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Combien de fois dirons nous qu’il convient de concilier aménagement et préservation de l’environnement ? Pas assez sans doute pour que ce principe prenne corps au quotidien.

A l’heure où tous les regards sont tournés vers la Route du Rhum, Guadeloupe Littoral souhaite à nouveau mettre l’accent sur cette apparente antinomie entre présence humaine et préservation environnementale. Des dispositifs existent, notamment le plan POLMAR auquel nous consacrons un article, mais semblent oubliés voire occultés pour ne nous laisser que des exemples d’inachevé. L’aménagement de Four à Chaux à Grande-Anse (Trois-Rivières) laisse ce sentiment et apparemment quelques regrets.

Comme indiqué dès nos débuts, Guadeloupe Littoral®  n’a pas vocation à s’ériger en donneur de leçons, mais ambitionne de susciter le débat sur le littoral urbain ou naturel. Une urbanisation harmonieuse du littoral est-elle un objectif par trop idéaliste ?

Nous passons pour n’avoir que le pouvoir du verbe ; mais le verbe suscite l’action. Exclure l’un ou l’autre revient à vouloir faire de la musique sans les instruments. La question s’impose alors : quelle mélodie voulons-nous pour notre littoral ?

Rony Saint-Charles

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Mylène VALENTIN

ONF

Wilfrid DEMONIO

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Gérard BERRY

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Régis RUBIEN

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Parc National

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Abdi ABDILLAHI

Agence des 50 pas


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 Environnement Littoral

Le plan POLMAR revu et testé

Un exercice spectaculaire a eu lieu le vendredi 29 septembre 2006 dans la commune du Gosier. Autour d’un scénario catastrophe, le plan ORSEC et le Plan POLMAR ont été testés.

Simulant l’arrivée d’un ouragan ces dispositifs d’urgences ont mis en situation tous les services de l’état devant intervenir en cas d’accident réel ainsi que d’autres organisations (associations,...). A l’issu du passage du phénomène cyclonique 2 appels de détresse sont enregistrés. Le premier émane d’un bateau de passagers échoué - le plan orsec est déclenché. L’autre provient d’un navire plus important dont le réservoir est percé. Le plan polmar est lancé pour éviter que des quantités importantes de carburants ne polluent la mer et nos côtes

Le plan polmar constitue un dispositif d’urgence en cas de pollution accidentelle des milieux marins et côtiers.

Il permet la mobilisation et la coordination des moyens de lutte sous l’autorité du Préfet.

Il inclut des actions en mer mais également sur le littoral terrestre qui constitue le plan polmar terre.

En effet, la majeure partie du littoral guadeloupéen possède une richesse biologique indéniable et on y trouve de nombreuses espèces remarquables sensibles.

Dans le cadre du plan polmar terre, une carte de sensibilité du littoral dresse un inventaire des zones particulièrement sensibles d’un point de vue écologique et socio-économique.

Celui-ci prend en compte les trois écosystèmes littoraux présents dans l’archipel : les récifs coralliens, la mangrove et les herbiers de phanérogames marines.

Le plan polmar terre prévoit en cas de pollution dans ces milieux fragiles un plan de secours pour la faune dont l’avifaune, les tortues marines et les mammifères marins.

Sont définis dans ce plan, la sensibilité écologique du milieu, la présence d’espèces animales remarquables (oiseaux, baleines, tortues), la présence des principales biocénoses marines (coraux, herbiers, mangrove) et les espaces littoraux protégés (réserves, .. )

Lorsque la procédure d’alerte est actionnée les intervenants sont mobilisés afin de déterminer dans les meilleurs délais les caractéristiques de l’accident : sa localisation, le type de milieu touché par la pollution, le nombre d’intervenants nécessaires...

Ainsi , dès qu’une marée noire atteint les côtes, il est prévu de :

1/ Déterminer de l’état de l’environnement avant l’arrivée de la pollution

Des prélèvements d’eau de mer et de sédiments devront être effectués sur les plages, en mer, ainsi que sur des espèces vivantes (coquillages et poissons) dans la zone susceptible d’être polluée, avant l’arrivée de la marée noire.

