Séminaire : "Comment
aménager, mettre en valeur et développer les zones
côtières de la Guadeloupe ?"
Le
séminaire sur l’aménagement, le développement et la mise
en valeur du littoral organisé le 7 décembre 2006 à
l’initiative de l’agence des 50 pas géométriques a mis
en exergue le foisonnement, la diversité et la qualité
des acteurs agissant sur la bande côtière.
Face à la complexité d’un
espace de tensions, les exposés ont montré que chaque
intervenant dispose d’un faisceau de propositions ou de
réponses qu’il partage avec son entourage selon une
chaîne de relations, parfois étendue, mais toujours
verticale ou horizontale et au sein de laquelle le
maillon Etat joue un rôle majeur.
Au cours du séminaire,
faisant œuvre de pédagogie, Madame Catherine Bersani (1)
et Monsieur Alain Miossec (2) ont rappelé les bases et
l’intérêt d’une approche fondée sur la pratique de
l’intégration dans la gestion des zones côtières. Cette
démarche, qui est également une philosophie et une
culture, a le mérite d’offrir une ligne de conduite et
des procédures.
Cette Gestion Intégrée
des Zones Côtières (GIZC) propose un modèle très
plastique mettant en avant la construction sur la zone
d’une interconnexion en maillage des acteurs. Au sein de
ce réseau, le centre peut se déplacer en tant que de
besoin, dans toutes les directions sans compromettre le
processus d’élaboration ou de réalisation d’un dessein
ou d’un projet.
Si l’idée n’est pas
neuve, elle a même présidé à la naissance de l’Internet,
son application à des disciplines, des institutions et
des populations dans un espace-frontière reste à
construire, en particulier en Guadeloupe.
Globalement, les
interventions au cours du séminaire ont confirmé
l’existence dans notre département des forces
nécessaires à la création de cette sphère de
connectivité, ce dont nul ne doutait, mais elles ont
aussi montré la masse des inerties à vaincre.
L’exposé de Monsieur Réné
Noel (3) a été à cet égard très édifiante. Il a brossé
un tableau sans complaisance de l’expérimentation GIZC
de Guadeloupe. Rappelant les liens existants entre les
démarches des Agendas 21 et celles de la GIZC, il a noté
par exemple, la ghettoïsation de la notion de GIZC
compromettant ainsi son émergence ou les interrogations
quant à la prise en compte effective dans le Programme
Opérationnel Intégré européen ou le Contrat de Projet
Etat-Région de réalisations relevant de cette démarche.
La forte présence des
élus, notamment ceux de la délégation de la collectivité
régionale chargée de l’aménagement du territoire
conduite par Monsieur Christian Jean-Charles (4) ou ceux
appartenant à la représentation nationale, identifiée en
la personne du député Joël Beaugendre (5) laisse espérer
qu’une volonté politique transcendante fera exploser les
quelques points de blocage qui entravent une gestion
intégrée, donc intelligente, de la bande littorale.
Les analyses exposées ont
donc de nouveau et clairement identifié les cercles de
compétences dont le recouvrement serait susceptible de
définir un champ commun d’actions efficaces sous réserve
d’une mise en connexion préalable.
Ces connexions existent
déjà mais soit sous forme de binôme (Région-Département,
Région-Etat, Département-Etat, Société civile-Région,
Monde associatif-Mairie, SAFER-Chambre d’Agriculture,
etc..) soit sous forme de trinôme
(Etat-Région-Département, Etat-Mairie-Population, Monde
associatif-Mairie-Région, DIREN-Conservatoire-Etat,
etc..)
La gestion intégrée n’a
pas pour objectif de détruire ces binômes ou ces
trinômes mais de les compléter en les intégrant dans un
réseau. La mise en réseau exige l’identification des
personnes ou des structures ressources et des lieux
d’échanges soit physiques (le séminaire de l’agence, les
ateliers de travail des rencontres organisées par la
Région ou le Département, etc) ou virtuels (circuit
numérique). Le réseau ne fonctionne que s’il est
alimenté par des informations, des projets, des
résultats. La rétention, tendance naturelle des
détenteurs du savoir donc du pouvoir, est son pire
ennemi
Cette interconnexion
paraît d’autant plus urgente que les institutions les
plus importantes sont entrées en 2006 dans une phase
d’élaboration de programmes destinés à être mis en œuvre
dés l’année 2007.
