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Patrimoine
Du côté de la loi
Littoral et aménagements
Environnement Littoral
Acteurs du littoral
Echos
Brèves
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Comme
on dit trivialement, tout arrive !!! Ce qui semblait hier figé voire
immuable, évolue soudainement sous nos yeux éberlués.
La principale
actualité de cette période se situe au niveau de l’apparition du
nouveau Code Général de la Propriété des Personnes Publiques.
Abrogeant le code du Domaine de l’Etat, ce texte législatif rentrera
en application le 1er juillet prochain. Il réformera en profondeur
et encadrera la propriété de l’ensemble des personnes publiques
(Etat, collectivités territoriales, établissements publics, etc).
Quel
lien entre ce nouveau code et le littoral direz-vous, C’est tout
simple : une frange importante du littoral français est propriété
d’une personne publique avec les cinquante pas géométriques, la
forêt domaniale du littoral, les plages, et l’on en passe.
De fait, sur le
littoral les choses avancent, d’autres devraient avancer (cf.
l’article de la rubrique littoral et aménagement), et, tant de
choses sont réalisables telle une trace (cf. notre dossier du
bimestre).
Précédemment, nous
invitions tout un chacun à cultiver l’essentiel. Le terreau et les
outils sont là : maintenant, il faut cultiver afin de récolter.
Rony Saint-Charles |
Référents (faire défiler)
Mylène
VALENTIN
ONF
Wilfrid
DEMONIO
Parc
National
Gérard BERRY
Conservatoire Littoral
Patrice GANOT
Safer
Régis RUBIEN
DIREN
Alain MARIE
Parc
National
Rony SAINT-CHARLES
Agence des 50 pas
Abdi ABDILLAHI
Agence des 50 pas
Haut
Bas |
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Environnement Littoral
Bilan : Le littoral après
les fêtes de Pâques
L’ONF, le PNG , la DIREN,
les communes et les associations se sont fortement
impliqués comme chaque année dans l’opération « nettoyage
de Pâques ».
La mobilisation des
agents pour la mise en place d’affichettes a permis
d’anticiper la sensibilisation avant l’installation des
campeurs sur les plages gérées par l’ONF.

Des tournées pendant le
week-end Pascal sur tous les sites d’accueil en F.D.L et
sur les terrains du conservatoire du littoral ont été
assurées. A cette occasion, des sacs poubelles ont été
distribués sur de nombreuses plages de l’archipel.
On a pu constater une
forte augmentation de la fréquentation avec une
tendance à la concentration sur les sites de Bois Jolan,
Anse à l’eau et Anse Maurice (environ 100000 personnes à
Bois Jolan). La capacité d’accueil de ces sites et leur
seuil de tolérance ont sûrement été atteint.
Le comportement du
public a également évolué vis à vis des règles de
bon usage. Les campeurs utilisent plus souvent les
poubelles mises à disposition par les municipalités,
mais elles restent encore insuffisantes. Aussi, les
sacs regroupés en coin de tente sont encore
importants. Nombreux sont ceux qui attendent le
ramassage organisé par la commune ! !
Les cas de mutilation ou
de coupes d’arbres sont de plus en plus rares. A
l’inverse , la végétation rampante ou arborescente est
malmenée (arrachage systématique de la végétation pour
marquer les emplacements). Un tracto-pelle a été
verbalisé en pleine opération de terrassement pour
implanter sa tente. D’autres ont utilisé des
débroussailleuses ou des pioches.
Aucun feu au
pieds des arbres et de détérioration d’équipements n’ont
été observés.
Par contre, l’impact
des véhicules sur le tassement des sols et la
végétation est préoccupant. En absence de parking, le
stationnement se fait à proximité des tentes.
Ce bilan certes plus
favorable que les années précédentes doit nous
permettre de mettre l’accent sur les nouvelles
préoccupations l’éco-responsabilité, la gestion des
déchets, les risques de sanitaires .. ).
La sur- fréquentation
inquiétante des sites pendant cette période mérite
une réflexion globale avec les différents partenaires
concernés (gestionnaires, collectivités,
associations...). Le risque de voir les efforts de
gestion et de protection anéantis en un week-end
est en effet important.
