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 - N°1 - septembre 2004

Edito

Les Échos du littoral

Les Dossiers du littoral

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Le littoral, rien que le littoral : voici le credo de Guadeloupe Littoral® qui vous propose son premier numéro.

Tous les deux mois, cinq partenaires, l’agence des 50 pas géométriques de Guadeloupe, l’Office National des Forêts, le Conservatoire du littoral, la SAFER de Guadeloupe, et le Parc National de la Guadeloupe conjugueront leurs efforts afin d’apporter aux lecteurs toutes les informations relatives, d’une manière générale, au littoral et plus particulièrement au littoral de l’archipel guadeloupéen. 

Guadeloupe Littoral® s’efforcera d’informer, d’expliquer, mais surtout de communiquer avec ses lecteurs afin de les aider à comprendre et mieux s’approprier son littoral. Il ne faudra pas hésiter à poser des questions, ou faire des suggestions aux différents partenaires ou au webmestre… 

Actualité oblige, notre premier dossier s’interrogera sur l’intérêt de protéger le littoral guadeloupéen malgré ou avec les contraintes qu’il impose. Par ailleurs, chaque organisme collaborant à Guadeloupe Littoral, présentera ses activités.

Un prochain numéro s’attachera à préciser la notion de « littoral » pour que chacun appréhende mieux l’espace que recouvre ce terme.

Cette lettre d’information est la vôtre. Nous vous souhaitons une bonne lecture et vous donnons rendez-vous dans deux mois.

 

Les échos du littoral

Un mois chargé en actualités 

  • CIADT

14 septembre 2004. Le Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT), réuni par le Premier ministre, a examiné trois points : la politique des pôles de compétitivité ; une nouvelle politique du littoral ; un plan d’accompagnement du haut débit sur les territoires. Il a par ailleurs fait le bilan des CIADT précédents.

  • La Datar publie un rapport prospectif sur le littoral

9 septembre 2004. La Datar publie à la Documentation française un nouveau rapport : "Construire ensemble un développement équilibré du littoral".Après avoir analysé les principales évolutions du littoral français, la Datar propose les objectifs d'une nouvelle politique de développement équilibré du littoral. Elle détaille ensuite les moyens d'une approche globale et partenariale des territoires côtiers.

 

Les dossiers du littoral

Le Littoral, zone fragile à protéger ou zone à risque pour l’Homme ?

L’actualité de cette période cyclonique 2004, riche en événements destructeurs nous oblige, une fois de plus à ouvrir les yeux sur la fragilité des hommes et de leurs biens face aux éléments déchaînés … sur le littoral.

Le littoral, sans qu’il soit utile de revenir sur sa définition, est aujourd’hui une zone à haute valeur ajoutée pour chacun d’entre nous.

Que nous soyons pêcheur, chasseur (même d’images) ou baigneur, propriétaire, locataire ou gestionnaire, nous devons bien admettre l’intérêt que nous portons à cette partie de notre archipel.

Cela n’a pas toujours été le cas. Sauf aux professionnels, la mer et son bord faisaient plutôt peur. A juste titre, car le littoral cumule les effets des risques naturels. Erosion marine, inondation fluviale ou pluviale, houle cyclonique, marée de tempête, effondrement, glissement de terrain ou éboulement, la liste est longue et impressionnante quant aux dégâts occasionnés à cette zone de manière récurrente. Comme nous avons tendance à éliminer de notre mémoire ce qui nous gêne, rappelons-nous les conséquences de Cléo et Helena (1963-1964), David et Frédéric (1979), Hugo (1989), Marylin (1995), Lenny plus proche de nous et enfin Ivan et Jeanne. Il faut se souvenir que la nature n’accepte qu’une seule loi : la sienne.