Ainsi, à titre d’exemple,
les Collectivités tant Régionale que Départementale, ont
élaboré divers schémas d’aménagement, d’équipement, de
développement économique ou social, parmi lesquels il
faut noter la révision du Schéma d’Aménagement Régional
et du Schéma de Mise en Valeur de la Mer par la Région.
La Direction Départementale de l’Equipement lancera des
études de diagnostics de territoire. Le C.A.U.E
travaille sur l’aménagement du territoire. L’Etat
finalise les options du POI et CPER. L’Agence poursuit
ses études et s’apprête à lancer des travaux
d’équipement.
Au plan national, comme
l’a souligné Monsieur Roger Nadeau (6) le Conseil
National du Littoral élaborera des propositions sur
plusieurs point fondamentaux et enfin, au plan
international, selon Monsieur Charbel Macdissi (7), nos
voisins de la Caraïbe attendent un signal de notre part
pour une coopération en matière de zones côtières.
En raison de son succès,
le séminaire a atteint l’un de ses objectifs. Il a
montré qu’il était possible de mobiliser les acteurs
divers du littoral, ce qui n’allait pas nécessairement
de soi, et que ceux-ci sont prêts à travailler ensemble
mais qu’il leur manque un cadre et une impulsion.
Pour que cette rencontre
ne finisse pas comme l’un des pavés de la route des
bonnes intentions, il convient de lui donner des suites
en esquissant des perspectives pour l’année 2007.
Dix axes semblent se
dégager :
former comme l’a
suggéré Monsieur Richard Yacou (8) un Club informel
des opérateurs du littoral, noyau d’un cercle de
réflexion et de propositions
réanimer le Comité de
Pilotage de la GIZC en proposant une action
transversale à ses membres
mobiliser d’autres
acteurs, notamment financiers, autour des projets de
l’expérimentation GIZC en cours
répertorier les
actions inscrites au POI et au CPER dans les divers
axes et les identifier en tant qu’éléments d’une
gestion intégrée du littoral
se servir de la
lettre numérique Guadeloupe Littoral à l’élargissant
à d’autres intervenants,
évaluer les
conditions de la création d’un site numérique propre
au club des opérateurs du littoral
coopérer avec nos
partenaires de la Martinique
engager le dialogue
avec des structures des îles de la Caraïbe
examiner les
conditions d’une participation de communes à
l’Association Nationale des Elus du Littoral
programmer et
préparer tout au long de l’année 2007 une autre
rencontre de même nature en fin d’année, les thèmes
étant fournis par les travaux du Club et du Comité
de Pilotage
Ces perspectives ne
peuvent évidemment être portées par la seule Agence des
50 pas géométriques, structure de mission et non de
gestion, oeuvrant sur la fraction urbanisée du littoral.
Cette façon de faire serait de toute façon en
contradiction avec l’esprit de la gestion intégrée d’un
territoire.
Par conséquent l’Agence,
de son coté se fixe comme objectif de sensibiliser à la
gestion intégrée du littoral tous les partenaires
naturels potentiels. Ils leur appartiendra de prendre le
relais. Pour faire le point, prenons rendez-vous ici, à
la même place, dans quatre mois…En attendant Bonne Année
à tous.