Aussi, nous devons
envisager des solutions qui permettront de mieux gérer
les problèmes d’hygiènes, de sécurité et de circulation
de véhicules dans ces proportions exceptionnelles.
La nécessité de créer
et d’ organiser les zones de camping dans l’archipel
semble évidente. Ces campings privés ou publics
répondraient en partie à l’affluence des fêtes de
Pâques.
Les modalités de la
tolérance du camping en FDL et sur les terrains du
conservatoire du littoral devront être discutées avec
les collectivités.
Enfin, nous assistons à
une dérive de la tradition qui s’oriente vers des
équipements plus lourds, la pratique des réservations et
des occupations plus longues. Ces nouveaux
comportements imposent une adaptation de notre mode de
gestion : rappel permanent de la réglementation,
sensibilisation ciblée sur la fragilité du littoral et
l’intérêt des aménagements (dont les blocs et plots
limitant la circulation), actions de répressions et du
mobilier pouvant résister à cette pression.
En 2007, l’accent sera
mis sur l’éco-citoyenneté et la participation active du
public à la préservation du littoral. La distribution de
sacs poubelles et l’organisation du nettoyage après les
fêtes ne suffisent plus ! !
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Mylène Valentin |
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Du côté de la loi
Nouveau code Général de la Propriété des Personnes Publiques.
Le grand public ne le
sait pas, mais dans quelque jours, un nouveau code
Général de la Propriété des Personnes Publiques
s’appliquera. A partir du 1er juillet 2006 ce code
remplacera le code du Domaine de l’Etat.

Guadeloupe Littoral®
a profité du passage de Robert REZENTHEL,
universitaire
docteur en droit, en Guadeloupe, afin d’obtenir des
précisions sur ce qu’il convient d’appeler un
bouleversement législatif.
Guadeloupe Littoral®:
Bonjour M. REZENTHEL. Pour ceux de nos lecteurs qui ne
vous connaîtraient pas, pourriez vous vous nous dire qui
vous êtes et quel a été votre parcours?
Robert REZENTHEL:
Je suis juriste de formation. J'ai soutenu une thèse de
doctorat en droit en 1979 devant l'Université de Lille 2
sur "le droit de construire sur le domaine maritime".
Après avoir été durant neuf ans adjoint au chef du
service juridique à la direction des ports maritimes
(également chargé du littoral), j'ai en particulier
participé aux travaux d'élaboration de la loi relative
au littoral.
Je suis Directeur
juridique du port autonome de Dunkerque depuis 1984, et
également chargé de cours de droit dans plusieurs
universités (Dunkerque, Lille, Brest, Nantes et
Aix-en-Provence), j'ai également enseigné durant
plusieurs années dans les universités de Toulouse et de
Perpignan.
J'ai publié plus de trois
cent articles sur le droit portuaire et du littoral, et
je suis co-auteur de divers ouvrages dont un
dictionnaire juridique sur les ports maritimes et
l'environnement littoral (Editions des presses
universitaires de Rennes) (2004) et d'un ouvrage sur
"les droits maritimes" (éditions Dalloz - 2006).
GL: Vous
étiez récemment en Guadeloupe afin de présenter le
nouveau code général de la propriété des personnes
publiques. Pourrirez-vous exposer brièvement à nos
lecteurs l'(es) apport(s) de ce nouveau code?
RR: Le Code
général de la propriété des personnes publiques va
remplacer à partir du 1er juillet 2006 le Code du
domaine de l'Etat. Il ne s'agit pas d'une simple
substitution, mais d'une rénovation importante du droit
domanial. Ce Code va contenir les principes généraux
concernant le domaine de l'Etat, des collectivités
territoriales et des établissements publics, ainsi que
de certaines personnes de droit public. Le texte prend
en compte les principes jurisprudentiels, mais apporte
des précisions et une clarification. Très
schématiquement, on peut dire que le nouveau code va
entraîner une réduction de la consistance du domaine
public artificiel, mais dans le même temps une
augmentation du domaine public maritime naturel, en
particulier du domaine public maritime.
GL: Quelles
sont les nouveautés pour ce qui concerne le littoral, à
la fois urbain et naturel?