Le respect des éléments avait ses conséquences. Les maisons tournaient le dos à la mer, les berges des embouchures de ravines ou de rivières étaient désertées et les constructions en bord de falaise étaient peu appréciées. Le littoral n’accueillait que les populations qui, pour des raisons diverses, économiques ou techniques, ne pouvaient se positionner ailleurs.

Le mode de vie a changé. Le littoral est devenu un enjeu ou se heurte des intérêts contradictoires. Il faut désormais préserver les nombreux sites de qualité exceptionnelle qui composent ce rivage guadeloupéen tout en aménageant l’urbain existant dans un souci de protection des personnes et des biens. Il faut aussi prévoir l’extension nécessaire de l’urbanisation en appliquant un « principe de précaution » raisonné en se rappelant que si le risque zéro n’existe pas, l’insouciance ou l’imbécillité sont des facteurs créateurs ou aggravants du risque.

Les organismes qui oeuvrent sur le littoral ont-ils des outils qui permettent d’avancer dans la direction souhaitée ? Pour ce qui concerne les 50 pas géométriques la réponse est positive.

La loi de 1996 sur les 50 pas, bien que perfectible, offre déjà des instruments utiles. Ce texte prévoit ainsi de créer un zonage du littoral, en délimitant définitivement les zones naturelles et celles bâties

La loi crée l’Agence des 50 pas géométriques chargée d’aider à résoudre les problèmes des zones bâties et de mettre en valeur par tous moyens l’espace littoral de sa compétence. Le texte permet, entre autres, de clarifier l’existant en régularisant la situation juridique des occupants sans titre du littoral. La propriété du sol permet, par exemple, de procéder en toute légalité à des travaux de réhabilitation et éventuellement de protection

Le texte confie au Conservatoire du Littoral la gestion des espaces naturels. Cela signifie qu’il doit protéger l’existant et reconquérir au besoin les espaces qui ont été détournés de leur vocation. Il peut pour ce faire utiliser les moyens mis à sa disposition (bornage, MIG ONF, Convention PNG, SAFER, Communes….) pour créer des conditions de gestion, d’aménagement et de préservation des sites confiés, tout en les rendant accessibles au public.

Le Code Forestier offre de son coté à l’Office National des Forêts la possibilité de protéger, développer et valoriser la forêt domaniale du littoral. La loi agricole ainsi que le Schéma d’Aménagement Régional, permet à la SAFER de veiller au maintien du caractère agricole des espaces cultivés inclus dans la zone des 50 pas géométriques. Le Parc National s’appuie sur sa zone d’influence et son activité de gestionnaire d’espaces proches du rivage afin de préserver les équilibres entre l’activité humaine et les écosystèmes naturels.

Les instruments existent. L’aménagement de notre littoral en tenant compte des aléas naturels est possible. Les Guadeloupéens sont de plus en plus nombreux à exiger la préservation d’un cadre de vie et d’un environnement exceptionnel dont la fragilité n’est plus à démontrer.

Mais les bons sentiments ne doivent pas nous conduire à un angélisme béat. Les résistances souvent filigranées d’argent, sont vives dès qu’il s’agit de contraintes. La préservation ou l’aménagement, je suis d’accord à condition qu’il s’agisse du terrain ou de la maison de mon voisin…

Mais si nous ne souhaitons pas que nos enfants, et les enfants de nos enfants, ne nous méprisent, demain ou après-demain, en raison de l’héritage catastrophique que nous leur laisserions, c’est aujourd’hui et maintenant qu‘il convient d’agir avec nos moyens.

Pour en savoir plus

www.brgm.fr/risques/antilles/guad/

 

Conservatoire de l'espace littoral

et des rivages lacustres

et

Agence des 50 pas géométriques

guadeloupe@conservatoire-du-littoral.fr

agence@ag50pas-guadeloupe.fr

 

Du côté de l'agence des 50 pas géométriques

Peut on encore aménager le littoral ?

