Patrimoine
Le littoral
guadeloupéen : une aventure humaine
La
Guadeloupe est une île. De cette évidente
assertion, on pourrait se contenter de
sourire. Et pourtant!... Cette réalité
insulaire a façonné l'histoire de notre
archipel. Que ce soit du point de vue
économique, social, ou culturel, le littoral
y a toujours joué -et y joue encore- un rôle
primordial. Partout, cette zone de contact
entre la terre et la mer, de la même façon
qu'elle influence la vie végétale et
animale, pèse sur la vie des hommes.
Dans l'étude
qu'elle a consacré aux habitations-sucreries
du littoral guadeloupéen, Danielle BEGOT,
professeur à l'Université des Antilles et de
la Guyane, estime que « ce milieu
géographique, tel qu'il apparaît dans la
longue durée de la colonisation européenne,
est avant tout une aventure humaine ».
Le littoral
en effet, poursuit Danielle BEGOT,
constitue en quelque sorte l'élément
fondateur du front de colonisation. Ainsi,
la proximité du bord de mer a toujours
constitué un fort argument dans les
transactions foncières. A cela plusieurs
raisons. La première est que la côte n'est
pas seulement un espace physique. Véritable
« topos » mental pour le colon, la mer est
le seul lien qui lui reste avec sa mère
patrie.
La seconde
est que le littoral est une zone de haute
rentabilité économique. Très longtemps, la
mer est demeurée la seule voie fiable pour
assurer les échanges commerciaux. C'est par
la mer que sont transportées, pour être
vendues sur les marchés des grandes villes
Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, les denrées
cultivées (vivres, café, épices...) par les
habitants.
Une relation
ambigüe
D'où
l'intérêt pour chacun de disposer d'un accès
le plus direct possible au littoral (1). En
effet, selon les conditions géographiques
qu'elle offre, la côte est tantôt une
ouverture sur le monde, tantôt une
fermeture, et par conséquent une protection
vis-à-vis des menaces (naturelles ou
militaires) de l'extérieur. Cette double
préoccupation a pour effet de favoriser
l'ambiguïté de la relation de l'homme avec
son littoral. D'ailleurs, si beaucoup de
colons choisissent de s'installer en retrait
de la côte, c'est souvent moins par respect
de la loi sur les « 50 pas du Roi » que par
crainte des risques de raz de marée dans une
région exposée aux cyclones...
La relation
que l'homme guadeloupéen entretien avec le
rivage s'exprime par ailleurs dans les
aménagements de toutes natures qu'il y
opère. Durant les premiers temps de la
colonisation, on se contente le plus souvent
d'utiliser des sites faciles d'accès -de
type plage- où l'accotement est possible
sans danger. Mais dès le 18è siècle
apparaissent les appontements,
essentiellement construits pour faciliter
l'évacuation des productions, notamment du
sucre.

Autre type
d'aménagement : le curage des fonds sableux.
L'essor de l'industrie du sucre nécessite en
effet d'avoir recours à de plus grandes
embarcations ayant un tirant d'eau plus
important. Il faut donc draguer pour
approfondir les bassins d'approche des
bateaux. C'est du reste dans cette même
logique que sera percé le Canal des Rotours
à Morne-à-l'Eau, destiné à desservir les
nombreuses habitations sucrières installées
dans cette région de la Grande-Terre.
Une lutte
ancestrale
L'avènement
des grandes usines à sucre centrales à la
fin du 19è siècle (Darboussier à
Pointe-à-Pitre ou Beauport à Port-Louis par
exemple) n'aura d'autre effet que
d'accélérer l'aménagement du bord de mer
avec la construction de véritables petits
ports, points de jonction entre les voies
ferrées qui charrient les cannes et les
grandes gabarres porteuses de sucre.
De toute
façon, quelles que soient ses motivations,
c'est bien toujours l'homme qui au final est
le vainqueur de la lutte ancestrale qu'il
mène depuis des siècles contre le littoral.
Grâce à des
moyens autrement plus sophistiqués que ceux
dont ils disposaient voici encore un siècle,
les occupants de la Guadeloupe poursuivent
inlassablement l'oeuvre commencée par leurs
prédécesseurs.
Des milliers
d'hectares de mangroves, de forêts
marécageuses, et de zones humides sont ainsi
chaque années détruits ou comblés pour
construire des routes, des lotissements, des
zones industrielles... L'homme n'est pas au
bout de l'aventure dans laquelle il s'est
lancé il y a plus de 350 ans.
(1)
Jusqu'à une date récente, toutes les
communes de la Guadeloupe disposaient d'un
contact direct avec la mer. Depuis 1953 , la
commune de Saint-Claude n'a plus accès au
littoral. C'est la seule de l'archipel.
|
|
Wilfrid DEMONIO |
|
|
Environnement Littoral
Tsunamis &
Co. contre mangroves (et autres forêts
côtières) :
un duel
inégal mais…
Près
de deux ans après le séisme et les tsunamis
exceptionnels qu’ont connu les pays baignés
par l’Océan Indien en décembre 2004, nous
sommes encore hantés par ces images
apocalyptiques de dévastation absolue.