RR: Pour le littoral, l'Ordonnance du 21 avril
2006 portant code général de la propriété des personnes
publiques tire un trait sur le passé. Elle abroge
l'Ordonnance d'août 1681 sur la marine, qui définissait
la notion de rivage. Désormais, la loi reprend les
critères jurisprudentiels, c'est-à-dire la référence au
plus grand flot de l'année en dehors de conditions
météorologiques exceptionnelles. Une violente tempête ne
constitue pas nécessairement un événement exceptionnel.
Cette définition du rivage sert de référence à la
délimitation de la zone des cinquante pas géométriques.
Par ailleurs, désormais, tous les lais et relais de la
mer, quelle que soit l'époque de leur formation, qui
appartiennent encore à l'Etat, font partie du domaine
public maritime naturel. Le code classe également dans
ce domaine le sol et le sous-sol des étangs salés en
communication directe et naturelle avec la mer. Enfin,
la loi ne précise plus la consistance des terrains
réservés le long du domaine public maritime naturel et
qui, lorsqu'ils sont acquis par l'Etat, font partie
dudit domaine.
GL: Le
littoral retirera t-il des avantages de ce nouveau code?
RR : Il y a une
extension de la domanialité publique maritime naturelle,
dont la protection va bénéficier à la préservation des
sites littoraux. L'extension de la domanialité publique
naturelle vient renforcer le dispositif juridique de
protection du littoral résultant en particulier du Code
de l'environnement.
GL:
Quelles sont les dispositions spécifiques à l'outre-mer?
RR : Les
dispositions relatives à l'Outre-Mer sont regroupées
dans un livre V et prennent en compte les particularités
de certains départements et territoires d'Outre-Mer. Il
n'y a pas de
bouleversements à l'égard des spécificités existantes,
mais les départements d'Outre-Mer seront néanmoins
concernés par les principes généraux de la domanialité
publique applicables à l'ensemble du territoire
national.
GL: Quelles
ont été selon vous les causes de la rédaction de ce
nouveau code qui abroge le code du domaine de l'Etat?
RR :
L'abrogation du code du domaine de l'Etat se justifie
par la volonté d'harmoniser le régime domanial de
l'ensemble des personnes de droit public. Par exemple,
le code général de la propriété des personnes publiques
étend à l'ensemble de ces personnes la possibilité
d'accorder des droits réels sur leur domaine public
artificiel. Pour l'instant, les occupants du domaine
public naturel dont fait partie la zone des cinquante
pas géométriques appartenant à l'Etat (et sauf quelques
exceptions comme les terrains de l'ONF) ne peuvent pas
bénéficier de droits réels.
GL: Ce
code sera applicable à partir du 1er juillet prochain.
Les principaux acteurs et utilisateurs de ce code
sont-ils prêts à cette échéance et le dispositif
intégral (décret d'application, etc) est-il en place ?
RR: Toutes les
dispositions du nouveau code ne seront pas applicables
au 1er juillet 2006, mais certaines dispositions
réglementaires actuelles continueront de s'appliquer.
Par exemple, pour la délimitation du domaine public
maritime, le décret du 29 mars 2004 sera maintenu en
vigueur. Un décret sera peut-être nécessaire pour
préciser les conditions d'application des règles
relatives aux terrains réservés en raison de
l'imprécision des dispositions du nouveau code sur ce
point. |
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Rony Saint-Charles |
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Littoral et aménagements
Et si on parlait des 50 pas
gériatriques ?
Selon
de recensement INSEE de 1999, la Guadeloupe compterait
un peu plus de 59.000 individus âgés de 60 ans et plus.
Une grande partie de
cette population, ne disposant que de ressources
limitées, réside dans des bâtiments qui ont traversé les
années et méritent d’être réhabilités afin d’offrir des
conditions de vie décentes à leurs occupants. Force est
de constater que ce sont souvent les personnes âgées
sans ressources qui se retrouvent dans cette situation.
