Le tsunami du 26 décembre nous a rappelé
qu’au besoin la nature (re)prend tous ses droits sans en référer à
quiconque !!
Le littoral, généralement présenté comme
lieu de villégiature, est en contrepartie le premier frappé lors de
catastrophes naturelles.
Un
développement harmonieux, faisant appel aux efforts de tous se révèle
nécessaire et surtout urgent : tous les États présents lors de la
Réunion internationale sur les petits États insulaires en développement
se sont retrouvés sur ce point notamment au travers de la
Déclaration de Maurice. Le littoral constitue l’une des premières
richesses des petits pays insulaires et seul un développement harmonieux
permettra d’en préserver la qualité de vie.
Cette qualité de vie passe par la
protection des zones côtières, la prise en compte des activités humaines
(notamment agricoles) qui y sont exercées, ou encore la réimplantation
d’animaux qui en avaient disparus, comme le lamentin (cf. notre
dossier).
Le littoral
est un lieu de rêve, et comme
tout rêve il mérite que chacun se batte pour lui. Tous les jours.
Bonne lecture.
Les
Échos du littoral
Création d’une tour d’observation au Marais de Port Louis
Un projet de
valorisation et de protection du marais de Port Louis a été
lancé depuis quelques années par le Conservatoire du Littoral et
la Commune de Port Louis.
Il se concrétise
aujourd’hui par plusieurs actions en cours de réalisation (caillebotis,
sentier, etc.). Parmi elles, figurent la création d’une tour
d’observation à la Pointe des Mangles.
Cette tour est aujourd’hui
presque terminée et les visiteurs pourront en profiter dès le début de
l’année 2005.
Cet aménagement est une
première en Guadeloupe. Il a nécessité la collaboration de divers
partenaires (architecte, entreprises, ingénieur du bois, etc.) et la
mise en place de moyens techniques performants.
Cette tour va permettre
aux visiteurs de dominer la canopée de la mangrove et de découvrir cet
écosystème unique, souvent difficile d’accès, sous une nouvelle
dimension.
Il sera beaucoup plus aisé
d’observer la faune de ce milieu (oiseaux, etc.), sans la déranger, et
le promeneur néophyte pourra facilement découvrir les richesses
naturelles et la beauté du site.
Partant du principe
que l’on respecte mieux ce que l’on connaît, cet aménagement, qui se
veut au profit des guadeloupéens et des personnes de passage, a pour
objectif de faire découvrir à un maximum de personnes la diversité
guadeloupéenne, dans l’espoir qu’elle conduise chacun d’entre nous au
respect de notre environnement.
De la réintroduction du
Lamantin, Ou Manman Dlo et le lamantin dans la culture guadeloupéenne et
créole.
Au début de la
colonisation européenne, le lamantin était abondant en Guadeloupe.
Le
père du Tertre écrivait en 1667 : « Comme la mer est extrêmement
paisible dans ces deux Culs-de-sac et que la mer n’y est pas
profonde, on ne saurait croire combien de lamantins, de tortues et
tous les autres poissons se plaisent autour de ces îlets ».
Malheureusement pour
lui, le lamantin possède une chair excellente, et rapidement
l’exploitation et bientôt la surexploitation dont il était l’objet
ont très vite entraîné son déclin.
Le lamantin a
cependant disparu de Guadeloupe depuis moins d’un siècle, c’était
hier. Il n’est donc pas étonnant que l’éventualité d’une
réintroduction ait été évoquée à différentes reprises. La commune du
Lamentin doit son nom à l’animal et c’est d’elle que sont venues les
voix les plus insistantes.
Suite à une étude
diligentée par la DIREN, il nous est permis d’affirmer que
l’environnement de l’archipel Guadeloupe est encore suffisamment
accueillant pour le lamantin et que les chances de succès paraissent
tout à fait raisonnables à condition que certaines activités
humaines prennent en considération la présence de ce gros animal
dans notre environnement aquatique.
