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Patrimoine
Du côté de la loi
Littoral et aménagements
Environnement Littoral
Acteurs du littoral
Echos
Brèves
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Combien
de fois dirons nous qu’il convient de concilier aménagement et
préservation de l’environnement ? Pas assez sans doute pour que ce
principe prenne corps au quotidien.
A l’heure où tous
les regards sont tournés vers la Route du Rhum, Guadeloupe Littoral
souhaite à nouveau mettre l’accent sur cette apparente antinomie
entre présence humaine et préservation environnementale. Des
dispositifs existent, notamment le plan POLMAR auquel nous
consacrons un article, mais semblent oubliés voire occultés pour ne
nous laisser que des exemples d’inachevé. L’aménagement de Four à
Chaux à Grande-Anse (Trois-Rivières) laisse ce sentiment et
apparemment quelques regrets.
Comme indiqué dès
nos débuts, Guadeloupe Littoral® n’a pas vocation à s’ériger en
donneur de leçons, mais ambitionne de susciter le débat sur le
littoral urbain ou naturel. Une urbanisation harmonieuse du littoral
est-elle un objectif par trop idéaliste ?
Nous passons pour
n’avoir que le pouvoir du verbe ; mais le verbe suscite l’action.
Exclure l’un ou l’autre revient à vouloir faire de la musique sans
les instruments. La question s’impose alors : quelle mélodie
voulons-nous pour notre littoral ?
Rony Saint-Charles |
Référents (faire défiler)
Mylène
VALENTIN
ONF
Wilfrid
DEMONIO
Parc
National
Gérard BERRY
Conservatoire Littoral
Patrice GANOT
Safer
Régis RUBIEN
DIREN
Alain MARIE
Parc
National
Rony SAINT-CHARLES
Agence des 50 pas
Abdi ABDILLAHI
Agence des 50 pas
Haut
Bas |
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Environnement Littoral
Le
plan POLMAR revu et testé
Un exercice spectaculaire a
eu lieu le vendredi 29 septembre 2006 dans la commune du
Gosier. Autour d’un scénario catastrophe, le plan ORSEC et
le Plan POLMAR ont été testés.
Simulant l’arrivée d’un
ouragan ces dispositifs d’urgences ont mis en situation tous
les
services de l’état devant intervenir en cas d’accident réel
ainsi que d’autres organisations (associations,...). A
l’issu du passage du phénomène cyclonique 2 appels de
détresse sont enregistrés. Le premier émane d’un bateau de
passagers échoué - le plan orsec est déclenché. L’autre
provient d’un navire plus important dont le réservoir est
percé. Le plan polmar est lancé pour éviter que des
quantités importantes de carburants ne polluent la mer et
nos côtes
Le
plan polmar constitue un dispositif d’urgence en cas de
pollution accidentelle des milieux marins et côtiers.
Il permet la mobilisation et
la coordination des moyens de lutte sous l’autorité du
Préfet.
Il inclut des actions en mer
mais également sur le littoral terrestre qui constitue le
plan polmar terre.
En effet, la majeure partie
du littoral guadeloupéen possède une richesse biologique
indéniable et on y trouve de nombreuses espèces remarquables
sensibles.
Dans le cadre du plan polmar
terre, une carte de sensibilité du littoral dresse un
inventaire des zones particulièrement sensibles d’un point
de vue écologique et socio-économique.
Celui-ci prend en compte les
trois écosystèmes littoraux présents dans l’archipel : les
récifs coralliens, la mangrove et les herbiers de
phanérogames marines.
Le plan polmar terre prévoit
en cas de pollution dans ces milieux fragiles un plan de
secours pour la faune dont l’avifaune, les tortues marines
et les mammifères marins.
Sont définis dans ce plan, la
sensibilité écologique du milieu, la présence d’espèces
animales remarquables (oiseaux, baleines, tortues), la
présence des principales biocénoses marines (coraux,
herbiers, mangrove) et les espaces littoraux protégés
(réserves, .. )
Lorsque la procédure d’alerte
est actionnée les intervenants sont mobilisés afin de
déterminer dans les meilleurs délais les caractéristiques de
l’accident : sa localisation, le type de milieu touché par
la pollution, le nombre d’intervenants nécessaires...