Cependant, des voix se sont rapidement élevé
pour s'interroger sur les vraies raisons
d’un bilan humain aussi lourd (300 000 morts
et plus de 5 millions de sans-abri). La
furie de la Nature est-elle seule coupable ?
L’Homme n’a-t-il pas contribué à aggraver la
catastrophe ? Enfin, comment éviter à
l’avenir une telle tragédie ?
Chroniques de
destructions annoncées
Les
populations d’Asie du sud et d’Asie du
sud-est n’échappent pas, de temps à autre, à
des catastrophes naturelles d’ampleur
régionale. En août 1976, un séisme
accompagné d’un tsunami a occasionné près de
7 500 victimes et près de 100 000 sans-abris
aux Philippines. En 1999, c’est un « supertyphon »
qui a ravagé l’état d’Orissa sur la côte est
de l’Inde, fait plus de 10 000 morts et
privé de toit 3 millions de foyers. Pour
autant, les chiffres globaux masquent
souvent des situations très contrastées d’un
endroit à l’autre. Par exemple, le « supertyphon »
de 1999 a eu un impact bien moindre sur
l’île de Nasi (district de Kendrapara)
pourtant proche des secteurs les plus
touchés ; récemment, les habitants de l’île
indonésienne de Pulau Seumpelu voisine de
l’épicentre du séisme du 26/12/04 n’ont eu à
déplorer qu’une centaine de pertes humaines
alors que celles-ci se sont élevées à
plusieurs dizaines de milliers dans d’autres
lieux similairement peuplés. Pourquoi de
telles différences ? Le point commun aux 2
cas précédents est la présence notable de
peuplements de mangrove qui ont certes
énormément souffert mais aussi efficacement
dissipé la plus grande partie de l’énergie
hydrodynamique incidente. En effet, une
équipe de chercheurs japonais et vietnamiens
a publié des résultats montrant qu’une
mangrove suffisamment développée peut
absorber jusqu’à 20% de l’intensité
énergétique des vagues tous les 100 m.
Lorsque les hôtels et les fermes aquacoles
ont pris la place des forêts littorales, ils
se sont mis en première ligne vis-à-vis des
mouvements marins ; dès lors, le drame était
inévitable (photo 1 : dégâts causés par le
tsunami du 26 décembre 2004 à Banda Atjeh,
Indonésie ; les infrastructures construites
aux dépens de la mangrove ont favorisé la
pénétration des vagues).
Plus
jamais ça ?
A mesure
que la planète prenait conscience de
l’ampleur du désastre, la réaction
quasi-unanime qui prenait corps était :
« Plus jamais çà ! ». Pour que ce cri du
cœur ne soit pas qu’un vœu pieux, il faut
analyser et comprendre ce qui s’est passé
pour remédier aux failles et lacunes
identifiées. Certes, il manquait un réseau
d’alerte opérationnel à l’échelle de l’Océan
Indien ; par ailleurs, la sensibilisation et
l’éducation au risque des populations ont
cruellement fait défaut. Ces 2 déficiences
graves sont en passe d’être corrigées, même
si le processus d’inculturation des
comportements individuels et collectifs
adaptés aux risques prendra plus de temps
que la mise en place d’une coopération
internationale pour surveiller l’océan en
continu. Pour bien intentionnées qu’elles
soient, il est permis de douter de
l’efficacité de ces 2 mesures à elles
seules ; en effet, elles sont globalement
appliquées aux USA et au Japon, ce qui n’a
pas empêché ces 2 pays de connaître une
année 2004 record en ce qui concerne les
indemnisations des dégâts liés aux
catastrophes naturelles. En revanche, les
Philippins semblent avoir mieux compris que
d’autres qu’il vaut mieux adapter
l’occupation et l’aménagement du territoire
aux risques naturels, et profiter ainsi de
la protection naturelle offerte par les
formations végétales côtières. Ils ont même
intégré cette préoccupation dans leur
législation en rendant à terme obligatoire
la création et/ou le maintien de « ceintures
vertes » de plusieurs dizaines de mètres de
large le long des côtes basses, dans le
respect des potentialités et des équilibres
écologiques propres à chaque site. Cela
augure d’un salutaire changement de
paradigme socio-économique où les vrais
coûts et bénéfices environnementaux posent
le cadre ultime au sein duquel tout le reste
de l’activité économique pourra se déployer
durablement.