2/ Evaluer de l’importance de la pollution

Les sites pollués – zones de baignades et zones de pêche à pieds – devront être inspectés pour quantifier la pollution. Ces visites de terrains permettront d’évaluer précisément le degré de contamination de chaque site et de déterminer les zones d’intervention prioritaires.

Cette démarche sera simplifiée par l’utilisation de l’atlas de sensibilité du littoral guadeloupéen, fondé sur les critères biogéomorphologiques et/ou économiques du littoral. L’évaluation précise permettra de répartir et de coordonner efficacement les opérations de nettoyage du littoral.

 

3/ Effectuer des prélèvements destinés aux actions en justice

Ils permettront d ‘établir la preuve de l’accident et d’évaluer les dommages subis.

4/ Effectuer les prélèvements destinés à orienter les choix techniques de lutte et de traitement

Le produit polluant sera analysé afin de déterminer sa composition et d’orienter les techniques de dépollution

5/ Réaliser l’inspection visuelle et la sélection des stations de prélèvement

Un examen visuel permet de fournir une première évaluation de l’état des plages et des zones de baignade. Des stations de prélèvement sont ensuite sélectionnées en fonction de la localisation de l’accident et de l’ampleur de l’accident.

6/ Mettre en place la procédure de suivi sanitaires et environnemental

Elle devra être mise en place assez rapidement pour les zones de baignade, les espèces commercialisées, les sédiments et les zones sensibles.

Parmi les acteurs potentiels on peut citer, les associations, les vétérinaires, les centres de sauvegarde de la faune, de relais, les administrations et d’établissements publics compétents.

 Espérons que nous n’ayons jamais à mettre en application ces dispositifs ! !

 

Mylène VALENTIN

 

Un projet de sanctuaire pour les mammifères marins des  Antilles Françaises

  Lors de la dernière réunion de la Commission Baleinière Internationale qui s’est tenue du 16 au 20 juin 2006 à Saint -Christophe et Nièves, la France a présenté son projet de sanctuaire pour les mammifères marins dans les Antilles françaises.

Ce projet qui comprend les eaux sous juridiction française de la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et de Saint-Barthélémy, vise à assurer la conservation des habitats et des mammifères marins présents dans cette zone. Plusieurs espèces de baleines (baleine à bosse, cachalot, rorquals…) et de petits cétacés (globicéphale, grand dauphin, dauphin tacheté pan-tropical …) fréquentent ces lieux pour leur repos, leur alimentation, leur reproduction ou l’élevage des jeunes.

Le sanctuaire a pour but de protéger ces animaux contre toutes causes de perturbation provenant des activités humaines. Il aura pour objectif de concilier le développement harmonieux des activités socio-économiques avec la préservation des habitats  Il complétera ainsi la protection intégrale de tous les mammifères marins par la délimitation d’une zone où dans le cadre d’un processus de concertation entre tous les acteurs (administrations, élus, usagers de la mer, scientifiques et associations de protection de la nature...) une gestion cohérente sera préconisée. Ce projet permettra par exemple de mieux organiser le whale-watching et la recherche  A terme, un parc naturel marin pourrait être mis en place. Les partenaires des deux régions de Guadeloupe et de Martinique ont élaboré un calendrier et une méthodologie de travail.

Cette démarche, inscrite dans la stratégie nationale française de préservation de la biodiversité, se veut également ouverte aux autres pays de la Caraïbe qui pourraient s’affilier à ce projet commun de conservation  des cétacés. Une telle initiative répond par ailleurs aux objectifs de la convention de Carthagène (sur la conservation du milieu marin) et à ceux de son protocole relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées (protocole SPAW).

Après le sanctuaire Pelagos en Méditerranée associant la France, l’Italie et Monaco, les sanctuaires de Polynésie française et de Nouvelle Calédonie, la France confirme au travers de ce nouveau projet son engagement en faveur de la conservation des cétacés.