Ainsi , dès qu’une marée
noire atteint les côtes, il est prévu de :
1/ Déterminer de l’état de l’environnement avant l’arrivée
de la pollution
Des prélèvements d’eau de mer
et de sédiments devront être effectués sur les plages, en
mer, ainsi que sur des espèces vivantes (coquillages et
poissons) dans la zone susceptible d’être polluée, avant
l’arrivée de la marée noire.
2/ Evaluer de l’importance de
la pollution
Les sites pollués – zones de
baignades et zones de pêche à pieds – devront être inspectés
pour quantifier la pollution. Ces visites de terrains
permettront d’évaluer
précisément le degré de contamination de chaque site et de
déterminer les zones d’intervention prioritaires.
Cette démarche sera
simplifiée par l’utilisation de l’atlas de sensibilité du
littoral guadeloupéen, fondé sur les critères
biogéomorphologiques et/ou économiques du littoral.
L’évaluation précise permettra de répartir et de coordonner
efficacement les opérations de nettoyage du littoral.
3/
Effectuer des prélèvements destinés aux actions en justice
Ils permettront d ‘établir la
preuve de l’accident et d’évaluer les dommages subis.
4/ Effectuer les prélèvements
destinés à orienter les choix techniques de lutte et de
traitement
Le produit polluant sera
analysé afin de déterminer sa composition et d’orienter les
techniques de dépollution
5/ Réaliser l’inspection
visuelle et la sélection des stations de prélèvement
Un examen visuel permet de
fournir une première évaluation de l’état des plages et des
zones de baignade. Des stations de prélèvement sont ensuite
sélectionnées en fonction de la localisation de l’accident
et de l’ampleur de l’accident.
6/ Mettre en place la
procédure de suivi sanitaires et environnemental
Elle devra être mise en place
assez rapidement pour les zones de baignade, les espèces
commercialisées, les sédiments et les zones sensibles.
Parmi les acteurs
potentiels on peut citer, les associations, les
vétérinaires, les centres de sauvegarde de la faune, de
relais, les administrations et d’établissements publics
compétents.
Espérons que nous n’ayons
jamais à mettre en application ces dispositifs ! !
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Mylène VALENTIN
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Un projet de sanctuaire pour
les mammifères marins des Antilles Françaises
Lors de la
dernière réunion de la Commission Baleinière Internationale
qui s’est tenue du 16 au 20 juin 2006 à Saint -Christophe et
Nièves, la France a présenté son projet de sanctuaire pour
les mammifères marins dans les Antilles françaises.
Ce projet qui comprend les
eaux sous juridiction française de la Guadeloupe, la
Martinique, Saint-Martin et de Saint-Barthélémy, vise à
assurer la conservation des habitats et des mammifères
marins présents dans cette zone. Plusieurs espèces de
baleines (baleine à bosse, cachalot, rorquals…) et de petits
cétacés (globicéphale, grand dauphin, dauphin tacheté
pan-tropical …) fréquentent ces lieux pour leur repos, leur
alimentation, leur reproduction ou l’élevage des jeunes.
Le sanctuaire a pour but de
protéger ces animaux contre toutes causes de perturbation
provenant des activités humaines. Il aura pour objectif de
concilier le développement harmonieux des activités
socio-économiques avec la préservation des habitats Il
complétera ainsi la protection intégrale de tous les
mammifères marins par la délimitation d’une zone où dans le
cadre d’un processus de concertation entre tous les
acteurs (administrations, élus, usagers de la mer,
scientifiques et associations de protection de la nature...)
une gestion cohérente sera préconisée. Ce projet permettra
par exemple de mieux organiser le whale-watching et la
recherche A terme, un parc naturel marin pourrait être mis
en place. Les partenaires des deux régions de Guadeloupe et
de Martinique ont élaboré un calendrier et une méthodologie
de travail.

Cette démarche, inscrite dans
la stratégie nationale française de préservation de la
biodiversité, se veut également ouverte aux autres pays de
la Caraïbe qui pourraient s’affilier à ce projet commun de
conservation des cétacés. Une telle initiative répond par
ailleurs aux objectifs de la convention de Carthagène (sur
la conservation du milieu marin) et à ceux de son protocole
relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées
(protocole SPAW).