 |
Photo 2
Mangrove dévastée |
Leçons à tirer… pour les Antilles
Notre
contexte géographique est marqué par une
dimension insulaire et archipélagique qui
pose le double défi de la limitation
physique de l’espace terrestre et de
l’ouverture sur un espace maritime qui reste
encore à apprivoiser. Nous sommes soumis à
des aléas climatiques tropicaux similaires à
ceux qui viennent d’être évoqués, et exposés
aux mêmes risques géologiques inhérents à
une zone de subduction (sismicité et
volcanisme).L’actualité « récente », tant
climatique (ouragans Hugo en 1989 et Lenny
en 1999…) que géologique (Soufrière Hills de
Montserrat depuis 1995, séismes des Saintes
des 21/11/04 et 14/02/05, sans même parler
de celui de 1843) doit nous engager à faire
nôtres les recommandations formulées
précédemment. L’importance de la prévention
et de l’anticipation est cruciale en regard
des coûts humain et matériel prohibitifs des
mauvais choix que nous opérons, notamment
sur le « long terme ». Dans cette
perspective, une aide à la reforestation des
cicatrices des passages de Hugo (photo 2 :
mangrove dévastée par l’ouragan Hugo à
Babin, Morne-à-l’Eau, et non encore
reconstituée) et Lenny, ainsi que le
reboisement des arrière-plages semblent tout
à fait pertinents et s’inscriraient
également dans une dynamique d’atténuation
du, et d’adaptation au Dérèglement
Climatique (effet retardateur sur les
conséquences de l’élévation du niveau marin,
effet protecteur contre les cyclones,
développement de « puits » de carbone pour
stabiliser les concentrations atmosphériques
de gaz à effet de serre…). En filigrane de
tout ce qui précède se dessine une véritable
refondation du rapport de l’Humanité à la
Nature, où celle-ci serait de nouveau
considérée comme une partenaire à part
entière, qu’il est vital pour nous de
perturber le moins possible sous peine de
devoir léguer à nos descendants une dette
insolvable.
Laissons donc les forêts côtières jouer
pleinement leur rôle de régulateur des
échanges de matière et d’énergie entre les
milieux terrestre et marin ; en dépit de
leur fragilité en face d’un tsunami, elles
sont bien plus performantes que nous ne le
serons jamais.
Dr.
Jean-Marie FLOWER est Docteur en
Sciences Environnementales
et
Directeur du Conservatoire Botanique des
Antilles-Guyane
Courriel
:
jean-marie.flower@wanadoo.fr
|
|
Jean-Marie FLOWER |
|
|
Littoral et aménagements
AMENAGEMENT
LITTORAL ET SYSTEME D’INFORMATION
GEOGRAPHIQUE VONT-ILS DE PAIRE ?
Un
Système d’Information Géographique ou
S.I.G est un ensemble organisé de
matériels informatiques, de logiciels, de
données géographiques et de personnel
capable de saisir, stocker, mettre à jour,
manipuler, analyser et présenter toutes
formes d'informations géographiquement
référencées. En d’autres mots, c’est une
base de données à caractère géographique.
L'information
est géographique lorsqu'elle est liée à une
localisation dans un système de référence
sur le globe terrestre. On parle aussi de
données localisées ou d'information à
référence spatiale. L'information
géographique est composée d'informations
géométriques, descriptives et topologiques.
Elle constitue une interprétation du monde
réel.

SIG : Outil
d’aide à la décision
La zone
côtière est un espace extrêmement complexe
dont le fonctionnement et l'évolution sont
conditionnés par de multiples paramètres
naturels et anthropiques qui interagissent à
différentes échelles spatiotemporelles.
Dans nos
îles, une grande partie de l’activité
humaine se concentre dans les zones
littorales : activités traditionnelles
(pêche, navigation..), mais aussi activités
nouvelles (loisirs, industrie, énergie..).
Loin de se ralentir, le mouvement menace
désormais ces régions riches, mais fragiles
: l’accroissement des pressions
(écologiques, économiques, sociales) et des
conflits dus à l’accumulation d’un nombre
croissant d’activités nécessite la mise en
place de modes spécifiques de gestion,
intégrant la gestion de l’espace littoral
(qu’il soit marin ou terrestre), la gestion
des activités socio-économiques, la prise en
compte des aspects écologiques et culturels.
Néanmoins, de
nombreux constats font état de la difficulté
à disposer d'une vision synthétique des
processus littoraux, indispensable aux
prises de décision. Si on se réfère à
l'expérience internationale dans ce domaine,
il semble acquis que les avancées les plus
significatives concernant la prise en compte
des conditions écologiques, mais aussi
humaines, se sont notamment appuyées sur les
Systèmes d'Information Géographique. Outils
scientifiques et techniques, ils établissent
un lien tangible entre les différents
compartiments du système étudié et
synthétisent l'ensemble des progrès
conceptuels et techniques réalisés dans le
domaine de l'information géographique.
Plus près de
nous, le Système d’Informations Géographique
de l’agence des 50 pas géométriques de la
Guadeloupe permet la réalisation de nombreux
travaux qui, en apportant une information
intégrant la dimension spatiale, aboutissent
à une meilleure connaissance de sa zone de
compétence et donc de son aménagement.