Son retour en
Guadeloupe doit constituer un véritable challenge qui prendrait en
compte la fragilité des milieux et des ressources naturelles, en
insistant sur l’intérêt d’agir à temps pour la conservation de ces
ressources.
Le lamantin attire
naturellement la sympathie. Sa cote de popularité est très élevée
dans la population guadeloupéenne, qui adhère pleinement à l’idée de
son retour en Guadeloupe. Cependant tout le monde est conscient de
la nécessité et de l’intérêt d’un travail préalable de
sensibilisation et d’information. L’intérêt pédagogique du retour du
lamantin est aussi important que son intérêt écologique.
De fait, pour la
réussite d’une réintroduction, la meilleure des conditions serait
une appropriation du retour du lamantin par les Guadeloupéens, au
moins par ceux qui seraient le plus concernés (pêcheurs et autres
utilisateurs du milieu marin…).
Malgré sa disparition
de nos eaux, le lamantin est présent dans la culture guadeloupéenne,
à travers contes, romans et poésie, pièces de théâtre, où l’on
trouve le personnage de Maman Dlo (LETI, CADORE, CONFIANT,
CHAMOISEAU, CONDE, SCHWARTZBARTH, Guy PARA, T. LEOTIN)
Et même dans une
expression populaire : « Ou laché chivé a-w kon manman dlo » (Benzo,
1994) « Tu a lâché tes cheveux comme une manman dlo »
La survivance du
lamantin dans la culture créole constitue une opportunité de choix
pour faciliter cette appropriation, pour orienter et rendre plus
efficaces les campagnes de sensibilisation et d’information sur le
sujet.
Dans tous les cas, le
premier contact avec le lamantin peut se faire sous une forme
ludique, propre à retenir l’attention du public, à stimuler
l’imaginaire et à créer un sentiment favorable à l’animal. Il
devient alors possible d’aborder dans des bonnes conditions de
réceptivité des thèmes moins attrayants mais absolument
indispensables comme la biologie du lamantin ou la protection des
milieux.
Le concept
“développement durable” est au cœur de la réflexion à mener et de
l’information qui en découlera, pour une parfaite intégration de la
protection de l’environnement dans les activités actuelles ou à
venir. Car le travail de préparation du retour du lamantin a besoin
de s’inscrire dans la durée.
Le lamantin pourrait
assez facilement devenir une espèce emblématique et susciter des
engouements. Il n’est certes pas nécessaire d’agir dans l’urgence
mais il est nécessaire d’agir dans la continuité.
« D’après un proverbe
africain rapporté par Ludwig (1994) “Lorsque la mémoire va ramasser
du bois mort, elle rapporte le fagot qui lui plait”. La mémoire
collective a retenu le personnage de Manman Dlo, la jolie sirène aux
pouvoirs magiques. Pour faire le lien avec le lamantin et annoncer
son retour, la mémoire collective pourrait à nouveau faire preuve de
sélectivité en retenant en priorité parmi les éléments disponibles
ceux qui sont le plus valorisant, ceux qui sont porteurs d’espoir ou
qui incitent au respect de la mer et des milieux aquatiques. »
Dans le cours de ce
travail il nous a été agréable de découvrir des initiatives
spontanées mettant en valeur le lamantin ou Manman Dlo. Ces
initiatives ne sont généralement pas orientées vers le retour du
lamantin mais elles peuvent y concourir. Elles méritent d’être
citées :
« Le dossier
lamantin » du collège de Baillif
« Manman Dlo », le
spectacle chanté de Swanah Desvarieux
« La Mer et Manman Dlo » :
scènettes de l’école Théodore Joseph de Boisripaux
Le jardin “Manman Dlo”
à Goyaves, de Berthelot Christiane, propriétaire et animatrice
L’émission « Manman
Dlo » : réalisation de Tauzia Muriel, Journaliste à RFO
Des étincelles se
produisent donc ça et là qui contribuent à faire connaître le
lamantin ou Manman Dlo. Le lien avec la conservation de la nature
est généralement fait. Il y a donc une certaine sensibilisation du
public touché.