Après le sanctuaire Pelagos
en Méditerranée associant la France, l’Italie et Monaco, les
sanctuaires de Polynésie française et de Nouvelle Calédonie,
la France confirme au travers de ce nouveau projet son
engagement en faveur de la conservation des cétacés.
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Mylène VALENTIN |
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PÊCHE
AUX LAMBIS – RAPPEL DE LA REGLEMENTATION
Seuls les professionnels inscrits ont le droit de pêcher le
lambi.
Nous sommes en période de
pêche : du 1er octobre au 21 janvier. En principe le mois de
janvier est réservé à la pêche profonde au-delà de 20m
(parce qu'il n'y a plus que des juvéniles au dessus).
Interdiction de tout
temps de pêcher les lambis sans pavillon. Ils ne
sont pas adultes. Il faut leur laisser deux saisons de ponte
pour qu'ils participent à la reproduction.
Un lambi qui a un pavillon
incomplet et trop fin (dans ce cas on peut lui casser le
bord à la main) n'a que 3 ans et ne peut pas se reproduire.
Seuls les lambis à pavillon
bien formé et assez épais (qui ne se casse pas à la main)
peuvent être pêchés.
Des lambis normaux adultes
sont assez gros pour qu'il en faille seulement 3 pour faire
un kg mais la tolérance est de 4 lambis /kg.
Bien entendu, la
pêche avec bouteilles est interdite. Il est prévu de
saisir le bateau et de percer les bouteilles des
contrevenants.
Les plaisanciers n'ont pas le droit de pêcher même avec un
pêcheur inscrit.
Il est bon de le rappeler
car il nous revient que des pêcheurs sont contactés par
diverses personnes dont ce n’est pas la profession mais qui
veulent aller pêcher avec eux. C’était la rubrique « à
chacun son métier… ».
La survie de l’espèce
dépend du respect de ces règles. Pour être véritablement
efficaces, elles ne devraient pas être appliquées qu’à la
seule Guadeloupe. Aussi, j’invite les consommateurs à
vérifier l’origine des lambis qui leur sont proposés hors
saison (la congélation a souvent bon dos).
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Liliane FRENKIEL |
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Boucle de Vieux-Fort, à Saint-Louis de
Marie-Galante
Douceur des
paysages côtiers et de l'étang de la Rivière
de Vieux-Fort.
Située au
nord de Saint-Louis, sur la côte ouest,
cette balade nous fait découvrir la douceur
des paysages côtiers et de l'étang que forme
l'estuaire de la Rivière de Vieux-Fort,
unique en son genre. La quiétude de ces
plages magnifiques est comme un voile
apaisant sur la cohabitation difficile entre
les colons blancs français et les Caraïbes,
que vient cependant nous rappeler la "Plage
du Massacre" .
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Longueur: 9 km 00 environ
(boucle)
Période: toute l'année
Dénivelé : 140 mètres
Equipement: randonnée légère,
chaussures de marche, chapeau,
eau, lunettes de soleil, maillot
de bain
Durée : 3 h 00 environ
Point d'eau: néant
Difficulté: 2/6
Balisage : jaune
Carte IGN N° 4607 GT (2002)
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Départ :
À partir de
Saint-Louis, prendre la D 205 en direction
de Vieux-Fort, s’arrêter sur le parking
ombragé de l’Anse Canot.
Description :
La balade
débute à l'extrémité sud de la plage de
l’Anse Canot et conduit vers la Pointe De
Mays puis sur la plage de Moustique. C’est
le pays des campêches (Haematoxylon
campechianum), bois qui donne le meilleur
charbon. Amandier, cocotier, catalpa,
mancenillier, raisinier bord de mer,
poirier, gommier rouge, pervenche de
Madagascar, frangipanier blanc, verveine
queue de rat nous accompagnent tout du long.