La
spécificité de ce type système est la mise à
jour régulière d’une base de données
géographiques comprenant l’ensemble des
périmètres d’études de l’agence. Ainsi le
S.I.G, alimenté par les enquêtes
terrains de bureaux d’études spécialisés,
permet de dresser un état exhaustif de ces
périmètres avant leur aménagement. Le but
est d’appréhender parfaitement le territoire
et sa population avant de proposer des
modèles d’équipements adéquats.
Pour ces
missions l’agence dispose donc, de
référentiels géographiques comme :
-
Les
découpages administratifs et
réglementaires (canton, districts,
communes, découpage des 50 pas
géométriques, etc.)
-
Les
données topographiques (fonds IGN,
scans25, relevés de géomètres, MNT)
-
Les
données cadastrales (références
cadastrales, limites de propriété,
propriétaire, servitudes, etc.)
-
Les
photographies aériennes et orthophotos
(mise à jour 2004)
-
Données
de base sur le milieu naturel (géologie,
pédologie, hydrographie, etc.)
L’agence
dispose aussi de données, sur les périmètres
d’études, dont elle est propriétaire :
-
Relevés
topographiques de géomètres (points
cotés, voiries, réseaux, etc.)
-
Risques
naturels (inondations, effets de site,
aléas cycloniques, séismes, etc.)
-
Données
sur le bâti (nombre, type, qualité,
fonction, etc.)
-
Données
socio-économiques (population concernée,
niveau de vie, etc.)
-
Base
photographique
Parmi les
questions auxquelles peut répondre le
Système d’Information Géographique :
-
Où ?
:
recherche spatiale d'objets par rapport
à leur positionnement (ex : la parcelle
AT456 est-elle dans les 50 pas
géométriques ? est-elle située en zone
naturelle ou urbaine ? est-ce une
parcelle privée ou classée en D.P.M ?
dans quelle commune ?, etc.)
-
Quoi ?
: recherche de caractéristiques d'objets
par rapport à leurs caractéristiques (ou
sont les parcelles DPM de moins de 500
m2 ? ...)
-
Comment ?
: recherche de relations qui existent
entre différents objets, création d'une
nouvelle information par croisement
d'informations (quels sont les bâtiments
situés dans des zones de risques
cycloniques ? quelle sera la population
concernée par un équipement à risque
industriel ? ou sont situées les
meilleures terres agricoles pour la
patate douce ?, etc.)
-
Quand ?
: recherche de changements intervenus
sur les données (visualisation de
l’importance de l’érosion côtière entre
deux dates, expansion urbaine et
«grignotage» des terres agricoles...)
-
Et si ?
: définir en fonction de certaines
hypothèses l'évolution du terrain (étude
d'impact). Et si on construit un
barrage, quel volume de forêt serait
noyé ? Et si on implante un pylône de
télécommunication, depuis quelles zones
sera-t-il visible (inter visibilité )?
Gérer les
zones côtières, c’est avant tout gérer
l’espace : déjà âprement disputé sur le
littoral terrestre, l’espace devient de plus
en plus rare dans la bande côtière. Il est
donc nécessaire de disposer d’une
cartographie adaptée, et d’un tel outil qui
permet :
-
De
tenir un inventaire des données
-
D’afficher la répartition spatiale et
temporelle d’un phénomène
-
De
croiser des couches d’informations pour
produire de nouvelles données
-
De
réaliser des simulations et scénarii
d’avant projet
-
De
restituer ces informations sur
différents supports (affichage écran,
support papier à diverses échelles,
internet, tableaux statistiques, etc.)
En
conclusion, le S.I.G est plus qu’un
système de cartographie, il est avant tout
un outil d’aide à la décision. C’est à-dire
qu’il va faciliter la visualisation de
concepts spatiaux nécessaires à la
compréhension d’un phénomène et permettre de
croiser les couches d’information pour aider
à la prise de décision.
En somme,
c'est un outil à connaitre pour mieux
aménager le littoral…
|
|
Abdi ABDILLAHI |
|
|
Acteurs
du littoral
Le C.A.U.E. :
un acteur méconnu du littoral ?
Un
des enseignements retirés du colloque tenu
le 07 décembre dernier sur le thème "Comment
aménager, mettre en valeur et développer les
zones côtières de la Guadeloupe "? a été de
mettre en exergue la multitude d’acteurs
œuvrant sur le littoral.
Dans un de
nos précédents numéros nous avions déjà
soulevé ce fait : beaucoup de monde
s’occupent du littoral (conservatoire du
littoral, administrations diverses, agence
des 50 pas, etc.).
Et le CAUE
(comme c’est dans le titre, on va peut-être
en parler) vient s’ajouter à la liste,
penserez-vous... Ben… oui ! Et pas pour
compliquer ou complexifier mais surtout pour
conseiller et accompagner dans la gestion et
l’aménagement de cette partie du territoire.