La silhouette du
lamantin, son air placide et inoffensif lui valent spontanément un
capital de sympathie. Annoncé par la belle sirène Manman Dlo aux
pouvoirs magiques ou bien par le personnage de ‘Compè Lamantin qui a
débarrassé les Antilles de Compè Tig’, ce capital de sympathie
devrait logiquement se renforcer. Suffisamment pour capter
l’attention de divers auditoires et aborder dans un état d’esprit
favorable les problèmes à résoudre pour réussir son retour.
Sans être les seules,
l’amélioration et le maintien de la qualité des milieux dans les
deux Culs-de-sac marins sont des conditions essentielles pour le
retour du lamantin, comme elles le sont pour la survie d’autres
espèces ou bien pour le maintien d’activités humaines importantes
comme la pêche. Pour ceci, le lamantin peut être son propre
porte-parole. Avec sa forte stature et sa bonne bouille, il pourrait
facilement devenir un animal emblématique et le porte-parole
d’autres espèces menacées.
Mais, pour que le
lamantin devienne un porte-parole du respect des milieux marins, il
faut bien sûr qu’on lui donne la parole, que s’exprime une volonté
d’en faire un ambassadeur de la conservation et de la gestion des
milieux marins, que cette volonté se traduise par un programme
d’actions et des moyens pour le faire.
L’objectif final de la
Réserve Naturelle du Grand Cul-de-Sac Marin est la réintroduction du
lamantin (Trichechus manatus), disparu à cause d’une chasse à
outrance !
Cuba compte des
populations relativement importantes et stables (présentes dans des
aires protégées marines) de lamantins au large de ses côtes
occidentales et pourrait fournir quelques individus pour la
réintroduction et surtout accompagner le Parc National de Guadeloupe
dans les différentes étapes de la réintroduction. Techniquement la
réintroduction est possible, quitte à améliorer et pérenniser la
qualité de notre environnement. Le challenge est lancé, Manman Dlo
étant la locomotive, le fil rouge qui nous permettra d’atteindre nos
objectifs.
Nous
pourrions presque présenter le quartier de Saint-Sauveur (Capesterre
Belle-Eau) sur une chanson de Jean-Jacques Goldman. Dans ce
quartier où vivent plus de 400 personnes, il y a une chapelle,
quelques activités marchandes, une école primaire, des fleurs, la
mer…, la vie en somme.
Cadre idyllique diriez-vous ?
Oui mais…
Constitué comme tant d’autres
au fil des ans, le quartier nécessite aujourd’hui quelques
aménagements comme l’amélioration de l’éclairage public, des réseaux
d’eaux usées…
Dans cette optique, l’Agence a
confié à un cabinet d’études la charge de réaliser un projet
d’urbanisme qui sera soumis à l’approbation de la commune. Ce projet
qui prendra en considération toutes les contraintes (économiques,
circulation, éléments naturels) recensées sur le secteur viendra
conclure une série d’enquêtes lancées pour mieux connaître l’état
des sols, des bâtiments, des réseaux, ses risques…
Les risques, justement.
Parlons-en ! Les résidents de Saint-Sauveur y sont confrontés de
manière quotidienne, coincés notamment entre l’écoulement des eaux
pluviales et l’érosion des côtes. Le cataclysme asiatique rappelle
qu’il est nécessaire de prendre précautions et dispositions afin que
le lieu d’habitation ne se transforme pas à la première catastrophe
en lieu de deuil…
Vivre aux abords du littoral
présente il est vrai, d’indéniables avantages : respirer l’air
marin, avoir l’impression de rester en contact avec la nature, etc.
Cet espace fragile, riche par sa diversité mérite néanmoins toute
notre attention. Y résider implique, tel un pacte tacite avec Dame
Nature, de respecter certaines règles au nombre desquelles peuvent
être citées le nettoyage des côtes, la consolidation des récifs
coralliens, la prise en compte des éléments naturels, l’entretien
des divers réseaux d’évacuation des eaux usées et pluviales, un
système de destruction des déchets, etc.