Au niveau du pont, nous reprenons notre
balade : Anse de Mays, Pointe du Cimetière,
d'où nous pouvons admirer la baie de
St-Louis. Nous pénétrons le tiède ombrage
d'une forêt littorale par un sentier qui
nous conduit à l'Anse la Frais. Quittant la
plage, nous empruntons une trace qui s'élève
un peu, et suivons la ravine profonde au nom
évocateur de Trou Massacre, avant le Morne
du Massacre. Le moulin de Chalet (1843)
marque le paysage de ses 7 mètres de haut
sur 7 mètres de diamètre à la base. Un
chemin en pente douce conduit vers Belle
Plaine et à la route empierrée de Merlet.
Après la traversée d'un palier, nous pouvons
découvrir sur la gauche le moulin de Merlet,
à moitié caché par la végétation mais en
très bon état, en belle pierre rose et
enduit. Nombreux points de vue : Rivière
Vieux-Fort, Les Bas, Grande-Terre et
Désirade qui se confondent avec l'horizon.
Descente vers la route D 205 pour atteindre
la trace qui longe la berge de la Rivière du
Vieux-Fort. Elle s'est transformée ici en un
bassin naturel très large où s'est installée
une mangrove qui surprend tout en dégageant
un charme particulier. Flore classique de la
mangrove : mangles, malanga grand bois,
arum, prairies humides pour l'élevage et les
cultures maraîchères. Nous comprenons bien
le choix des Caraïbes qui cultivaient ici
leurs jardins. De même, les premiers colons
s'étaient installés sur cette même zone,
d'où les conflits perpétuels qui devaient
finalement se terminer dans un bain de sang
! L'histoire nous apprend qu'en 1653, des
colons venus de Martinique ont profité de
l'absence des hommes partis guerroyer en
Jamaïque pour commettre l'irréparable : le
viol collectif des femmes d'un village de la
Dominique ! La réplique a été terrible,
puisque les guerriers caraïbes, trop faibles
pour s'en prendre à la Martinique, se
tournèrent vers Marie Galante et
massacrèrent tous les colons de Vieux-Fort
avec une telle violence, que l'endroit porte
depuis le nom de "plage du massacre". Nous
arrivons en effet sur la plage de Vieux-Fort,
puis au sommet de la Pointe Fleur d'Epée sur
le site d'une ancienne batterie, dont un
canon est encore visible... dans la mer en
contrebas, plage de l'Anse Canot, la boucle
est bouclée. Les habitants de ce "petit coin
tranquille" vivent aujourd'hui de la pêche
et du charbon de bois, tout en essayant de
développer des activités touristiques et
artisanales, partons les rencontrer.
En conclusion
de notre balade, prenons un bain bien mérité
dans cette eau limpide et calme qui invite
au farniente.
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Gérard BERRY |
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Brèves : 2ième Journée de nettoyage du littoral
Opération de nettoyage du
littoral
Le dimanche 1er
octobre 2006, était organisée la 2ième journée de
l'opération de nettoyage du littoral. Compte rendu sur le
secteur de la route de Vieux-Fort.
En partenariat avec la
DIREN et l’URAPEG, le Conservatoire du Littoral, l’OGMC,
l’ONF, l’AG50PAS, les associations VIEUX-FORT l’OLIVE, LYONS
CLUB DOYEN B/TERRE, Anciens de la JVF et VERTE VALLEE, avons
participé à l’opération de nettoyage du littoral nord de
VIEUX-FORT, de l’Anse TURLET à TROIS POINTES, soit sur une
longueur de 2 KM environ, et 140 000 m².
Nous avons ramassé 150 sacs
de déchets divers, bouteilles et sacs plastics, tissus,
emballages, 30 pneus, 10 batteries, 5 m3 environ
d’encombrants : matelas, sommiers, cuisinières, TV,
ordinateurs, moteurs et diverses pièces de voitures.
L’ONF a mis à disposition
camionnette et chauffeur pour regrouper et transporter les
déchets dans une seule place, en l’absence de benne.
L’opération a duré de 7 h 00 à 11 h 30 pour les membres de
l’OGMC qui a tenu dans la fouléé son AG ordinaire, en mairie
de Vieux-Fort. Les autres ont continué jusqu’à 13 h 00. En
plus du ramassage de déchets, nous avons tenu à commencer le
nettoyage et débroussaillage, au coutelas et à la
débroussailleuse. En tout, 77 personnes ont participé à
l’opération, de 5 ans à 85 ans ! Et avec le sourire, mais en
souhaitant ardemment ne pas en rester là ! Nous étudions la
possibilité de reprendre une opération durable avec
réhabilitation de ce site… affaire à suivre donc.