Tout ça c’est
très bien, mais au fait, ça veut dire quoi
C.A.U.E. ? ça fait quoi ? ça sert à quoi ?
et c’est qui ?
Pour répondre
à ces questions nous avons jugé plus simple
et plus sympathique de poser ces questions
au CAUE. Pour cela, nous avons rencontré
Jack SAINSILY, directeur du CAUE de la
Guadeloupe qui a aimablement accepté de
répondre à nos questions.
Guadeloupe
Littoral
: pouvez-vous nous présenter votre organisme
: qu’est ce
que les CAUE ?
Jack Sainsily
: Le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et
de l'Environnement de la Guadeloupe, dont le
but est de promouvoir la qualité de
l'architecture, de l'urbanisme et de
l'environnement avec le souci permanent de
les adapter aux particularités locales, est
une émanation de la loi sur l’architecture
du 3 janvier 1977. C’est une association
type loi 1901 donc de droit privé, mais
agissant en service public, au bénéfice de
la population, en toute gratuité.
Il tient des
permanences
dans les communes et conseille les
particuliers ayant un projet de
construction, d’aménagement, d’extension, de
lotissement etc. Il accompagne les
collectivités, élus et administratifs, dans
les décisions qui ont trait à la qualité
environnementale, architecturale et plus
généralement au cadre de vie.
(http://www.caue971.org/missions.htm)
Guadeloupe
Littoral
: Qui participe aux CAUE ?
Jack Sainsily
:C’est de la volonté de l’état et des
collectivités que sont nés les CAUE dès lors
que l’architecture avait été définie comme
étant une utilité publique. D’une manière
générale, quatre représentants de l’Etat,
deux personnalités qualifiées désignées par
le Préfet siègent aux côtés de six élus
désignés par le Conseil Général et six
autres membres élus en assemblée générale et
provenant de la société civile ; à ce groupe
s’ajoute un représentant du personnel.
C’est la
composition du CAUE.
Aujourd’hui
après trente années d’existence des CAUE,
nous nous attachons à mettre en œuvre une
nouvelle gouvernance intégrant le Conseil
Régional qui a compétence en matière
d’aménagement du territoire, d’inventaire et
de sauvegarde du patrimoine, d’environnement
etc. Par ailleurs, nous associons les
collectivités territoriales ainsi que les
maîtres d’ouvrages qui le souhaitent
(bailleurs sociaux, privés et autres
promoteurs...)
N’importe quel organisme ou particulier peut
faire sa demande d’adhésion lors de
l’assemblée générale pour participer à la
vie du CAUE.
Les
conditions d’adhésion sont indiquées dans
notre
site . Autrement, le CAUE que j’ai
l’honneur de diriger est composé d’une
équipe de 6 permanents et d’une douzaine de
conseillers consultants présents dans un
vaste réseaux d’architectes et urbanistes
prêts à intervenir. D’autre part, le CAUE
Guadeloupe appartient lui-même au réseau de
la
FNCAUE comprenant 89 CAUE dont les plus
proches sont ceux de la Martinique et de la
Guyane.
Guadeloupe
Littoral
: Comment les CAUE en général, et celui de
Guadeloupe en particulier, interviennent sur
le littoral?
Jack Sainsily
: La quasi totalité des centres bourgs ou
agglomérations de la Guadeloupe à
l’exception de Saint-Claude sont fondés sur
le littoral. Aussi, conseiller et
accompagner les acteurs de la construction
impose une action touchant le littoral.
Cependant depuis la création de l’Agence des
50 pas géométriques, et des actions de
Résorption d’Habitat Insalubre entreprises
par l’Etat et les collectivités, le CAUE
trouve d’autre partenaires dans
l’accompagnement tant des particuliers que
des collectivités. Toutefois, la
pluridisciplinarité qui réside au sein de
l’équipe du CAUE et de ses réseaux,
( fait de lui un partenaire privilégié et
qui se devrait d’être incontournable, dans
l’intérêt du Conservatoire du littoral, de
l”agence des 50 pas, et plus généralement de
tous les maîtres d’ouvrage . incontournable
d’autant plus que nous sommes à l’heure où
le développement durable est de rigueur et
l’approche environnementale dans
l’urbanisme, un impératif. La loi SRU attire
l’attention sur l’accompagnement dont
peuvent bénéficier les collectivités
territoriales, notamment en matière
d’animation et de concertation nécessaires
dans l’élaboration des documents d’urbanisme
ou de leurs projet.
L’action du
CAUE en plus d’être gratuite, est totalement
désintéressée, elle est pédagogique et ne
s’inscrit pas dans le champ concurrentiel ;
elle n’est
pas soumise au code des marchés publics
pour la passation de conventions avec les
personnes publiques ou adjudicataires. Ainsi
notre repositionnement sur nos missions
premières augure de bons partenariats.
Guadeloupe Littoral
: Quelle est l’actualité du CAUE Guadeloupe
?