Pour toute personne
dont la maison est située hors du domaine public
(la zone des 50 pas géométriques notamment), pas de
problème : il faut
contacter l’ Agence Nationale pour l’Amélioration de
l’Habitat (ANAH), la Caisse d’Allocations Familiales
(CAF), voire l’Agence Départementale d’Insertion (ADI)…
et comme le veut la formule consacrée « le dossier
suivra son cours ».
En effet, pour bénéficier
d’une aide à l’amélioration de l’habitat, il faut
notamment pouvoir prouver que l’on est propriétaire ou
locataire. Ceux qui ne résident pas sur la zone des 50
pas géométriques peuvent (à priori) sans difficultés
particulières prouver la propriété de leur résidence
ainsi que du foncier sur laquelle elle est bâtie.
Pour un résident des 50
pas géométriques, c’est à dire que... ce n’est pas tout
à fait la même chose !
Il faut garder à l’esprit
q’un résident qui a une maison sur la zone des 50 pas
géométriques (qui fait partie du domaine public) est
dans un vide juridique. Il n’est pas locataire, et
encore moins propriétaire : il est juste résident !!!
Lorsqu’à ce non-statut
s’ajoute le nécessité d’une réhabilitation de la
résidence, la situation relève du casse-tête. Mais
soyons plus précis. Sur le domaine public, comme
ailleurs, une maison qui mérite d’être réhabilitée
présente généralement les caractéristiques suivantes :
-
la toiture présente
des ouvertures qui laissent passer la pluie ;
l’expression « avoir un toit au dessus de sa tête »
prend alors tout son sens… ;
-
les murs sont
perméables ;
-
l’aspect général
laisse une impression de dégradation de l’habitat,
etc ;
De plus, pour une
population âgée ayant une mobilité réduite, l’accès aux
sanitaires devient problématique si le domicile ne
dispose pas d’installation appropriées.
Cette description
sommaire décrit le quotidien d’une vie passée dans une
maison à réhabiliter.
Devant l’impossibilité
juridique de prouver qu’ils sont propriétaires du
terrain sur lequel est bâtie la maison qu’ils habitent,
ces résidents âgés sont exclus du système d’aide à la
réhabilitation de l’habitat.
Bien sûr, il existe deux
procédures pour régulariser l’occupation sur les 50 pas
géométriques : la validation des titres de propriétés ou
l’achat du terrain auprès de l’Etat.
Cependant le délai de
traitement des dossiers dans toute la chaîne (cf.
numéro précédent de Guadeloupe Littoral) est parfois
incompatible avec la volonté légitime de résidents de
faire en sorte d’avoir assez rapidement (car le temps
passe vite) des conditions décentes d’habitat.
Actuellement, selon nos
sources, lorsque des résidents ont reçu une réponse
favorable à leur demande d’acquisition et ont commencé à
payer le terrain, les services de l’Etat leur
accorderaient des AOT (Autorisation d’Occupation
Temporaires). Ces documents sont des titres permettant à
une personne d’occuper légalement le domaine public
pendant une certaine durée. Ils permettent aux résidents
de prouver la « propriété » du terrain le temps
d’obtenir l’aide tant attendue.
Cette démarche aussi
louable soit-elle, laisse sur le bord de la route trois
catégories de résidents : ceux qui n’ont pas reçu de
réponse favorables à leur demande, ceux qui sont dans
l’attente d’une réponse et ceux (nombreux) qui n’ont pas
encore fait de demande.
Certes, la pire des
inconséquence serait de pousser à une régularisation de
l’occupation du domaine public en fonction de l’âge des
résidents. Néanmoins, la réhabilitation de l’habitat des
personnes âgées résidant dans la zone des 50 pas
géométriques constitue un problème très spécifique : ce
n’est pas la double peine, mais il vaut la peine que
l’on s’y intéresse…
Nos anciens méritent que
l’on trouvent une solution à leur problème.
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Rony Saint-Charles |
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Dossier pratique Littoral
CREATION D’ITINERAIRES : UNE IDEE QUI
FAIT SON CHEMIN
Une
fois identifié le besoin de créer une trace, il faut
transformer l’idée en projet. La méthode à appliquer
pour ce faire, consiste à répondre à quelques questions
clés :
Qui veut faire Quoi ?
Où ? Avec Qui ? Comment ?
