à peu en une véritable décharge sauvage qu’une fois par an, en partenariat avec l’Association « Gran-V-la », le Parc National de la Guadeloupe organise depuis quelques années une grande opération de nettoyage de l’îlet, à laquelle tous les volontaires soucieux de contribuer à la préservation de notre environnement sont invités à participer.

Munis de bottes et de gants, une centaine de bénévoles se rassemblent sur une des plages de l’îlet et, durant une matinée, ratissent taillis et fourrés pour remplir des dizaines de sacs-poubelles. Chaque année, près d’une tonne d’ordures est ainsi collectée. Une véritable opération de sauvegarde du patrimoine naturel qui mériterait d’être imitée partout le long du littoral guadeloupéen…

La prochaine édition de cette opération désormais traditionnelle devrait avoir lieu au mois de mai prochain. Ces différents milieux, étroitement imbriqués, et en partie liés par la circulation et le déplacement des masses d’eau douce, saumâtres, ou salées, ont des fonctionnements complémentaires.

Parc National de Guadeloupe

png.gcsm@espaces-naturels.fr

 

 

 

Du côté de l'Office National des Forêts

QUID  DE  L’ENTRETIEN DU  LITTORAL  NATUREL  GUADELOUPÉEN

Les intérêts des espaces naturels de bord de mer sont multiples :

* Intérêts écologiques : biodiversité, protection des rivages, prévention de l’érosion terrestre vers la mer...

* Intérêts paysagers : falaises, plages, forêts xérophiles, mangroves...

* Intérêts sociaux et économiques : accueil du public, support d’activités nautiques, image de marque de l’archipel...

L’Office National des Forêts Guadeloupe, à travers l’exercice de ses missions, a su conserver la Forêt Domaniale du Littoral (F.D.L.) dans son état naturel.

Sur les 1 500 ha de F.D.L., moins de 1 % de sa superficie fait l’objet d’occupations illicites et dans la plupart de ces cas des condamnations judiciaires ont été obtenues.

Par contre l’O.N.F. Guadeloupe ne dispose pas (et cela ne figure pas non plus dans les prérogatives que lui a confié l’État) des moyens financiers nécessaires à l’entretien courant de ces espaces, notamment en ce qui concerne la propreté.

Or ce défaut d’entretien ne peut que nuire aux intérêts qu’ils apportent et qu’ils devraient apporter.

Un littoral entretenu bénéficie d’une part à la population locale (accueil du public) et d’autre part à l’économie locale (emploi et tourisme). Les travaux d’entretien ne pouvant prétendre à des aides de l’État ou de l’Europe, la clef de ce problème est entre les mains des Collectivités Locales.

Le Conseil Général de la Guadeloupe, responsable du Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (P.D.I.P.R.) finance l’entretien courant des traces notamment ceux du littoral et le Conseil Régional a engagé une réflexion sur la gestion des plages. On ne peut donc qu’encourager ces démarches et souhaiter leur développement.

L’O.N.F. pour sa part dispose des moyens humains notamment avec ses équipes d’ouvriers forestiers pour mener à bien cette tâche.

Office National des Forêts

dr.guadeloupe@onf.fr

 

Du côté de la SAFER

Pointe à Bacchus : Le volet agricole (suite du précédent numéro)

Sur le plateau qui a conservé sa vocation agricole, on compte 58 lots occupés par 42 agriculteurs pour une surface totale de 36 hectares.

La surface des lots varie entre 800 m² et 3,5 ha.

Une fois le travail de délimitation des parcelles de l’ancien colonage réalisé en tandem entre l’ONF et la SAFER, nous avons, à plusieurs reprises, réuni, toujours à la mairie et en présence du maire ou de l’un de ses adjoints, les divers occupants pour leur expliquer la nature du contrat qu’ils devront signer s’ils souhaitent rester sur leur lot.

Comme toujours, quand il y a des changements, et surtout quand certaines attentes ne sont pas satisfaites (en l’occurrence, acquisition du lot par les particuliers), nous avons quelques récalcitrants mais dans l’ensemble le processus, bien expliqué, a une suite positive.

Les agriculteurs continuent leur exploitation.

Lors de notre dernier état des lieux nous avions l’état cultural suivant :

Mais ce qui nous satisfait particulièrement est que les agriculteurs qui sont les artisans du paysage constatent, contrairement aux inquiétudes régulièrement formulées lors des réunions d’explication, que l’arrivée du public sur le site ne leur est pas du tout préjudiciable, bien au contraire. En particulier, les partenaires de ce projet ont pour objectif de valoriser le plus possible l’activité agricole du site (notamment les lots jardins, où sont plantées des herbes aromatiques, médicinales, etc.) aux yeux des sportifs qui utilisent les parcours installés par l’ONF, des scolaires en découvertes pédagogiques et, plus généralement, aux yeux des citadins qui viennent s’y ressourcer.

SAFER DE GUADELOUPE

ganot.d.technique@safer-guadeloupe.com

 

 

Dernière minute

Environnement - Cadre de vie  - Dépêche : Asie 

Asie : le WWF appelle à une reconstruction "verte" des littoraux dévastés

Un meilleur développement du littoral aurait pu limiter l'impact des tsunamis dévastateurs de l'Océan indien, a indiqué lundi l'organisation écologiste WWF, qui appelle à une reconstruction "verte" des littoraux dévastés.
"Des écosystèmes sains peuvent sauver des vies", a souligné Isabelle Louis, directrice du WWF pour la région Asie-Pacifique.
"Les lieux qui possédaient des récifs de corail et des mangroves intacts, qui agissent comme pare-chocs naturels, ont été moins lourdement atteints par le tsunami que ceux où les récifs et mangroves avaient été arrachés et remplacés par des fermes à crevettes et des hôtels de front de mer mal planifiés, a-t-elle ajouté dans un communiqué.
Pour la reconstruction, le WWF préconise une planification du littoral tenant compte des critères environnementaux, en excluant par exemple les constructions à l'intérieur d'une zone de sécurité délimitée par le niveau de la marée haute.
Le WWF recommande de miser sur "les mécanismes de défense naturelle" en s'assurant que les récifs de corail, mangroves, marécages et forêts, qui amortissent l'impact des vagues géantes, soient restaurés ou protégés.

Cet appel survient alors que s'ouvre lundi aux Iles Maurices, une conférence des Nations unies sur les petites îles, qui inclut les Maldives, l'un des pays touchés par la catastrophe de l'Océan indien.
Les dommages créés par le tsunami auraient pu être pires encore aux Maldives si les efforts du gouvernement en matière de protection des récifs de corail qui protègent les îles "n'avaient pas été aussi assidus", selon le WWF.
Le gouvernement du Sri Lanka a indiqué la semaine passée qu'il édicterait des lois strictes en matière de reconstruction de son littoral pour éviter des catastrophes futures.
Ces mesures inclueront une interdiction de construire de nouveaux hôtels touristiques sur le front de mer. Il s'agit aussi de mettre un frein à la construction de cabanes et d'habitations qui avaient poussé comme des champignons sur les plages de palmiers, ont souligné des responsables.
Le WWF a également appelé à libérer une aide d'urgence pour reconstruire les petites pêcheries locales.
Des bateaux de pêche industriels pourraient pénétrer dans les eaux régionales, épuiser les stocks de poissons et compromettre la survie économique des populations affectées par le raz-de-marée, a averti l'organisation.

(10/01/2005)

 

 

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