Jack Sainsily :
Après le décès de notre ancien directeur
André GUNOT, la réorganisation du CAUE
s’est opérée grâce à la volonté des
collectivités territoriales qui, dans le
cadre de la décentralisation, ont bien saisi
l’intérêt de renforcer les missions du CAUE.
De plus, les opérations que nous avons
menées, d’abord l’enquête QUALISTAT auprès
de la population puis le séminaire : «
Regards croisés Vers une nouvelle stratégie
d’aménagement pour un meilleur développement
de la Guadeloupe » que nous avons initié
avec divers organismes
partenaires ) montrent bien qu’il
existe une attente réelle de nos
populations, d’où la nécessité de renforcer
au delà de ses actions, les
missions de bases du CAUE (Informer,
conseiller, accompagner et former).
Guadeloupe
Littoral
: à quelle adresse les personnes intéressées
peuvent-elles joindre le CAUE ? quelles sont
vos coordonnées ?
Jack Sainsily
: D’abord le CAUE dispose, vous l’avez
compris, depuis quelques jours d’un site
web (http://www.caue971.org),
où un forum permanent est animé par nos
conseillers. Nous disposons aussi d’une
adresse Internet (contacts@caue971.org), sur
laquelle n’importe qui pourra joindre en
instantané notre accueil. Nous aurons un
numéro vert qui remplacera notre numéro
actuel, le 0590 81 83 85 ou notre mobile
(0690 56 88 23) ; le fax est le0590 81 74
76. Ces coordonnées vous orienteront vers
le conseiller le mieux indiqué pour répondre
à votre sollicitation. Enfin, en vous
renseignant à la mairie de votre commune ou
en allant sur le site
http://www.caue971.org/permanence.htm, vous
pourrez localiser la prochaine permanence et
rencontrer un de nos conseillers à votre
disposition en toute gratuité, nous
insistons.
Pour finir,
vous me permettrez de témoigner à Guadeloupe
Littoral et à l’agence des 50 pas
géométriques de la Guadeloupe, notre entière
gratitude et de rappeler ici que nos
services ne cesserons de coopérer avec tous
les partenaires œuvrant à la promotion de la
qualité architecturale, de l’urbanisme de
l’environnement et du paysage dans une
complémentarité intelligente.
|
Jack Sainsily
est Architecte D.P.L.G. (diplômé par
le gouvernement en 1982). Urbaniste
Opérationnel de l’Université de
géographie tropicale de Bordeaux
III, DPEA parasismique Université de
Marseille LUMINY, Conseiller en
affaires Européennes (POI 2007-2013)
MAPROC 2005.
Spécialisé dans l’approche
environnementale et le
développement durable, gestion de
patrimoine, etc. Président
honoraire, fondateur de la
Fédération Caribéenne d’Association
d’Architectes regroupant 17 pays.
Actuel membre du comité exécutif, en
qualité de Vice président, de la
fédération panaméricaine
d’association d’architectes (FPAA)
regroupant plus dune quarantaine de
pays d’Amérique du Canada à
l’Argentine, et la Caraïbe. |
|
|
Guadeloupe Littoral® |
|
|
|
Du côté de la loi
Il
n’y aura pas de salamalecs. D’aucuns posent encore la
question de savoir si l’action des agences pour la mise en
valeur de la zone dite des cinquante pas géométriques se
traduit uniquement par la régularisation des occupations
foncières irrégulières (c’est à dire illicites au regard de
la loi) ou si ces établissements publics ont d’autres
missions. Répondre à cette question permet de mieux
positionner les agences et de mieux appréhender le rôle
qu’elles sont amenées à jouer dans leurs départements
respectifs.
L'objectif
de mieux situer les agences vient d’une volonté et de
plusieurs constats.
Tout d’abord, les agences
étant des structures jeunes et à la durée de vie limitée, il
convient, pour accroître leur efficacité, d’affirmer leur
présence parce qu'elles sont peu ou mal connues.
Ainsi, en Martinique, les
résultats d’une enquête de notoriété auprès de 500 occupants
de la zone des 50 pas géométriques et d’une quarantaine
d’élus ou d’administratifs, montrent que 4% des personnes
interrogées ont pu indiquer avec une relative précision le
contenu des actions de cet établissement public
martiniquais. A contrario, en Guadeloupe, la simple
allusion à la zone des cinquante pas géométriques renvoie à
l’Agence, de façon quasi-automatique, et ce, même si cela ne
concerne pas ses missions !
En fait, c’est la loi n°
96-1241 du 30 décembre 1996, relative à la mise en valeur
des espaces urbains de la zone dite des cinquante pas
géométriques qui a créé les agences.
Cette loi poursuit en fait
plusieurs objectifs. L’un d’entre eux consiste à permettre,
sous conditions, aux occupants sans titre (c’est à dire
illégaux pour parler vulgairement), de régulariser leur
situation sur cette bande des 50 pas géométriques. Si l’on
s’arrête à ce stade il est vrai que la mission d’aménageur
des agences ne saute pas aux yeux. Par contre-coup, cette
lecture inattentive de la loi pourrait conduire à
restreindre l’activité de l’établissement public à un simple
guichet de réception et de traitement de dossiers de
régularisation.