(1) Catherine Bersani :
Inspecteur Général de l’Equipement, Conseil Général des
Ponts et Chaussées
(2) Alain Miossec :
Professeur d’Université, géographe, Recteur de
Guadeloupe
(3) René Noël : Maire de
la Désirade, Conseiller Général, Président du Comité de
Pilotage de la GIZC
(4) Christian
Jean-Charles : Vice-Président du Conseil Régional,
Président de la Commission du Plan, de l’Aménagement du
Territoire, du Transport et des T.I.C
(5) Joël Beaugendre :
Député–maire de Capesterre-Belle-Eau
(6) Roger Nadeau : Maire
du Prêcheur, Président de l’Agence des 50 pas de la
Martinique, membre du Conseil National du Littoral,
membre du conseil d’administration de l’Agence des Aires
marines protégées
(7) Charbel Macdissi :
Professeur d’économie à l’Université Antilles-Guyane
(8) Richard Yacou : maire
de Siante-Rose, Conseiller Général, Président de
l’Agence des 50 pas géométriques de Guadeloupe
Autres intervenants :
Patrice Ganot -
Directeur-adjoint de la SAFER
Marc Poujet
Jean-Marie FLOWER -
Directeur Conservatoire Botanique de la Guadeloupe
Félix LUREL - Dr en
Sciences Environnementales
Gérard BERRY -
Délégué régional du Conservatoire du Littoral
Audrey MILLET - Chargée
de mission agence des 50 pas géométriques de Guadeloupe
Corinne VINGATARAMIN -
Direction Aménagement du Territoire au Conseil Régional
Yves-Michel DAUNAR -
Directeur Agence des 50 pas géométriques de la
Martinique
Jean-Paul FISHER -
Président ASMOSD ( Association des maîtres d'ouvrages
sociaux)
Jack SAINSILY -
Directeur CAUE de Guadeloupe
Pierre LOMBION - CCEE
de Guadeloupe
Jocelyn JALTON -
Président du CESR de Guadeloupe
Guadeloupe Littoral®
Concours Logo
A la recherche du logo de
Guadeloupe Littoral® : sur la piste lycéenne
Les
célébrités le savent bien : là où une personnalité et
une identité sont primordiales, un visage est
fondamental. A quoi cela sert-il d’être doté d’une personnalité
(brillante, bien entendu…) si personne ne peut vous
identifier parce qu’il ne vous a jamais vu ???
Guadeloupe Littoral®
disposait certes, d’une identité et s’était même, au fil
des articles, forgé une personnalité. Mais il nous
manquait un signal de reconnaissance, c’est à dire un
logo.
L’élaboration d’un logo
n’est pas chose aisée. Parmi toutes les solutions
possibles, l’équipe de Guadeloupe Littoral®
a décidé de faire confiance à la jeunesse en donnant à
des lycéens la possibilité d’exprimer leur talent.
Avec l’aide précieuse du
Rectorat de la Guadeloupe, un concours scolaire a
été lancé entre les 2 octobre et 17 novembre derniers.
Réservé aux lycées de Guadeloupe, il était doté de cinq
prix : ceux du podium (première, deuxième et troisième
places) ainsi que ceux à remettre au lycée puis à la
classe ayant eu la meilleure participation.
Cinq établissements
(Lycée de Rivière des Pères, de Baimbridge,
Augustin ARRON, Paul LACAVE et Louis
DELGRES) ont transmis au total 196 propositions de
logos.
Ces logos ont été ensuite
examinés par un jury composé des représentants de
Guadeloupe Littoral®
accompagnés d’un géographe expert du littoral (Alain
MIOSSEC), d’un infographiste professionnel (Guillaume
ZBINDEN) et du Président du comité de Pilotage de la
GIZC Guadeloupe (René NOEL).
Le travail du Lycée de
Rivière des Pères a remporté les suffrages. Il était
suivi de prés par Véronique CAMBIUM du Lycée de
Baimbridge et Christina RAMJATAN du lycée Louis
DELGRES. Elles occupent respectivement la deuxième et la
troisième place.
Avec la remise de 73
logos, le Lycée ARRON s’est vu décerné la palme de la
plus forte participation et la seconde GT 6 du Lycée de
Rivière des Pères a connu la meilleure participation
avec 29 logos réalisés.
ERNEST Ludovic, le
premier prix, verra désormais son nom attaché à celui du
logo de Guadeloupe Littoral®
dans toutes nos parutions. Cette faveur, certes
prestigieuse mais peu nourrissante, a été complétée par
la remise d’un caméscope numérique, d’un bon d’achat de
300 € et l’offre d’une semaine de stage chez un
professionnel de l’infographie.
Véronique CAMBIUM a reçu
une tablette graphique accompagnée d’un bon d’achat de
100€ (pour la deuxième place) et Christina RAMJATAN un
appareil photo numérique.
ERNEST Ludovic
Véronique
CAMBIUM
Christina
RAMJATAN
Ces récompenses ont été
remises aux différents lauréats lors d’une soirée tenue
le 09 décembre à Gourbeyre. Cette soirée, placée sous le
haut patronage du Recteur d’Académie, Monsieur Alain
Miossec, a été l’occasion de remercier et surtout
féliciter l’ensemble des élèves pour leur participation
à ce concours.