Alors ? Le littoral constitue
t-il un cadre de vie idyllique ? Oui, mais….
Du
côté du Conservatoire du littoral de Guadeloupe
Le Conservatoire du
Littoral, acteur de la préservation de notre qualité de vie :
L’exemple de la Réserve
Naturelle des Îlets de la Petite Terre
A
dix kilomètres à l’est de la Pointe des châteaux, à 8 m au dessus du
niveau de la mer, se dessinent deux silhouettes planes : les îlets de
Petite Terre.
Situés sur le territoire
communal de la Désirade, ces deux îlets présentent un intérêt écologique
fort. L’originalité de la réserve vient de sa diversité biologique
remarquable provenant de la juxtaposition de milieux très différents
tant terrestres que marins. Les milieux les plus caractéristiques sont,
pour la partie terrestre, les plages sableuses, les fourrés
xérophytiques des reliefs calcaires, la forêt à gaïac et poirier, les
salines avec leur mangrove et pour la partie marine, le lagon, les
herbiers de phanérogames marines et les formations coralliennes.
Photo Franck Mazeas
Photo
Levesque
Face aux diverses atteintes
subies – chasse, braconnage, coupe de bois et une fréquentation
touristique croissante.- le Conservatoire a entamé des discussions, dès
la fin des années 80, pour acquérir le site. En 1991, après des
pourparlers avec les propriétaires privés, le Conservatoire est devenu
propriétaire de 80 ha de Petite Terre, soit plus de la moitié de la
surface terrestre totale, l’autre partie étant déjà classée en Forêt
Domaniale du Littoral.
Petite Terre bénéficiait enfin
d’un moyen de protection sûr, celui de la maîtrise foncière. Restait à
gérer le site.
Pour ce, le Conservatoire et
l’ONF ont mis en place un partenariat et ce dernier est aujourd’hui
chargé de mettre en place une gestion durable du site intégrant la
préservation des écosystèmes et le maintien d’activités locales adaptées
(pêche, tourisme, etc.).
En 1998, 7 ans après les
premières acquisitions du Conservatoire, les deux îlets de Petite Terre
ont été classés en Réserve Naturelle (148 ha de surface terrestre et 842
ha de fonds marins).
Ce statut permet aujourd’hui de
disposer de milieux exceptionnels : récifs coralliens, herbiers de
phanérogames marines sources de nourriture et d’abris pour de nombreuses
espèces, dernière population naturelle de Gaïc, espèce d’arbre endémique
de Guadeloupe, etc. De nombreuses espèces se sont réappropriées le site
depuis la protection des îlets : un groupe de 8 à 12 Grands dauphins est
régulièrement observé aux abords des îlets. La zone constitue également
l’un des sites majeurs de nidification de la tortue verte et de la
tortue imbriquée respectivement considérées « en danger d’extinction »
et « en danger critique d’extinction ».
Enfin, l’île abrite 8 à 10 000
iguanes délicats (espèce endémique des petites Antilles) soit plus du
quart de la population mondiale !
C’est donc l’ensemble des
écosystèmes et des espèces présentes à Petite Terre, souvent uniques,
qui est aujourd’hui protégé.
Au delà de la protection de la
nature, ces zones permettent à chacun d’entre nous de découvrir un
environnement guadeloupéen préservé et ainsi, de mieux le connaître,
dans l’espoir que cette diversité du vivant, garant d’une qualité de vie
pour l’Homme, sensibilise le visiteur et l’entraîne à un meilleur
respect de son environnement. Pour enfin passer du stade de simple
consommateur à celui de véritable écocitoyen, avec ses droits et ses
devoirs. Cela tant pour son bien être personnel que celui de ses
enfants, car n’oublions pas que « nous ne léguons pas la Terre à nos
enfants, mais que ce sont eux qui nous la prêtent »…
L’Ilet-à-Fajou,
joyau de la Réserve Naturelle du Grand Cul-de-Sac marin, et objet de
toutes les attentions des scientifiques et des agents chargés de sa
protection, se trouve régulièrement souillé par toutes sortes de
détritus apportés par la mer : bouteilles en plastique, boîtes de sodas,
vieilles chaussures, vieux matelas, pièces d’appareils électroménagers…
La plus grande partie de ces immondices sont portés là par les courants
depuis les côtes de la baie du Grand Cul-de-Sac.