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Gérard BERRY |
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Du côté de la loi
Règlements et sanctions sur les 50 pas
Pour
protéger la zone des 50 pas géométriques (notamment dans
les zones naturelles), il existe une réglementation
précise et en cas d'infractions constatées des sanctions
adaptées pour dissuader les contrevenants. Nous vous
présentons dans cette article les 3 premiers règlements
d'une série de 12.

OCCUPATION NON AUTORISEE
DU DOMAINE PUBLIC
MARITIME
( D P M )
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CARACTERISATION DE L'INFRACTION
Tous
travaux et installations, à caractère permanent
ou régulier (cas d’étals, de voitures ambulantes
permettant la vente d’articles, de transats à la
location sur une plage, d’une construction ou
abri, …) édifiés ou installés sans autorisation
de l’Etat , appelé également « contravention de
grande voirie ». |
Services habilités à intervenir :
Tous officiers ou agents de
police judiciaire (le maire et leurs adjoints,
police, gendarmerie), ainsi que tous les
fonctionnaires et agents de l'Etat et des
collectivités publiques commissionnés à cet
effet par le maire ou le ministre chargé de
l'urbanisme
Assermentation :
agents commissionnés pour constater les
infractions au code de l’urbanisme.
Dans la pratique :
la
DDE dresse couramment des PV d’infraction au
code de l’urbanisme : contacter la subdivision
territoriale de la DDE compétente
territorialement (entrée sur le site par : le
territoire de la commune où se situe
l’infraction)
Assermentation :
agents commissionnés pour constater les
infractions au code de l’urbanisme.
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SANCTIONS
Régime contraventionnel (amende)
- Toutefois, le PV et sa notification, sont des
préalables indispensables à toute action visant
à évincer l’occupant, et à lui demander de
remettre les lieux en l’état initial.
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OBSERVATIONS
En
vertu de l’article L.774-2 du Code de Justice
Administrative, le Préfet, dans les dix jours
qui suivent la rédaction du procès-verbal,
notifie au contrevenant, copie du procès-verbal
avec citation à comparaître dans le délai d’un
mois devant le tribunal administratif
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TRAVAUX NON AUTORISES
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CARACTERISATION DE L'INFRACTION
§
Exécution de travaux non autorisés par un permis
de construire
§ Travaux
réalisés en violation des règles du POS ou du
PLU ou encore du SMVM valant directive
territoriale d’aménagement
|
Services habilités à intervenir :
Tous officiers ou agents de
police judiciaire (le maire et leurs adjoints,
police, gendarmerie), ainsi que tous les
fonctionnaires et agents de l'Etat et des
collectivités publiques commissionnés à cet
effet par le maire ou le ministre chargé de
l'urbanisme
Assermentation : agents commissionnés
pour constater les infractions au code de
l’urbanisme
Notamment : tous OPJ
(maire, OPJ gendarme, et agents DDE assermentés
– contacter la subdivision DDE)
Dans la pratique : la DDE dresse
couramment des PV d’infraction au code de
l’urbanisme : contacter la subdivision
territoriale de la DDE compétente
territorialement (entrée sur le site par : le
territoire de la commune où se situe
l’infraction)
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SANCTIONS
Amende comprise entre 1 200 €uros et un
montant qui ne peut excéder, soit, dans le cas
de construction d'une surface de plancher, une
somme égale à 6097,96 €uros par mètre carré de
surface construite, soit, dans les autres cas,
un montant de 300 000 €uros.
En cas de récidive, outre la
peine d’amende, un emprisonnement de six mois
peut être prononcé.