-
Qui ? quel est
l’initiateur du projet, ou le maître d’ouvrage ?
-
Quoi ? quel
itinéraire créer ? pour quel public et quels
objectifs ?
-
Où ? quel est le
territoire concerné, et quelles sont ses
composantes ?
-
Avec qui ? quels
sont les différents acteurs concernés ? Quelles
compétences rechercher ?
-
Comment ? quels
sont les moyens à mobiliser ?
Sur cette base, le projet
peut être enrichi, l’étude de faisabilité peut démarrer.
Faisabilité de
l’itinéraire
Cette étape est
déterminante pour la poursuite du projet. Elle devra
porter sur les points suivants :
a) Réseau
existant. L’itinéraire proposé doit être compatible avec
ceux existants déjà, ne pas faire double emploi,
répondre à un intérêt réel.
b) Ressources du
territoire. Il convient de dresser un inventaire des
ressources pouvant être valorisée par le projet de
sentier, et qui justifient en même temps la création de
cet itinéraire :
-
Réseau de voies
potentielles (chemins ruraux ou forestiers,
itinéraires existants…)
-
Patrimoine naturel
(faune, flore, géologie, espaces sensibles…)
-
Patrimoine culturel
(histoire, archéologie, militaire…)
-
Intérêts paysagés
(point de vue, ambiance…)
-
Ressources
touristiques en terme de services (restos,
hébergement…)
-
Ressources
touristiques en terme d’accueil et d’information (OTSI,
Maisons parc, nature…)
-
Activités artistiques
ou artisanales
-
Activités de sport et
loisirs (centre équestre, location VTT,
aéromodélisme…)

c) Analyse de la
pratique ou de la demande actuelle, identification du
public destinataire : rechercher à coller aux besoins
identifiés quant au profil de la clientèle, le type de
randonnée privilégié (pédestre, VTT…) et le type de
pratique (familiale, individuelle…) ainsi que le niveau
des pratiquants. Itinéraire destiné à répondre à une
demande identifiée, ou cherche-t-on à exploiter une
niche de clientèle potentielle ?
Poursuite du projet
:
Une fois le projet
retenu, éventuellement amandé ou complété, les étapes
suivantes sont obligatoires :
a) Définition
du tracé définitif
-
report de
l’itinéraire sur la carte pour déterminer les lignes
générales et identifier les recherches à effectuer,
-
reconnaissance sur le
terrain pour recenser les possibilités, les
difficultés, les adaptations éventuelles,
-
recherche du statut
des terrains, publics ou privés, concordance avec le
PDIPR s’il est opérationnel,
-
Contacts avec les
propriétaires privés (convention de passage
éventuellement)
-
Echanges éventuels
avec les acteurs locaux et confirmation de
l’itinéraire.
b)
Inventaire des travaux à effectuer
Pour assurer un
cheminement de qualité et en toute sécurité :
-
Voirie et
terrassement : assise en bon état, limitation risque
d’érosion, franchissement d’obstacles (passerelles,
échaliers pour les clôtures…)
-
Environnement
végétal, débroussaillement éventuel
-
Sécurisation des
passages délicats avec mains courantes, parapet
-
Signalétique adaptée,
balisage.
c) Aspects
financiers et autorisations
-
Cet inventaire
réalisé, il faut ensuite :
-
déterminer les
travaux et définir les maîtres d’œuvre
-
faire devis et
élaborer le budget
-
rechercher le
concours de partenaires financiers : plan de
financement, demandes de subventions
-
obtenir les
autorisations requises pour l’aménagement et le
balisage.
d)
Communication du projet :
Ne jamais perdre de vue
qu’il y a des structures politiquement et
administrativement concernées, et surtout que tout
terrain (traversé par un itinéraire) a un
propriétaire !
Il faut donc
communiquer :
-
avec les acteurs
locaux, élus et techniciens des collectivités,
notamment du Département,
-
avec les
propriétaires ou gestionnaires publics ou privés
tels l’ONF, le PNG, le Conservatoire du Littoral,
les agriculteurs, particuliers, associations…
-
les organismes
intervenant dans les autres disciplines de
randonnée.