L’agence pour la mise en valeur des espaces urbains de la zone dite des 50 pas géométriques est un EPN (Etablissement Public National)EPIC (Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial). Chargée d’une mission publique par l’Etat, elle est inscrite au registre du commerce et des sociétés.

L’agence est l’une des rares structures nationales dont le siège social n’est implanté qu’en Guadeloupe et dont la majorité des siéges au conseil d’administration, organe de décision, est détenue par des personnalités locales (élus et personnes qualifiées confondus).

L’agence est également le seul organisme regroupant au sein de sa structure de décision, l’ensemble des administrations ayant à un titre ou un autre directement ou indirectement une action sur le littoral.

Le périmètre d’action de l’agence est constitué exclusivement des 50 pas géométriques (81,20 mètres) sur lesquels les constructions les plus diverses ont été édifiées sans que la question de la propriété du sol n’ait été réglée.

L’agence est chargée de la mise en valeur de ce territoire et dispose pour ce faire, de plusieurs outils.

En premier lieu, elle conseille le Préfet sur l’opportunité de la cession aux particuliers ou aux collectivités de parcelles appartenant au domaine public.

De plus, l’agence peut jouer, à la demande de l’Etat ou des communes, un rôle d’aménageur des terrains. Elle conduit alors des études complètes d’urbanisme sur la zone.

Enfin, la mise en valeur de la zone des 50 pas géométriques passe par le développement économique social et culturel.

Dans cette optique, une étude expérimentale sera lancée sur Terre de Bas

L’agence est essentiellement un instrument d’expertise souple et original facilitant la coopération entre l’Etat et les collectivités territoriales dans le cadre de l’aménagement durable de la zone vitale pour un archipel que constitue son littoral.

Agence des 50 pas de Guadeloupe

agence@ag50pas-guadeloupe.fr

 

 

Du côté du Conservatoire du littoral

Présentation et missions de l'Établissement

Créé en 1975, le Conservatoire de l’Espace Littoral et des Rivages Lacustres est un établissement public administratif, qui est chargé de mener une politique foncière afin de protéger tout au long des côtes les sites naturels remarquables, dans toute leur richesse et leur diversité. 70 000 hectares, soit 861 km de rivages ont déjà été préservés depuis sa création.

Le Conservatoire en Guadeloupe, dont l’antenne permanente a été créée en 2001, s’est rendu propriétaire de près de  800 hectares. Cette propriété s’enrichit de la zone des 50 pas géométriques, transférée au conservatoire dans le cadre de la loi de 1996 soit plus de 150 km de rivages, pour quelques 1200 hectares. 

D’autres projets sont en cours et certaines zones humides de types DPM, DPL seront bientôt confiées au Conservatoire, notamment dans le Grand-Cul-de-Sac Marin.

Le programme d’intervention du Conservatoire du littoral en Guadeloupe consiste à protéger les espaces naturels, que ce soient les zones humides type mangroves et les forêts marécageuses, les massifs forestiers ou encore les petites îles de l’archipel. Le Conservatoire valorise ainsi les sites acquis en effectuant des études écologiques et en réalisant des aménagements légers (nettoyage, création de sentiers de découverte…) qui favorisent l’accès au public. Les territoires sont ensuite remis en gestion aux institutions (ONF…), collectivités (communes et CC), agriculteurs…A charge pour ces gestionnaires de valoriser les sites qui leur sont confiés tout en gardant un objectif de préservation des milieux.  

« A travers les siècles, une idée demeure : Le rivage, patrimoine national, doit être transmis intact aux générations qui se succèdent. C’est précisément la mission du Conservatoire du Littoral »

Ici, pêche aux « lapias » rime avec « site naturel protégé »

Exemples de projets concrets 

  Petit-Bourg : signature d'une convention de gestion

En Guadeloupe, de nombreux projets ont abouti et ont su concilier la préservation des milieux et la valorisation vis-à-vis du public. C’est le cas, par exemple, de la Pointe à Bacchus sur la commune de Petit Bourg, où le Conservatoire a favorisé le maintien des agriculteurs. Ces derniers entretiennent le site et les paysages grâce aux cultures traditionnelles, avec l'appui technique de la SAFER.