Donc, ne nous laissons pas
distraire et poursuivons notre lecture du texte. L’article 4
de cette même loi 96-1241 définit les agences comme des
« instruments de coopération entre l’Etat et les communes ».
et l’article 5 indique que les agences réalisent des
programmes d’équipement sur les espaces littoraux urbanisés,
et que dans ce cadre elles s’assurent, en toute logique, de
la compatibilité des cessions envisagées par les
administrations gérant le domaine de l’Etat avec ces
programmes..
De plus, un texte moins
connu, la circulaire n° 2002-49 UHC/IUH3/21 du 25 juillet
2002 (c’est de l’hébreu, je sais, mais c’est la référence
exacte !) indique que l’établissement de programmes
d’équipement sur le littoral urbain est une mission
obligatoire et prioritaire des agences. Voilà ainsi les
ambiguïtés levées et les agences inscrites dans un rôle
d’aménageur (ou d’architecte en chef diront certains) du
littoral urbain. Le législateur a donné aux agences un droit
de regard sur les cessions en prévoyant que les agences
donnent un avis sur les dossiers de demande de cession
recueillis par les services de l’Etat. A charge pour les
services de l’Etat de suivre ou non ces avis…
Pour respecter ce rôle
d’instrument de coopération entre l’Etat et les communes, le
programme d’équipement établi est soumis aux élus car « le
Maire reste maître sur son territoire » après tout. Allez
donc demander à un maire, et vous verrez ce qu’il vous
dira…

A partir de ce moment, c’est
« buffet libre » : soit l’agence conventionne avec les
communes et réalise les travaux en maîtrise d’ouvrage
directe, c’est à dire qu’elle se charge de tout et remet les
clés aux maires (moyennant une participation financière de
la commune et d’autres financeurs…), soit la commune veut
disposer, pour des raisons diverses, de la maîtrise
d’ouvrage et confie à l’agence un mandat pour la
réalisation, soit, enfin, la commune veut absolument
réaliser elle-même le programme et se passe des agences.
Ouf !

Pour enfoncer ce clou
d’aménageur particulier et original de la zone des 50 pas
géométriques, le législateur (dans sa grande sagesse) a fait
émerger une notion spécifique et en a confié le traitement
aux agences: celle de l’habitat spontané.
La difficulté provient de ce
que ce même législateur a bien dit qu’il fallait délimiter
des quartiers d’habitat spontané (le Préfet en a la charge)
mais il n’a pas été jusqu’au bout du raisonnement en
indiquant, ou en faisant allusion, à la procédure à suivre
afin de résorber ces Q.H.S !
Par conséquent, il faut
inventer. Et cette invention, comme la plupart des
innovations a un coût, et il faut réussir à lui faire une
place dans l’arsenal budgétaire européen, national et local.
Il s’agit là de la mission la plus, sinon impossible, du
moins inattendue des agences!
Si les financeurs potentiels,
autres que les agences, font preuve de l’audace novatrice
que l’on est en droit d’attendre, le pari de la mise en
valeur de nos zones côtières sera gagné et les agences
pourront jouer le rôle qui est le leur, celui d’un
aménageur, car de valoriser à aménager il n’y a qu’un pas,
et non cinquante !!!
|
|
Rony
Saint-Charles |
|
Brèves
UN PROF DE
PRESTIGE EXPOSE LA GIZC
Et
comment le Recteur « aiguise » l’esprit
critique des étudiants en prépa sur le thème
de la GIZC

C’est en tant
que géographe, professeur d’Université et
spécialiste de l’espace littoral et de la
Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC)
que le Recteur, Alain MIOSSEC, s’est
adressé, jeudi 14 février, aux étudiants de
classe prépa du lycée GERVILLE REACHE.
Durant toute
son intervention, le Recteur s’est attaché à
provoquer l’esprit critique des étudiants en
évoquant tour à tour les effets « positifs »
de certaines pollutions pétrolières, la
responsabilité relative de l’Homme dans les
changements climatiques, la légitimité de
chacun (naturalistes comme entrepreneurs) à
occuper le littoral…
Le message
était clair : pratiquer la GIZC,
c’est-à-dire trouver l’équilibre entre la
protection de l’environnement et le
nécessaire développement économique de nos
sociétés, n’est pas choses aisée.
Comment
maintenir des acteurs aux intérêts
divergents sur cet espace restreint et
convoité qu’est le littoral ? Comment gérer
les conflits d’usage ?
En
rassemblant autour d’un projet commun ? Oui,
mais lequel ?
Voilà tout
l’enjeu et la difficulté de la GIZC : SE
RASSEMBLER POUR CREER ENSEMBLE.