 

Mylène VALENTIN

 

PÊCHE AUX LAMBIS – RAPPEL DE LA REGLEMENTATION

Seuls les professionnels inscrits ont le droit de pêcher le lambi.

Nous sommes en période de pêche : du 1er octobre au 21 janvier. En principe le mois de janvier est réservé à la pêche profonde au-delà de 20m (parce qu'il n'y a plus que des juvéniles au dessus).

Interdiction de tout temps de pêcher les lambis sans pavillon. Ils ne sont pas adultes. Il faut leur laisser deux saisons de ponte pour qu'ils participent à la reproduction.

Un lambi qui a un pavillon incomplet et trop fin (dans ce cas on peut lui casser le bord à la main) n'a que 3 ans et ne peut pas se reproduire.

Seuls les lambis à pavillon bien formé et assez épais (qui ne se casse pas à la main) peuvent être pêchés.

Des lambis normaux adultes sont assez gros pour qu'il en faille seulement 3 pour faire un kg mais la tolérance est de 4 lambis /kg.

Bien entendu, la pêche avec bouteilles est interdite. Il est prévu de saisir le bateau et de percer les bouteilles des contrevenants.

Les plaisanciers n'ont pas le droit de pêcher même avec un pêcheur inscrit.

Il est bon de le rappeler car il nous revient que des pêcheurs sont contactés par diverses personnes dont ce n’est pas la profession mais qui veulent aller pêcher avec eux. C’était la rubrique « à chacun son métier… ».

La survie de l’espèce dépend du respect de ces règles. Pour être véritablement efficaces, elles ne devraient pas être appliquées qu’à la seule Guadeloupe. Aussi, j’invite les consommateurs à vérifier l’origine des lambis qui leur sont proposés hors saison (la congélation a souvent bon dos).

 

Liliane FRENKIEL

Boucle de  Vieux-Fort, à Saint-Louis de Marie-Galante

Douceur des paysages côtiers et de l'étang de la Rivière de Vieux-Fort.

Située au nord de Saint-Louis, sur la côte ouest, cette balade nous fait découvrir la douceur des paysages côtiers et de l'étang que forme l'estuaire de la Rivière de Vieux-Fort, unique en son genre. La quiétude de ces plages magnifiques est comme un voile apaisant sur la cohabitation difficile entre les colons blancs français et les Caraïbes, que vient cependant nous rappeler la "Plage du Massacre" . 

 

Longueur: 9 km 00 environ (boucle)                   

Période: toute l'année

Dénivelé : 140 mètres

Equipement: randonnée légère, chaussures de marche, chapeau, eau, lunettes de soleil, maillot de bain

Durée : 3 h 00  environ 

Point d'eau: néant

Difficulté: 2/6

Balisage : jaune       

Carte IGN N° 4607 GT (2002)

 

Départ :

À partir de Saint-Louis, prendre la D 205 en direction de Vieux-Fort, s’arrêter sur le parking ombragé de l’Anse Canot.

Description :