Peine
complémentaire : condamnation à la mise en
conformité des lieux ou des ouvrages avec les
règlements, l'autorisation ou la déclaration en
tenant lieu, soit à la démolition des ouvrages
ou soit à la réaffectation du sol en vue du
rétablissement des lieux dans leur état
antérieur sous délais et sous astreinte de 7,5 à
75 €uros par jour de retard. |
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OBSERVATIONS
§
les constatations du
procès-verbal doivent être complétées utilement
par des documents photographiques, en cas
d’achèvement des travaux il est nécessaire de
produire tout élément susceptible d’établir la
date de l’achèvement,
§
En l’absence de permis de construire
l’intervention d’un arrêté interruptif des
travaux est obligatoire.
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EDIFICATION IRREGULIERE
DE CLOTURE
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CARACTERISATION DE L'INFRACTION
Edification de clôture sans
autorisation pouvant limiter ou empêcher l’accès
au rivage
Travaux réalisés en violation des
règles du POS ou du PLU |
Services habilités à intervenir :
Tous officiers ou agents de
police judiciaire (le maire et leurs adjoints,
police, gendarmerie), ainsi que tous les
fonctionnaires et agents de l'Etat et des
collectivités publiques commissionnés à cet
effet par le maire ou le ministre chargé de
l'urbanisme
Assermentation : agents commissionnés
pour constater les infractions au code de
l’urbanisme.
Dans la pratique : la DDE dresse
couramment des PV d’infraction au code de
l’urbanisme : contacter la subdivision
territoriale de la DDE compétente
territorialement (entrée sur le site par : le
territoire de la commune où se situe
l’infraction)
Assermentation : agents commissionnés
pour constater les infractions au code de
l’urbanisme.
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SANCTIONS
Amende comprise entre 1 200 €uros et un
montant qui ne peut excéder 300 000 €uros.
En cas de récidive, outre la
peine d'amende un emprisonnement de six mois
peut être prononcé.
Peine complémentaire : condamnation à la
mise en conformité des lieux ou des ouvrages
avec les règlements, l'autorisation ou la
déclaration en tenant lieu, soit à la démolition
des ouvrages ou soit à la réaffectation du sol
en vue du rétablissement des lieux dans leur
état antérieur sous délais et sous astreinte de
7,5 à 75 €uros par jour de retard. |
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OBSERVATIONS
Les constatations du
procès-verbal doivent être complétée utilement
par des documents photographiques.
En cas d’achèvement des travaux
tout élément susceptible d’établir la date de
l’achèvement doit être produit.
La déclaration de clôture est
exigible dans les communes dotées d’un POS ou
d’un PLU.
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Régis RUBIEN |
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Coup de Gueule
L’Anse à Jacques saccagé
L’Anse
à Jacques situé sur la commune du Gosier a la
particularité d’être en partie en F.D.L ( forêt
domaniale du littoral) et dans la zone des 50 pas
géométriques naturels, propriété du conservatoire du
littoral.
Le site classé « espace
littoral remarquable » au titre de l’article l-146-6 de
la loi littoral est entièrement géré par l’ONF.
A la suite d’une longue
procédure judiciaire, le restaurant qui occupait
illégalement la plage fut détruit le 8 juillet 2004.
L’ONF et le conservatoire
du littoral ont pu mettre en oeuvre début 2006 un
programme d’aménagement en partenariat avec la commune
du Gosier.
Ces travaux de
réhabilitation avaient pour but de :
-
redonner au site
un caractère naturel
-
de montrer
l’action positive et efficace des services de l’état
et des établissements publics dans le cadre d’une
procédure judiciaire
-
d’assurer l’
entretien du site et d’organiser l’accueil des
visiteurs.
Le site fut alors
équipé d’un parking, de carbets et de tables bancs, de
barbecues, d’un enclos à poubelles en bois.
L’accès des véhicules
étant limité par des blocs rocheux et quelques
plantations venant agrémenter le site.
Cet aménagement se
voulait exemplaire car associant différents partenaires
autour d’un enjeu majeur : la ré-appropriation et la
réhabilitation d’un espace naturel occupé illégalement
ayant une vocation publique et touristique.
Quelques mois
après leurs installations, ces équipements publics
destinés à favoriser l’accueil de tous les guadeloupéens
ont été détruits ! ! Les blocs limitant l’accès des
véhicules ont été arrachés et on dénombre de nombreux
encombrants et divers déchets ! !
De tels actes qui
malheureusement se répètent dans notre archipel mettent
en péril nos efforts communs pour un meilleur cadre de
vie ! !