C’est pour que Fajou ne se
transforme pas peu à peu en une véritable décharge sauvage qu’une fois
par an, en partenariat avec l’Association « Gran-V-la », le Parc
National de la Guadeloupe organise depuis quelques années une grande
opération de nettoyage de l’îlet, à laquelle tous les volontaires
soucieux de contribuer à la préservation de notre environnement sont
invités à participer.
Munis de bottes et de
gants, une centaine de bénévoles se rassemblent sur une des plages de
l’îlet et, durant une matinée, ratissent taillis et fourrés pour remplir
des dizaines de sacs-poubelles. Chaque année, près d’une tonne d’ordures
est ainsi collectée. Une véritable opération de sauvegarde du patrimoine
naturel qui mériterait d’être imitée partout le long du littoral
guadeloupéen…
La prochaine édition de
cette opération désormais traditionnelle devrait avoir lieu au mois de
mai prochain. Ces différents milieux,
étroitement imbriqués, et en partie liés par la circulation et le
déplacement des masses d’eau douce, saumâtres, ou salées, ont des
fonctionnements complémentaires.
*
Intérêts sociaux et
économiques :
accueil du public, support d’activités nautiques, image de marque de
l’archipel...
L’Office National des
Forêts Guadeloupe, à travers l’exercice de ses missions, a su
conserver la Forêt Domaniale du Littoral (F.D.L.) dans son état
naturel.
Sur les 1 500 ha de
F.D.L., moins de 1 % de sa superficie fait l’objet d’occupations
illicites et dans la plupart de ces cas des condamnations
judiciaires ont été obtenues.
Par contre l’O.N.F.
Guadeloupe ne dispose pas (et cela ne figure pas non plus dans les
prérogatives que lui a confié l’État) des moyens financiers
nécessaires à l’entretien courant de ces espaces, notamment en ce
qui concerne la propreté.
Or ce défaut
d’entretien ne peut que nuire aux intérêts qu’ils apportent et
qu’ils devraient apporter.
Un littoral entretenu
bénéficie d’une part à la population locale (accueil du public) et
d’autre part à l’économie locale (emploi et tourisme). Les travaux
d’entretien ne pouvant prétendre à des aides de l’État ou de
l’Europe, la clef de ce problème est entre les mains des
Collectivités Locales.
Le Conseil Général de
la Guadeloupe, responsable du Plan Départemental des Itinéraires de
Promenade et de Randonnée (P.D.I.P.R.) finance l’entretien courant
des traces notamment ceux du littoral et le Conseil Régional a
engagé une réflexion sur la gestion des plages. On ne peut donc
qu’encourager ces démarches et souhaiter leur développement.
L’O.N.F. pour sa part
dispose des moyens humains notamment avec ses équipes d’ouvriers
forestiers pour mener à bien cette tâche.
Pointe à Bacchus : Le
volet agricole
(suite du précédent numéro)
Sur
le plateau qui a conservé sa vocation agricole, on compte 58 lots
occupés par 42 agriculteurs pour une surface totale de 36 hectares.
La surface des lots
varie entre 800 m² et 3,5 ha.
Une fois le travail de
délimitation des parcelles de l’ancien colonage réalisé en tandem
entre l’ONF et la SAFER, nous avons, à plusieurs reprises, réuni,
toujours à la mairie et en présence du maire ou de l’un de ses
adjoints, les divers occupants pour leur expliquer la nature du
contrat qu’ils devront signer s’ils souhaitent rester sur leur lot.