La balade débute à l'extrémité sud de la plage de l’Anse Canot et conduit vers la Pointe De Mays puis sur la plage de Moustique. C’est le pays des campêches (Haematoxylon campechianum), bois qui donne le meilleur charbon. Amandier, cocotier, catalpa, mancenillier, raisinier bord de mer, poirier, gommier rouge, pervenche de Madagascar, frangipanier blanc, verveine queue de rat nous accompagnent tout du long. Au niveau du pont, nous reprenons notre balade : Anse de Mays, Pointe du Cimetière, d'où nous pouvons admirer la baie de St-Louis. Nous pénétrons le tiède ombrage d'une forêt littorale par un sentier qui nous conduit à l'Anse la Frais. Quittant la plage, nous empruntons une trace qui s'élève un peu, et suivons la ravine profonde au nom évocateur de Trou Massacre, avant le Morne du Massacre. Le moulin de Chalet (1843) marque le paysage de ses 7 mètres de haut sur 7 mètres de diamètre à la base. Un chemin en pente douce conduit vers Belle Plaine et à la route empierrée de Merlet. Après la traversée d'un palier, nous pouvons découvrir sur la gauche le moulin de Merlet, à moitié caché par la végétation mais en très bon état, en belle pierre rose et enduit. Nombreux points de vue : Rivière Vieux-Fort, Les Bas, Grande-Terre et Désirade qui se confondent avec l'horizon. Descente vers la route D 205 pour atteindre la trace qui longe la berge de la Rivière du Vieux-Fort. Elle s'est transformée ici en un bassin naturel très large où s'est installée une mangrove qui surprend tout en dégageant un charme particulier. Flore classique de la mangrove : mangles, malanga grand bois, arum, prairies humides pour l'élevage et les cultures maraîchères. Nous comprenons bien le choix des Caraïbes qui cultivaient ici leurs jardins. De même, les premiers colons s'étaient installés sur cette même zone, d'où les conflits perpétuels qui devaient finalement se terminer dans un bain de sang ! L'histoire nous apprend qu'en 1653, des colons venus de Martinique ont profité de l'absence des hommes partis guerroyer en Jamaïque pour commettre l'irréparable : le viol collectif des femmes d'un village de la Dominique ! La réplique a été terrible, puisque les guerriers caraïbes, trop faibles pour s'en prendre à la Martinique, se tournèrent vers Marie Galante et massacrèrent tous les colons de Vieux-Fort avec une telle violence, que l'endroit porte depuis le nom de "plage du massacre". Nous arrivons en effet sur la plage de Vieux-Fort, puis au sommet de la Pointe Fleur d'Epée sur le site d'une ancienne batterie, dont un canon est encore visible... dans la mer en contrebas, plage de l'Anse Canot, la boucle est bouclée. Les habitants de ce "petit coin tranquille" vivent aujourd'hui de la pêche et du charbon de bois, tout en essayant de développer des activités touristiques et artisanales, partons les rencontrer.

En conclusion de notre balade, prenons un bain bien mérité dans cette eau limpide et calme qui invite au farniente.

 

Gérard BERRY

 

Brèves : 2ième Journée de nettoyage du littoral

Opération de nettoyage du littoral

  Le dimanche 1er octobre 2006, était organisée la 2ième journée de l'opération de nettoyage du littoral. Compte rendu sur le secteur de la route de Vieux-Fort.

En partenariat avec la DIREN et l’URAPEG, le Conservatoire du Littoral, l’OGMC, l’ONF, l’AG50PAS, les associations VIEUX-FORT l’OLIVE, LYONS CLUB DOYEN B/TERRE, Anciens de la JVF et VERTE VALLEE, avons participé à l’opération de nettoyage du littoral nord de VIEUX-FORT, de l’Anse TURLET à TROIS POINTES, soit sur une longueur de 2 KM environ, et 140 000 m².

Nous avons ramassé 150 sacs de déchets divers, bouteilles et sacs plastics, tissus, emballages, 30 pneus, 10 batteries, 5 m3 environ d’encombrants : matelas, sommiers, cuisinières, TV, ordinateurs, moteurs et diverses pièces de voitures.

L’ONF a mis à disposition camionnette et chauffeur pour regrouper et transporter les déchets dans une seule place, en l’absence de benne. L’opération a duré de 7 h 00 à 11 h 30 pour les membres de l’OGMC qui a tenu dans la fouléé son AG ordinaire, en mairie de Vieux-Fort. Les autres ont continué jusqu’à 13 h 00. En plus du ramassage de déchets, nous avons tenu à commencer le nettoyage et débroussaillage, au coutelas et à la débroussailleuse. En tout, 77 personnes ont participé à l’opération, de 5 ans à 85 ans ! Et avec le sourire, mais en souhaitant ardemment ne pas en rester là ! Nous étudions la possibilité de reprendre une opération durable avec réhabilitation de ce site… affaire à suivre donc.