Nous ne pouvons être
témoins de ces agissements sans réagir ! !
Chaque année les
propriétaires et gestionnaires d’espaces naturels
élaborent un programme d’aménagement de sites. Ces
investissements ont un prix supporté par tous, nous ne
pouvons accepter leur dégradation ! !
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Mylène VALENTIN |
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Littoral et aménagements
Aménagement à Grande Anse Trois Rivières
Il y a quelques mois, passant à la nuit tombante sur la route de
Vieux Fort à Trois Rivières, mon attention fut attirée par un mur
apparemment ancien que je n’avais pas, me semble t-il, jusque là
remarqué. Sur la gauche un peu avant l’accès à la plage. Quelques
temps après une inquiétude relayée par la presse m’apprend l’origine
de ce mur et pourquoi il n’était pas visible auparavant : un projet
de lotissement menace un ancien four à chaux.
Et
de fait, lors de mon passage suivant (un peu plus tôt pour les
photos), voici ce que je découvre :
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Au-delà de la sauvegarde
de ce monument, l’importance du défrichement
m’interpelle ; il dégrade le paysage du secteur de la
Grande Anse, jusqu’à présent relativement préservé du
bétonnage intempestif.
Pour tout dire, je
trouve la plage de Grande Anse particulièrement
photogénique avec son sable noir qui ne joue pas au
cliché de la carte pour touriste européen. Et, quand on
est dans l’eau, une fois la barre franchie, la vue que
l’on a sur le site avec son relief encore bien vert est
des plus réjouissants. (c’était la rubrique : « Fout
péyi an nou bèl ! » an té byen vlé yo pa jen oblijé mwen
rivé a di : « péyi an nou té bèl ! »).
Que faut-il faire, en
Guadeloupe, pour que les plus beaux fleurons de notre
littoral (et leurs abords immédiats) soient préservés ?
Bien entendu, ceci me
paraît un sujet pour notre journal, j’en parle à
l’occasion de la réunion suivante.
Il existe un dossier sur
cette affaire chez un des partenaires de Guadeloupe
Littoral® : l’Office National des Forêts a du
intervenir, le défrichement ayant été effectué sans
aucune autorisation. Il s’agit bien d’un lotissement.
Bigre, un opérateur social d’envergure et une
municipalité –car il ne s’agit pas d’un promoteur
immobilier privé- sont à l’amende !
Laissons le côté qui
pourrait relever des incidents anecdotiques pour aller
plus au fond des choses.
Des études de risques ont
été réalisées par le BRGM (consultables sur le
site* de cet organisme) Pour la zone nous avons
trouvé la cartographie et les légendes suivantes :

Et que dit le SAR ?
Il dit que la zone est un
espace naturel à protéger !
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1) Nous avons là un cas flagrant où un projet d’aménagement ne
tient pas compte de documents d’analyse de risques
2) Sachant que le terrain est classé en UG au POS de
Trois-Rivières, on a là un cas où le document d’urbanisme n’a pas
été rendu compatible avec le Schéma d’Aménagement Régional.
Nonobstant la carence concernant le défrichement, sur le plan du
projet, au regard du document d’urbanisme, tout est en règle du côté
de la mairie (c’est un terrain communal) et donc de l’opérateur…
Le
coup est parti, il y aura bel et bien un lotissement.
Il
nous paraît que des exemples comme celui-ci doivent alimenter la
réflexion, en cours, sur la révision du SAR et sur la nécessité de
sa prise en compte par l’ensemble des communes de la Guadeloupe, de
façon à ne plus jamais voir, entre autres, ce type d’atteinte à des
sites, des paysages reconnus comme remarquables.
*
http://www2.brgm.fr/risques/antilles/guad/cartes/mvt/971_0313.htm
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La parole vous est donnée
!
Nous
vous rappelons la mise en place de la rubrique "Forum".
Cette dernière
a pour but de
favoriser l'échange d'idées, d'opinions ou de
renseignements en ce qui concerne les divers sujets liés
aux questions du littoral. Vous avez désormais la
possibilité de discuter sur tous les sujets abordés par
Guadeloupe Littoral®.
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