Certains esprits se sont
chagrinés de ce que la réalisation d’un élément aussi
important ne soit pas confié à un graphiste
professionnel. Certes le logo rendu aurait été peut-être
plus…professionnel. Mais le travail réalisé par le
milieu scolaire confirme le potentiel existant en
Guadeloupe dans le secteur de l’infographie, présente
des acteurs de demain, intéresse ces derniers au
littoral ainsi qu’à toutes ses thématiques et à
l’ensemble des acteurs de Guadeloupe Littoral®.
Cette dernière
a aussi pour vocation d’apporter sa pierre à l’édifice
Guadeloupe.
En résumé, il manquait
un logo à Guadeloupe Littoral®.
Nous l’avons. C’est le nôtre.
C’est surtout le vôtre.
Rony Saint-Charles
Rencontre Man and Biosphère
Les Réserves de Biosphère
françaises se sont
réunies en Guadeloupe du
11 au 15 décembre 2006
Les gestionnaires
des Réserves de Biosphère françaises organisaient pour
la première fois leurs rencontres annuelles en
Guadeloupe.
Cette réunion s’est
déroulée du lundi 11 au vendredi 15 décembre 2006 à
la Sucrerie du Comté à Sainte-Rose, sous la
présidence de Monsieur Robert BARBAULT, Président du
Comité français du Programme sur l’Homme et la Biosphère
(Man and Biosphere –MaB) de l’UNESCO.
Les représentants de 10
Réserves de Biosphère existant sur le territoire
français –dont deux (Guadeloupe et Polynésie) se
trouvent situées outre-mer- ont consacré les trois
premières journées de cette semaine de travail à
échanger sur leurs problèmes communs : programmes de
recherche, animation du réseau, pédagogie, projets de
futures réserves, etc.
Ces séances de réflexion
et d’échange d’expériences se sont prolongées par des
visites sur le terrain, en particulier sur des espaces
et des sites où s’illustre de façon exemplaire l’intérêt
de la Réserve de Biosphère de l’archipel de la
Guadeloupe.
A l’écoute des
partenaires et de la population locale
Ces rencontres furent
précisément l’occasion pour les participants de se
pencher sur le cas de la Guadeloupe dont le dossier est
actuellement en cours de révision.
Le vendredi 15
décembre notamment, une réunion de travail avec les
partenaires locaux de la Réserve, et une séance
publique présidée par Monsieur Jean-Jacques BROT,
Préfet de la Région Guadeloupe, ont permis à la
population intéressée de venir s’informer sur les
objectifs de cette révision mais aussi et surtout de
faire connaître son point de vue sur l’évolution
souhaitable du projet.
Cette réunion publique
était animée par le journaliste Denis Cheissoux,
animateur de l’émission « CO2 mon amour » sur
France-Inter.
Ces rencontres étaient
organisées grâce au concours de la Région Guadeloupe, du
Conseil Général, et de la Municipalité de Sainte-Rose.
La Réserve de Biosphère
de l’Archipel de la Guadeloupe
La réserve de Biosphère
de l’Archipel de la Guadeloupe a été désignée par
l’UNESCO en 1992.
Sa partie centrale est
composée :
des parties de la
forêt tropicale humide classées Parc national depuis
1989
de la Réserve
Naturelle du Grand Cul-de-Sac marin créée en 1987
soit un ensemble de près
de 40 000 hectares.
Sa zone tampon représente
quelque 15 000 hectares. Elle est constituée de la forêt
départementale non classée Parc national, et des
domaines publics, maritimes et terrestres, composés de
mangroves
Sa zone de transition
(environ 31 000 hectares) comprend la zone périphérique
du Parc national, ainsi que la périphérie côtière et le
lagon de la baie du Grand Cul-de-Sac marin.
Comme toute Réserve de
Biosphère, elle est destinée à remplir trois fonctions
complémentaires :
une fonction de
conservation, pour préserver les ressources
génétiques, les espèces, les écosystèmes, et les
paysages
une fonction de
développement, pour encourager un développement
économique et humain durable
une fonction de
support logistique pour soutenir et encourager les
activités de recherche, d’éducation, de formation,
et de surveillance continue
En Guadeloupe, la
création de la Réserve de Biosphère ayant reposé sur
l’existence des espaces protégés de grande taille et de
grande qualité environnementale, c’est l’établissement
Parc national qui s’est vu confier la gestion et
l’animation de la Réserve.