 

Gérard BERRY

 

 

 Du côté de la loi

Règlements et sanctions sur les 50 pas

  Pour protéger la zone des 50 pas géométriques (notamment dans les zones naturelles), il existe une réglementation précise et en cas d'infractions constatées des sanctions adaptées pour dissuader les contrevenants. Nous vous présentons dans cette article les 3 premiers règlements d'une série de 12.

 

OCCUPATION NON AUTORISEE

DU DOMAINE PUBLIC MARITIME

 

( D P M )

 

 

 

CARACTERISATION DE L'INFRACTION

 

 Tous travaux et installations, à caractère permanent ou régulier (cas d’étals, de voitures ambulantes permettant la vente d’articles, de transats à la location sur une plage, d’une construction ou abri, …) édifiés ou installés sans autorisation de l’Etat , appelé également « contravention de grande voirie ».

Services habilités à intervenir :

Tous officiers ou agents de police judiciaire (le maire et leurs adjoints, police, gendarmerie), ainsi que tous les fonctionnaires et agents de l'Etat et des collectivités publiques commissionnés à cet effet par le maire ou le ministre chargé de l'urbanisme

Assermentation :

agents commissionnés pour constater les infractions au code de l’urbanisme.

Dans la pratique :

la DDE dresse couramment des PV d’infraction au code de l’urbanisme : contacter la subdivision territoriale de la DDE compétente territorialement (entrée sur le site par : le territoire de la commune où se situe l’infraction)

 

Assermentation :

agents commissionnés pour constater les infractions au code de l’urbanisme.

 

SANCTIONS

 

Régime contraventionnel (amende) - Toutefois, le PV et sa notification, sont des préalables indispensables à toute action visant à évincer l’occupant, et à lui demander de remettre les lieux en l’état initial.

 

OBSERVATIONS 

 En vertu de l’article L.774-2 du Code de Justice Administrative, le Préfet, dans les dix jours qui suivent la rédaction du procès-verbal, notifie au contrevenant, copie du procès-verbal avec citation à comparaître dans le délai d’un mois devant le tribunal administratif

 

 

TRAVAUX NON AUTORISES

 

 

 

 

CARACTERISATION DE L'INFRACTION

§   Exécution de travaux non autorisés par un permis de construire

§   Travaux réalisés en violation des règles du POS ou du PLU ou encore du SMVM valant directive territoriale d’aménagement

 

Services habilités à intervenir :

 

 

 

Tous officiers ou agents de police judiciaire (le maire et leurs adjoints, police, gendarmerie), ainsi que tous les fonctionnaires et agents de l'Etat et des collectivités publiques commissionnés à cet effet par le maire ou le ministre chargé de l'urbanisme

 

Assermentation : agents commissionnés pour constater les infractions au code de l’urbanisme

Notamment : tous OPJ (maire, OPJ gendarme, et agents DDE assermentés – contacter la subdivision DDE)

 

Dans la pratique : la DDE dresse couramment des PV d’infraction au code de l’urbanisme : contacter la subdivision territoriale de la DDE compétente territorialement (entrée sur le site par : le territoire de la commune où se situe l’infraction)

 

 

 

SANCTIONS

Amende comprise entre 1 200 €uros et un montant qui ne peut excéder, soit, dans le cas de construction d'une surface de plancher, une somme égale à 6097,96 €uros par mètre carré de surface construite, soit, dans les autres cas, un montant de 300 000 €uros.

En cas de récidive, outre la peine d’amende, un emprisonnement de six mois peut être prononcé.

 Peine complémentaire : condamnation à la mise en conformité des lieux ou des ouvrages avec les règlements, l'autorisation ou la déclaration en tenant lieu, soit à la démolition des ouvrages ou soit à la réaffectation du sol en vue du rétablissement des lieux dans leur état antérieur sous délais et sous astreinte de 7,5 à 75 €uros par jour de retard.

 

OBSERVATIONS 

§ les constatations du procès-verbal doivent être complétées utilement par des documents photographiques, en cas d’achèvement des travaux il est nécessaire de produire tout élément susceptible d’établir la date de l’achèvement,

§ En l’absence de permis de construire l’intervention d’un arrêté interruptif des travaux est obligatoire.