BOIS JOLAN ET LES GALBAS : DU NOUVEAU SUR LE
LITTORAL DE ST-ANNE
Mardi
13 février, une délégation composée du Maire
de Sainte Anne, du Sous-préfet, de la DDE,
du Conservatoire du Littoral et de l’Agence
des 50 Pas Géométriques, s’est rendue sur le
littoral saintannais.
Au
programme :
Bois Jolan en
travaux
« Si on
ne fait rien sur Bois Jolan, dans 10 ans, il
n’y aura plus de plage ».
Sur la base
de ce constat dressé par l’équipe municipale
que nous pouvons que rejoindre, le
Conservatoire du Littoral a pris les choses
en main. Les travaux engagés et le projet
développé se limitent à la bande étatique
des 50 Pas Géométriques : faute de maîtrise
foncière, le Conservatoire du littoral n’a
pas pu envisager de solutions alternatives.
Mais l’objectif essentiel est bien atteint,
les aménagements ne permettent plus la
circulation motorisée sur la plage. Que les
plus sceptiques se rassurent, si Bois Jolan
leur apparaît aujourd’hui comme une vaste
étendue de tuf et de terre labourée, demain
la nature reprendra ses droits et la plage
offrira un espace encore plus agréable à
fréquenter qu’auparavant.
La suite des
travaux est programmée pour avoir lieu après
les fêtes de Pâques.
Les
Galbas en projet
Situé au
niveau du port de pêche, entre la plage de
la Caravelle et la plage communale, les
Galbas constituent un secteur à forts enjeux
économiques et touristiques. Afin
d’organiser et de valoriser de façon optimal
ce quartier, le Maire a demandé à l’Agence
des 50 Pas de réaliser une étude et un plan
d’aménagement sur la zone. Réhabiliter le
sentier littoral et fixer les activités
économiques en place semblent être les
partis pris retenus. Affaire à suivre.
|
|
Audrey MILLET |
|
|
|
Environnement Littoral
REJET
DES EAUX DE LA CENTRALE GEOTHERMIQUE DE BOUILLANTE : QUEL
RISQUE POUR LA VIE MARINE ?
Le
20.02.07 (15 heures) à la sortie du rejet en mer des eaux
de la centrale Géothermique de Bouillante.
La mer est peu agitée avec
une houle entrante orientée Sud Ouest, vitesse 3/4 nœuds.
Les dernières pluies datent de 4 jours. Aucune pluie est
prévisible. Les Conditions météorologiques sont bonnes avec
une luminosité moyenne. Une forte odeur de souffre se fait
sentir à proximité du rejet en mer. La température de l'eau
est légèrement plus élevée en surface (environ 28/29°C) et
forme des courants; à -5 mètres, elle est autour de 25 à
26°C.
Les
photos sous-marines présentent l'état de la mer après le
rejet des eaux de la centrale
La photo ci-dessous (à -2
mètres) est prise devant la grille fermant la canalisation
du rejet. On y voit des couché-soleil (abudefduf saxatilis)
et un banc de castagnoles brunes (chromis multilineata).

La photo ci-dessous est prise
au même endroit, face au large, à 180° de la photo
ci-dessus. Aucune forme de vie fixée n'est présente, juste
un amas de coraux morts (porites porites) depuis longtemps.

La photo ci-dessous (à -3,5
mètres) est prise à une dizaine de mètres de la sortie du
rejet dans le courant chaud, une pierre jonche le sol parmi
d'autres. Elle est recouverte de souffre concrétionné.

La photo suivante (à -5
mètres) est prise à une vingtaine de mètres de la sortie,
toujours dans le courant chaud, et toujours aucune forme de
vie fixée. On y trouve quelques rares labres (halichoeres
radiatus) et autres perroquets de sable.

La photo ci-dessous (à -5
mètres) est prise au dessus d'un amas de coraux morts (porites
porites). On peut y voir quelques vers spirographes fixés
(sabelle magnifique), la flore encroutante est fixée depuis
très longtemps bien que le support ne soit pas recouvert
complètement.

La photo ci-dessous (à -5,50
mètres) montre une sortie d'émanation gazeuse naturelle.
Dans cette zone, chaque mètre carré est parsemé d'un ou de
deux trous.

La photo ci-dessous (à -7
mètres) est prise aux abords du courant chaud à une
cinquantaine de mètre de la sortie des rejets, on commence à
trouver quelques formes corallifères (gorgone balais,
gorgone arborescente type noueuse). La vie reste rare.

|
|
François CERLES |
|
|
DU NEUF A VIEUX-FORT !
Les
innombrables joggers et joggeuses (oups !, pardon, il faut
dire les coureurs et coureuses) l’ont remarqué : ils seront
désormais protégés de la circulation grâce aux protections
mises en place sur la route de Rivière-sens jusqu’au site
des Trois Pointes.
Votre bimestriel vous en
parlera dans deux mois, un peu plus longuement…
|
|