D’autre part, un circuit de découverte à travers la mangrove et les jardins créoles, aménagé en partenariat avec l’ONF,  permet au public de se sensibiliser à la protection des écosystèmes.

  Port-Louis : les Marais Nord de Port-louis sont en cours d’aménagement

En Grande-Terre, les Marais Nord de Port-louis sont en cours d’aménagement. Il s’agit pour le Conservatoire et la Commune de valoriser et ouvrir au public ce milieux à très forte valeur ajoutée, du point de vue écologique autant que du point de vue paysager.

Excellent support pédagogique au profit de l’éducation relative à l’environnement, un tel site se prête parfaitement à l’écotourisme et au développement durable. Une convention de gestion et d’animation lie la Commune de Port-Louis au Conservatoire du Littoral, avec pour partenaires l’ONF, le PNG, la SAFER et les associations.

Les Gardes du littoral jouent un rôle essentiel sur les sites du Conservatoire en effectuant un suivi écologique, et en communiquant au public le respect et l’intérêt de telles zones. L’affectation des 50 pas géométriques au Conservatoire représente un atout formidable pour les générations futures de Guadeloupe qui pourront bénéficier d’écosystèmes préservés dans lesquels ils pourront évoluer grâce aux sentiers et aménagements réalisés… C’est aussi un challenge pour le Conservatoire du Littoral, qui œuvre ainsi sur l’ensemble du littoral de l’Archipel Guadeloupe.

 

Conservatoire de l'espace littoral

et

des rivages lacustres

guadeloupe@conservatoire-du-littoral.fr

 

Du côté du Parc National

La baie du Grand Cul-de-Sac marin

Suite à la délimitation de la zone des cinquante pas géométriques finalisée en 2002 et en application de la loi n° 96-1241 du 30 décembre 1996, l'État affecte au Conservatoire des Espaces Littoraux et des Rivages Lacustres certaines dépendances naturelles des « 50 pas géométriques » des départements d'Outre-Mer. Une partie de ces terrains se trouve située dans la zone du Grand Cul-de-Sac marin de la Guadeloupe.

Cette baie est un site exceptionnel regroupant un ensemble d'écosystèmes littoraux humides d'importance internationale (inscrit à ce titre par la France à la Convention de Ramsar), tels que les mangroves, les forêts marécageuses d'eau douce et les formations herbacées (marais et prairies humides) et constitue un refuge essentiel pour la faune locale.

L'Etablissement public Parc national de la Guadeloupe qui gère la Réserve Naturelle du Grand Cul-de-Sac marin (3706 hectares) ainsi que la Réserve de Biosphère de l'Archipel de Guadeloupe, avait donc naturellement vocation à gérer les dépendances naturelles des 50 pas géométriques situées autour du Grand Cul-de-Sac marin et affectées au Conservatoire du Littoral. Il assure ainsi, une cohérence des interventions sur ces territoires, sous réserve de priorité donnée aux collectivités locales, partenaires associés à l'accueil et à l'animation. Depuis le 27 mai 2004, une convention délègue au Parc national la gestion de 900 hectares des terrains du Conservatoire du Littoral de la Baie du GCSM (dont 350 ha dans la zone des 50 pas géométriques), de la Pointe Allègre (Sainte-Rose) à la Pointe d'Antigue (Port-Louis).

Pour mener à bien cette mission, le Parc national a obtenu la création d'un poste de technicien du corps de l'Environnement, qui est chargé de la gestion écologique des terrains du Conservatoire. A terme, une brigade de gardes du littoral devrait être mise en place et formée, en concertation avec les collectivités locales.