-
Aux structures de la
FFRP, notamment la « commission Sentiers
départementale » du CDRP. (Obligatoire s’il s’agit
de GR, GR de Pays ou PR)
Gestion de la trace
:
Ce n’est pas terminé. Il
faut créer l’itinéraire et surtout assurer sa pérennité.
Prévoir donc :
-
création ou ouverture
des sentiers, les aménagements
-
balisage à la
peinture par exemple
-
signalétique conforme
au plan de signalisation défini
-
inauguration
officielle de la trace pour ouverture au public
-
inscription au PDIPR
-
garantie d’un
entretien et d’une maintenance de l’itinéraire,
suivi d’un « Qui fait quoi ? »
-
réalisation d’un
descriptif détaillé de l’itinéraire sous forme d’un
dépliant, d’un topo-guide ou toute autre forme
éditoriale (autorisation de la FFRP pour les GR et
GRP).
Au
boulot… pour la réhabilitation définitive de toutes les
traces de l’archipel Guadeloupe, Messieurs et Dames ! |
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Gérard BERRY |
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Patrimoine
La Tour du Père Labat
La Tour du Père Labat,
dont les vestiges se trouvent situés non loin de
l’embouchure de la rivière des Pères à l’entrée du bourg
du Baillif, faisait partie du réseau de fortifications
implantées dès la fin du 17è siècle sur le littoral
guadeloupéen dans le but de protéger l’île des attaques
extérieures.

Cette tour doit son nom
au célèbre prêtre dominicain qui la fit édifier en 1703
afin de prévenir les attaques des Anglais qui à l’époque
n’avaient de cesse de conquérir la Guadeloupe. Le
quartier du Baillif est en effet dépourvu de défenses
naturelles et sur la côte, entre la rivière des Pères et
la rivière Du plessis, les anses où l’ennemi peut
aisément mettre pied à terre sont nombreuses.
Dans son récit « Nouveau
Voyage aux Iles de l’Amérique », Jean-Baptiste Labat
décrit l’ouvrage qu’il dessina et fit construire.
La tour mesurait environ
15 mètres de hauteur pour 7 mètres de diamètre. Le mur
avait trois mètres d’épaisseur jusqu’à la hauteur de
quatre mètres (…) Le vide était rempli avec des pierres
et du sable sur lesquels était construite une
plate-forme pouvant accueillir un canon de douze. On y
parvenait au moyen d’une échelle.
Pour rendre l’approche
plus difficile, la tour était entourée d’une quinzaine
de rangs de « raquettes » -sortes de cactus à feuilles
plates- et seul un petit chemin en zig-zag permettait le
passage d’un homme à la fois jusqu’au pied de l’échelle.
Comme la plupart des
ouvrages de défense de ce genre, la Tour du Père Labat
ne fut pas d’une très grande efficacité. La trentaine de
batteries installées sur le littoral de la Guadeloupe
n’étaient pas en mesure de soutenir un siège. Tout au
plus permettaient-elles de ralentir la progression des
assaillants. Elles étaient d’ailleurs abandonnées et les
canons détruits une fois cette tâche accomplie.
L’année même de la
construction de la Tour, les Anglais détruisirent le
bourg du Baillif ainsi que les habitations avoisinantes…
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Wilfrid DEMONIO |
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Découverte d'une trace
Les SAINTES, Terre-de-Haut : Le Morne
Morel
Depuis la plage de
Marigot, une petite ascension du morne Morel, pour une
vue élevée en cette partie de l'île.
Fiche
technique :
Longueur: 2 km 500
(boucle)
Période: toute l'année
Dénivelé : 136
mètres
Equipement: rando très
légère
Durée : 1 heure 30
environ
Point d'eau: néant
Difficulté: assez facile;
prudence au bord des escarpements.
Balisage : jaune
Carte IGN N° 4606 G ou
4605 GT (2002)
 
Itinéraire d'accès
:
A partir des quais,
prendre la route de Marigot, à la sortie est du bourg.
Environ 500 mètres plus loin, un carrefour: prendre à
gauche, et aller jusqu'à la plage de Marigot. Au bout de
la plage, à droite, le sentier démarre assez sec, non
loin du restaurant. Le Conservatoire du Littoral a
réhabilité cet ancien itinéraire, qui fait encore
l’objet d’amélioration en cette année 2006.