 

 

 

 

EDIFICATION IRREGULIERE DE CLOTURE

 

 

 

CARACTERISATION DE L'INFRACTION

Edification de clôture sans autorisation pouvant limiter ou empêcher l’accès au rivage

Travaux réalisés en violation des règles du POS ou du PLU

Services habilités à intervenir :

 

 

 

Tous officiers ou agents de police judiciaire (le maire et leurs adjoints, police, gendarmerie), ainsi que tous les fonctionnaires et agents de l'Etat et des collectivités publiques commissionnés à cet effet par le maire ou le ministre chargé de l'urbanisme

 

Assermentation : agents commissionnés pour constater les infractions au code de l’urbanisme.

 

Dans la pratique : la DDE dresse couramment des PV d’infraction au code de l’urbanisme : contacter la subdivision territoriale de la DDE compétente territorialement (entrée sur le site par : le territoire de la commune où se situe l’infraction)

 

Assermentation : agents commissionnés pour constater les infractions au code de l’urbanisme.

 

 

 

SANCTIONS

Amende comprise entre 1 200 €uros et un montant qui ne peut excéder  300 000 €uros.

En cas de récidive, outre la peine d'amende un emprisonnement de six mois peut être prononcé.

 

Peine complémentaire : condamnation à la mise en conformité des lieux ou des ouvrages avec les règlements, l'autorisation ou la déclaration en tenant lieu, soit à la démolition des ouvrages ou soit à la réaffectation du sol en vue du rétablissement des lieux dans leur état antérieur sous délais et sous astreinte de 7,5 à 75 €uros par jour de retard.

 

OBSERVATIONS 

Les constatations du procès-verbal doivent être complétée utilement par des documents photographiques.

En cas d’achèvement des travaux tout élément susceptible d’établir la date de l’achèvement doit être produit.     

La déclaration de clôture est exigible dans les communes dotées d’un POS ou d’un PLU.

 

Régis RUBIEN

 

 Coup de Gueule

L’Anse à Jacques saccagé

 L’Anse à Jacques situé sur la commune du Gosier a la particularité d’être en partie en F.D.L ( forêt domaniale du littoral) et dans la zone des 50 pas géométriques naturels, propriété du conservatoire du littoral.

Le site classé « espace littoral remarquable » au titre de l’article l-146-6 de la loi littoral est entièrement géré  par l’ONF.

 

A la suite d’une longue procédure judiciaire, le restaurant qui occupait illégalement la plage  fut détruit le 8 juillet 2004.

L’ONF et le conservatoire du littoral ont pu mettre en oeuvre début 2006 un programme d’aménagement en partenariat avec la commune du Gosier.

 

Ces travaux de réhabilitation avaient pour but  de :

 

  • redonner au site un caractère naturel

  • de montrer l’action positive et efficace des services de l’état et des établissements publics dans le cadre d’une procédure judiciaire

  • d’assurer l’ entretien du site et d’organiser l’accueil des visiteurs.

 

Le site fut alors équipé d’un parking, de carbets et de tables bancs, de barbecues, d’un enclos à poubelles en bois.

L’accès des véhicules étant limité par des blocs rocheux et quelques plantations venant agrémenter le site.

 

 

 

Cet aménagement se voulait  exemplaire car associant différents partenaires autour d’un enjeu majeur : la ré-appropriation et la réhabilitation d’un espace naturel occupé illégalement ayant une vocation publique et touristique.

 Quelques mois après leurs installations, ces équipements publics destinés à favoriser l’accueil de tous les guadeloupéens ont été détruits ! ! Les blocs limitant l’accès des véhicules ont été arrachés et on dénombre de nombreux encombrants et divers déchets ! !

 

De tels actes qui malheureusement se répètent dans notre archipel mettent en péril nos efforts communs pour un meilleur cadre de vie ! !