Actuellement, le Parc se trouve dans une phase préliminaire de description écologique et d'élaboration du plan de gestion. Après validation par le Conservatoire du Littoral, ce document d'objectif sera proposé aux communes pour servir de base de discussion à une convention tripartite (Collectivités locales, Conservatoire du Littoral, Parc national).

Dans ce contexte élargi, les plans de gestion des 50 pas géométriques et de la Réserve Naturelle constitueront une déclinaison du programme d'aménagement du Parc national, ce qui garantit une approche globale de ces territoires autour d'objectifs fédérateurs.

Pour la Baie du Grand Cul-de-Sac marin, le Parc national s'attachera à favoriser le retour du lamantin, tout au moins à restaurer les conditions écologiques favorables à sa réintroduction. Cela suppose des implications dans de nombreux domaines d'intervention en amont comme en aval, depuis la résorption des sources de pollution jusqu'à la gestion des différents usages des espaces naturels littoraux (agriculture, élevage, pêche, tourisme…).

La philosophie du Conservatoire du Littoral, à travers sa politique d'acquisition, consiste par ailleurs à ouvrir au public les terrains dont il est propriétaire ou affectataire, selon le principe du libre accès au domaine de l'Etat. Sur l'ensemble de la Guadeloupe, cet objectif trouvera son aboutissement par la réalisation de sentiers du littoral.

Selon leur valeur patrimoniale et paysagère, certains sites majeurs bénéficient d'une fréquentation et/ou d'un potentiel d'accueil important qui exigent, pour leur conservation et leur valorisation, un niveau d'aménagement minimum. C'est le cas des sites de la Pointe Allègre, Nogent, Bois Fermé, Belle Plaine, Babin, Beautiran et Marais de Port-Louis.

D'ores et déjà, le Parc national s'attache à poursuivre le recensement des constructions ou occupations illicites, à résorber les décharges sauvages (Pointe Allègre), à nettoyer les sites (Nogent, Pointe Saint-Vast, Beautiran…), à régulariser l’occupation des 50 pas à usage agricole, indispensable à l'entretien des paysages ruraux.

Bien que prises tardivement, ces mesures permettent d’espérer aujourd’hui, une appropriation plus citoyenne des guadeloupéens de leurs patrimoines naturel et culturel, par une prise en compte plus responsable de la fragilité des milieux littoraux.

 

Parc National de Guadeloupe

png.gcsm@espaces-naturels.fr

 

Du côté de l'Office National des Forêts

L’ONF : un acteur du patrimoine naturel de la Guadeloupe

L’Office National des Forêts est un Établissement Public à Caractère Industriel et Commercial (E.P.I.C.) créé à la fin des années 1960 pour succéder à l’Administration des Eaux et Forêts, l’E.P.I.C. – l'O.N.F. est doté de l’autonomie financière : pour être clair, ses agents ne sont pas payés par les contribuables.

A partir des missions qui lui sont confiées il doit équilibrer ses comptes (recettes / dépenses).

Il possède deux Ministères de tutelle : Agriculture et Environnement.

Au niveau national , l’O.N.F. compte quelques 12 000 employés. Une moitié ayant un statut assimilable aux fonctionnaires, l’autre de droit privé (ouvriers forestiers pour l’essentiel). En Métropole se trouve la Direction Générale et 10 Direction Territoriales. En Corse et dans les 4 D.O.M. il s’agit de Direction Régionales.

Missions et compétences

En premier lieu l’O.N.F. doit gérer les forêts qui lui sont confiées en gestion en assurant une triple vocation :

  • de protection, pour transmettre aux générations futures ce patrimoine naturel dans le meilleur état possible.

  • De production, essentiellement pour alimenter la filière bois

  • D’accueil du public

Cela concerne 4,4 millions d’hectares de forêts tempérées en Métropole et 7,6 millions d’hectares de forêts tropicales dans les D.O.M.