Qu’est-ce qu’une Réserve
de Biosphère ?
Les Réserves de Biosphère
ont été conçues en 1974 pour répondre à l’une des
questions essentielles qui se posent au monde
d’aujourd’hui : « comment concilier la conservation de
la diversité biologique, la recherche d’un développement
économique te social harmonieux, et le maintien des
valeurs culturelles associées ? »
On en dénombre
aujourd’hui près de 500 réparties dans plus de 100 pays.
Elles constituent un réseau international qui favorise
les échanges d’information, d’expérience, et personnes.
Elles sont destinées à :
contribuer à la
conservation des écosystèmes, des paysages, des
espèces, et de la variabilité génétique
encourager un
développement économique respectueux d la nature et
des a culture locale
mettre en place un
appui logistique pour la recherche et la
surveillance de l’environnement
encourager la
formation
favoriser
l’implication des populations dans les décisions qui
concernent leur région
Pour remplir ces
fonctions complémentaires, les Réserves de la Biosphère
sont constituées de trois zones :
Les actions entreprises
au sein des Réserves de la Biosphère sont conduites dans
un cadre statutaire qui définit les conditions d’un bon
fonctionnement du réseau mondial.
La procédure de révision
En 1995, les responsables
du programme MaB de l’UNESCO ont insisté sur la
nécessité de réfléchir à une gestion des Réserves plus
ouverte, évolutive, et susceptible d’adaptations.
Selon le principe adopté
lors de la Conférence de Séville, chaque Réserve de la
Biosphère doit faire l’objet d’une procédure de révision
périodique dont le principal objectif est de s’assurer
qu’elle remplit effectivement les fonctions de
conservation, de développement, et de support logistique
qui lui sont dévolues.
Cette procédure de
révision doit notamment prêter une attention
particulière aux relations de la Réserve avec les
partenaires institutionnels qui seront activement
impliqués dans le processus.
La procédure de révision
doit déboucher sur un véritable projet de développement
durable issu des acteurs du territoire. La méthode
consiste d’abord à réaliser un diagnostic afin de :
identifier les
points forts et les points faibles du territoire de
la Réserve
identifier les
attentes, les besoins, et les actions à mettre en
place
collecter les
données relatives au territoire
Un document d’objectifs
sera élaboré ensuite qui servira de document de
référence pour la coordination, la gestion, et
l’animation de la Réserve de la Biosphère. Les
différentes étapes de la démarche seront validées par un
Comité de Pilotage composé de représentants des
Collectivités locales, des services de l’Etat, des
acteurs socio-économiques de la Guadeloupe.
La procédure de révision
de la Réserve de la Biosphère de la Guadeloupe sera
définitivement adoptée lors de la rencontre annuelle des
Réserves de la Biosphère françaises sui se tiendra en
Guadeloupe au mois d’octobre 2006.
Le programme MaB
Le programme sur l’Homme
et la Biosphère (Man and Biosphere – MaB) a été lancé
par l‘UNESCO en 1971 afin d’améliorer notre
compréhension des facteurs écologiques, économiques, et
sociaux en vue de mieux gérer les ressources et tenter
de réduire ou de limiter les conséquences souvent graves
des activités humaines sur l’environnement :
désertification, érosion, déprise rurale, urbanisation
galopante…
Le programme MaB
s’emploie à promouvoir l’information scientifique et les
savoirs traditionnels en s’appuyant sur la mission de
l’UNESCO dans les domaines de l’éducation, de la
science, de la culture, et de la communication.
MaB France
Le Comité français du MaB
a été créé dès le début des années 1970 pour coordonner
les activités des Réserves de la Biosphère au niveau
national et en coopération avec d’autres pays. Il assure
les relations avec la Division des sciences écologiques
de l’UNESCO, les ministères, et les instituts de
recherche.
Actuellement, MaB France
anime un réseau de 10 territoires de grande diversité
biologique, humaine, et paysagère, des îles de Bretagne
à celles des Antilles et de la Polynésie, en passant
par les montagnes des Vosges, et des Cévennes, ou les
marais de la Camargue.