Nous ne pouvons être témoins de ces agissements sans réagir ! !

Chaque année les propriétaires et gestionnaires d’espaces naturels élaborent un programme d’aménagement de sites. Ces investissements ont un prix supporté par tous, nous ne pouvons accepter leur dégradation ! !

 

 

 

 

 

 

Mylène VALENTIN

 Littoral et aménagements

Aménagement à Grande Anse Trois Rivières

  Il y a quelques mois, passant à la nuit tombante sur la route de Vieux Fort à Trois Rivières, mon attention fut attirée par un mur apparemment ancien que je n’avais pas, me semble t-il, jusque là remarqué. Sur la gauche un peu avant l’accès à la plage. Quelques temps après une inquiétude relayée par la presse m’apprend l’origine de ce mur et pourquoi il n’était pas visible auparavant : un projet de lotissement menace un ancien four à chaux.

Et de fait, lors de mon passage suivant (un peu plus tôt pour les photos), voici ce que je découvre :

 

Au-delà de la sauvegarde de ce monument, l’importance du défrichement m’interpelle ; il dégrade le paysage du secteur de la Grande Anse, jusqu’à présent relativement préservé du bétonnage intempestif.

Pour tout dire, je trouve la plage de Grande Anse particulièrement photogénique avec son sable noir qui ne joue pas au cliché de la carte pour touriste européen. Et, quand on est dans l’eau, une fois la barre franchie, la vue que l’on a sur le site avec son relief encore bien vert est des plus réjouissants. (c’était la rubrique : « Fout péyi an nou bèl ! » an té byen vlé yo pa jen oblijé mwen rivé a di : « péyi an nou té bèl ! »).

Que faut-il faire, en Guadeloupe, pour que les plus beaux fleurons de notre littoral (et leurs abords immédiats) soient préservés ?

Bien entendu, ceci me paraît un sujet pour notre journal, j’en parle à l’occasion de la réunion suivante.

Il existe un dossier sur cette affaire chez un des partenaires de Guadeloupe Littoral® : l’Office National des Forêts a du intervenir, le défrichement ayant été effectué sans aucune autorisation. Il s’agit bien d’un lotissement. Bigre, un opérateur social d’envergure et une municipalité –car il ne s’agit pas d’un promoteur immobilier privé- sont à l’amende !

Laissons le côté qui pourrait relever des incidents anecdotiques pour aller plus au fond des choses.

Des études de risques ont été réalisées par le BRGM (consultables sur le site* de cet organisme) Pour la zone nous avons trouvé la cartographie et les légendes suivantes :

Et que dit le SAR ?

Il dit que la zone est un espace naturel à protéger !

 

 

1) Nous avons là un cas flagrant où un projet d’aménagement ne tient pas compte de documents d’analyse de risques

2) Sachant que le terrain est classé en UG au POS de Trois-Rivières, on a là un cas où le document d’urbanisme n’a pas été rendu compatible avec le Schéma d’Aménagement Régional.

Nonobstant la carence concernant le défrichement, sur le plan du projet, au regard du document d’urbanisme, tout est en règle du côté de la mairie (c’est un terrain communal) et donc de l’opérateur…

Le coup est parti, il y aura bel et bien un lotissement.

 

Il nous paraît que des exemples comme celui-ci doivent alimenter la réflexion, en cours, sur la révision du SAR et sur la nécessité de sa prise en compte par l’ensemble des communes de la Guadeloupe, de façon à ne plus jamais voir, entre autres, ce type d’atteinte à des sites, des paysages reconnus comme remarquables.

* http://www2.brgm.fr/risques/antilles/guad/cartes/mvt/971_0313.htm

 

   

La parole vous est donnée !

 Nous vous rappelons la mise en place de la rubrique "Forum". Cette dernière a pour but de favoriser l'échange d'idées, d'opinions ou de renseignements en ce qui concerne les divers sujets liés aux questions du littoral. Vous avez désormais la possibilité de discuter sur tous les sujets abordés par Guadeloupe Littoral®.

 

 

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