En second, l’O.N.F. en qualité d’E.P.I.C. doit réaliser des opérations commerciales dans ses domaines de compétences :

  • aménagement de sites naturels

  • études, expertises dans les milieux naturels

  • production de plants, de mobiliers bois

  • travaux d’élagage, d’abattage

  • etc...

aussi bien pour les particuliers que pour les collectivités.

La Direction Régionale de L’O.N.F. (D.R.O.N.F.) POUR LA GUADELOUPE

109 personnes travaillent actuellement pour la D.R.O.N.F., dont 44 de droit public, 50 de droit privé. (48 ouvriers forestiers, 2 femmes de ménage à temps partiel), 11 emplois-jeunes (9 ouvriers forestiers, 1 administratif, 1 animateur environnement) et 4 Volontaires Civils à l’Aide Technique (V.C.A.T.)

La D.R. est constitué d’entités appelées « Unités » :

  • 1 Unité Fonctionnelle (U.F.), en charge des questions administratives (15 personnes)

  • 2 unités territoriales (U.T.)

    • Unité Territoriale Grande-Terre (20 personnes)

    • Unité Territoriale Basse-Terre (37 personnes)

  • 3 Unités Spécialisées (U.S.)

  • Unité Spécialisée Gestion du Domaine (6 personnes) en charge du foncier, du S.I.G., de la réserve naturelle de Petite-Terre (cf.......), du contrôle des défrichements, de la chasse, des ventes de bois ....

  • Unité Spécialisée Travaux et Prestations de Services (10 personnes) en charge des activités commerciales de la D.R. En son sein, un atelier-bois conçoit, fabrique et pose des équipements en bois essentiellement pour l’accueil du public.

  • Unité Spécialisée Formation (8 personnes) en charge également des activités commerciales mais dans les domaines suivants : la formation, la commercialisation de plants, la taille et soins des arbres et l’éducation à l’Environnement.

Une réflexion est d’ailleurs en cours pour la fusion de ces deux dernières U.S.

Les missions de la D.R.O.N.F. Guadeloupe

Gérer les forêts relevant du régime forestier

Les forêts sont :

  • La Forêt Départementalo-Domaniale (F.D.D.) située sur la Basse-Terre, elle recouvre 29 230 ha et accueille en son sein le Parc National. D’une biodiversité exceptionnelle, elle possède toutefois quelques plantations de Mahogany. Son statut juridique est une particularité des Antilles (plus la Réunion), le propriétaire est le Conseil Général de la Guadeloupe mais l’usufruitier l’État.

  • La Forêt Domaniale du Littoral (F.D.L.) située sur une partie (non continue) des 50 pas géométriques elle couvre 1 466 ha soit 190 km de littoral. Elle est propriété de l’État

  • La Forêt Départementale (F.D.)

  • Il s’agit en réalité d’un ensemble de forêts propriété du Conseil Général de la Guadeloupe et disséminées sur l’ensemble du territoire : Grande-Terre, Basse-Terre et Marie-Galante. Le tout constituant un domaine de 1 394 ha.

  • Le Domaine Public Maritime et Lacustre (DPM/DPL) avec 7 455 ha de superficie c’est la plus grande mangrove des Petites Antilles. Avec un statut juridique bien de chez nous, la D.D.E. est affectataire du fond mais l’article R 171.1 du Code Forestier la place sous le régime forestier.

Assurer les Missions d’Intérêt Général (M.I.G.)

M.I.G. commandées par l’État :

  • L’O.N.F. remplit pour le compte de la D.A.F. et sous sa direction les missions forestières suivantes :

  • mise en oeuvre de réglementation sur le défrichement

  • appui juridictionnel

  • appui à la mise en oeuvre de la politique forestière.

  • Avec le Ministère de l’Environnement, le Conservatoire du Littoral, l’O.N.F. est en charge de la protection et gestion des écosystèmes d’une partie des parcelles des 50 pas géométriques qui lui ont été confiées, soit environ 750 ha, soit environ 90 km de linéaire côtier.