Comme toujours, quand
il y a des changements, et surtout quand certaines attentes ne sont
pas satisfaites (en l’occurrence, acquisition du lot par les
particuliers), nous avons quelques récalcitrants mais dans
l’ensemble le processus, bien expliqué, a une suite positive.
Les agriculteurs
continuent leur exploitation.
Lors de notre dernier
état des lieux nous avions l’état cultural suivant :
Mais ce qui nous
satisfait particulièrement est que les agriculteurs qui sont les
artisans du paysage constatent, contrairement aux inquiétudes
régulièrement formulées lors des réunions d’explication, que
l’arrivée du public sur le site ne leur est pas du tout
préjudiciable, bien au contraire. En particulier, les partenaires de
ce projet ont pour objectif de valoriser le plus possible l’activité
agricole du site (notamment les lots jardins, où sont plantées des
herbes aromatiques, médicinales, etc.) aux yeux des sportifs qui
utilisent les parcours installés par l’ONF, des scolaires en
découvertes pédagogiques et, plus généralement, aux yeux des
citadins qui viennent s’y ressourcer.
Asie : le WWF appelle à
une reconstruction "verte" des littoraux dévastés
Un
meilleur développement du littoral aurait pu limiter
l'impact des tsunamis dévastateurs de l'Océan indien, a
indiqué lundi l'organisation écologiste WWF, qui appelle
à une reconstruction "verte" des littoraux dévastés.
"Des écosystèmes sains peuvent sauver des vies", a
souligné Isabelle Louis, directrice du WWF pour la
région Asie-Pacifique.
"Les lieux qui possédaient des récifs de corail et des
mangroves intacts, qui agissent comme pare-chocs
naturels, ont été moins lourdement atteints par le
tsunami que ceux où les récifs et mangroves avaient été
arrachés et remplacés par des fermes à crevettes et des
hôtels de front de mer mal planifiés, a-t-elle ajouté
dans un communiqué.
Pour la reconstruction, le WWF préconise une
planification du littoral tenant compte des critères
environnementaux, en excluant par exemple les
constructions à l'intérieur d'une zone de sécurité
délimitée par le niveau de la marée haute.
Le WWF recommande de miser sur "les mécanismes de
défense naturelle" en s'assurant que les récifs de
corail, mangroves, marécages et forêts, qui amortissent
l'impact des vagues géantes, soient restaurés ou
protégés.
Cet appel survient alors que s'ouvre lundi aux Iles
Maurices, une conférence des Nations unies sur les
petites îles, qui inclut les Maldives, l'un des pays
touchés par la catastrophe de l'Océan indien.
Les dommages créés par le tsunami auraient pu être pires
encore aux Maldives si les efforts du gouvernement en
matière de protection des récifs de corail qui protègent
les îles "n'avaient pas été aussi assidus", selon le WWF.
Le gouvernement du Sri Lanka a indiqué la semaine passée
qu'il édicterait des lois strictes en matière de
reconstruction de son littoral pour éviter des
catastrophes futures.
Ces mesures inclueront une interdiction de construire de
nouveaux hôtels touristiques sur le front de mer. Il
s'agit aussi de mettre un frein à la construction de
cabanes et d'habitations qui avaient poussé comme des
champignons sur les plages de palmiers, ont souligné des
responsables.
Le WWF a également appelé à libérer une aide d'urgence
pour reconstruire les petites pêcheries locales.
Des bateaux de pêche industriels pourraient pénétrer
dans les eaux régionales, épuiser les stocks de poissons
et compromettre la survie économique des populations
affectées par le raz-de-marée, a averti l'organisation.
La lettre
d'information Guadeloupe littoral® est un service gratuit réalisé par le Conservatoire du
littoral, l’agence des 50 pas géométrique de Guadeloupe, la
Safer de Guadeloupe, l’Office National des Forêts et le Parc National
de Guadeloupe.
Pour vous
abonner
ou vous désabonner de cette newsletter, cliquer ici.