  • Toujours avec le Ministère, l’O.N.F. a été chargé de co-gérer la Réserve Naturelle de Petite-Terre (194 ha terrestre / 850 ha de mer).

M.I.G. commandées par les collectivités locales :

On ne citera pour exemple que la plus importante à savoir l’entretien de près de 120 km de traces pour le compte du Conseil Général de la Guadeloupe.

Réaliser des activités marchandes

Outre les productions de notre atelier-bois ou de notre pépinière, la D.R.O.N.F. Guadeloupe exerce ses activités commerciales dans les domaines suivantes :

  • Expertises/Études de milieu naturel

  • Formation/Insertion

  • Études et travaux en matière d’accueil du public

  • Arbre conseil : expertise, taille et élagage.

 

 

Office National des Forêts

dr.guadeloupe@onf.fr

 

Du côté de la SAFER

La SAFER de Guadeloupe et le littoral

En 1980, la SAFER est chargée de réaliser la Réforme Foncière liée à la restructuration de compte du nouveau propriétaire, le CELRL. Ce seront les sites de Golconde aux Abymes, limité au sud par le canal de Belle Plaine, de Marie-Thérèse à Sainte-Rose, des marais de Port-Louis. D’autres sont en projet. Bien entendu, le partenariat qui lie par convention la SAFER et le CELRL amène la première à avoir un regard tout particulier sur les opérations qu’elle a à connaître de par sa mission classique (notification des déclarations d’intention d’aliéner, droit de préemption) qui pourrait concerner du foncier susceptible d’intéresser le Conservatoire du Littoral.

Identité et rôle de la SAFER

  • La SAFER est née le 24 Novembre 1965

  • agréée par arrêté ministériel du 8 Juin 1967

  • Société Anonyme au capital initial de 835 216 €

  • Sans but lucratif

Son Conseil d'Administration est composé de représentants des agriculteurs, du Crédit Agricoles, du Conseil Général.... Ses actions sont contrôlées par deux Commissaires du Gouvernement (le Directeur de l’Agriculture et de la Forêt et le Directeur des Services Fiscaux)

 

Elle a pour vocation première, de contrôler le marché foncier ; pour ce faire le législateur l’a doté du droit de préemption.

Elle met en œuvre la Réforme Foncière liée à la Restructuration de l'Industrie Sucrière. Dans ce cadre, les installations d’agriculteurs ne se font pas par la vente des parcelles en pleine propriété mais par leur intégration dans un Groupement Foncier Agricole (GFA). Les agriculteurs deviennent copropriétaires à hauteur de 40%, La Société d’Épargne Foncière de Guadeloupe2 (SEFAG) apportant les 60%3. Après avoir réalisé les aménagements et procédé à l’installation des agriculteurs retenus, la SAFER continue à encadrer ces derniers. Afin d’assurer cette mission, la SAFER s’est dotée d’un service dit d’Assistance Technique4. À ce jour la SAFER est à l’origine de la constitution de 38 GFA qui couvrent 6640 hectares et sur lesquels 708 agriculteurs ont été installés.

  

Le Conseil Général lui a confié la gestion d’une partie de son patrimoine foncier du Nord de la Grande-Terre et de Marie-Galante.

Les missions de la SAFER, aux côtés du monde rural et des collectivités, peuvent être déclinées en trois orientations fondamentales :

  • Maintenir et développer une agriculture dynamique et diversifiée

  • Participer au développement local

  • Préserver les paysages, l’environnement et les ressources en eau.

La lettre d'information Guadeloupe littoral® est un service gratuit réalisé par le Conservatoire du littoral, l’agence des 50  pas géométrique de Guadeloupe, la Safer de Guadeloupe, l’Office National des Forêts et le Parc National de Guadeloupe.

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Pour tout contact : aabdillahi@ag50pas-guadeloupe.fr

 

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