Description :
Le nom "marigot" vient de
la nature du terrain. Ici, dans cette cuvette encadrée
des mornes Rouge, Morel et Mire, la nappe phréatique est
peu profonde, et nous nous trouvons au même niveau que
la mer. C'était donc un terrain marécageux, d'où la
dénomination. C'est ainsi que nous retrouvons souvent ce
nom aux Antilles, et en particulier à la Guadeloupe.
Chaque fois, il désigne effectivement une zone
marécageuse à l'origine, aujourd'hui bien souvent
assainie. Des espèces spécifiques s'y installent, tels
les joncs, pour le végétal, et les hérons et poules
d'eau pour le règne animal. Ce biotope permettait aussi
certaines cultures. Le marais a aujourd’hui disparu, au
profit des aménagements de la cité : foot, lycée…

Mais abandonnons cette
zone plate, et grimpons sur la crête. Nous suivons, un
court instant, la falaise qui surplombe la baie, puis
nous pénétrons plus à l'intérieur. La pente se fait plus
raide, jusqu'à un passage un peu délicat, entre deux
ruptures de terrain: prudence avec les enfants. La
végétation est assez rase, et nous pouvons faire un tour
d'horizon pour découvrir le Fort Napoléon et son jardin
tropical (cactées et succulentes ou plantes grasses),
les récifs de Vieille Anse et la Pointe à l'Eau, le
Marigot et la baie de Pont Pierre, le Morne Rouge...
Continuant notre balade, le sentier se fait plus doux,
et nous arrivons au sommet.

Sur la gauche, une
superbe mare surprend le visiteur, au milieu de ce morne
sec, avec ses beaux nénuphars fleuris. Le balisage nous
permet de poursuivre vers pointe Morel, pointe Zozio,
pointe du Vent : paysage particulier, arbres rampants à
cause du vent et de la rigueur du biotope, vues sur le
« continent » si proche et si lointain. Nous faisons une
boucle et regagnons le point culminant (136 mètres),
marqué par les ruines de l'ancienne batterie qui
défendait (contre les Anglais notamment) l'entrée de la
baie de Pont Pierre. Tendrement appelée « Batterie
Caroline » à cause de la légende du Chevalier de
Fréminville et de la princesse Caroline, le fort Morel
domine la Baie de Pompierre. La vue est magnifique, sur
la baie et les Roches percées, mais aussi sur la
Guadeloupe proprement dîte.
Le Fort Napoléon (XIXe
s.) est bien visible. Une autre balade peut être mise à
profit pour visiter son musée d'histoire des Saintes,
et son jardin tropical (1984).

Revenant sur nos pas
pendant quelques mètres, nous entamons la descente par
un sentier en lacets, car la pente est sévère. La trace
serpente parallèlement à une ravine sèche, et très
rapidement nous atteignons une zone plus douce, et des
savanes à moutons. La route de Pont Pierre est devant
nous. A gauche, la célèbre plage de Pompierre si
accueillante ! Par la droite, nous retournons à Marigot
pour nous baigner à la plage du départ, calme et peu
profonde. Nous pouvons aussi poursuivre jusqu'au bourg,
ou bien jusqu'au fort tout de suite, en prenant la route
à gauche, juste avant la plage de Marigot ? Les Saintes
se visitent à pieds : c'est le paradis des randonneurs,
à condition d'avoir de l'eau et un chapeau (le salako
?), car "ça cogne" !
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Gérard BERRY |
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Coup de Gueule
De l’utilisation des cours d’eau pour se
débarrasser de ses encombrants.
La protection de
l’environnement est encore une préoccupation inconnue de
certains de nos compatriotes.
Effectuant une
tournée pour préparer un dossier sur la problématique de
l’écoulement des eaux pluviales en Grande-Terre, passant
sur le pont de la ravine Cassis, située au nord de
Port-Louis, j’ai vu ceci :
La ravine Cassis coule en
direction d’une zone protégée dite des Marais de
Port-Louis dont le Conservatoire du Littoral est
désormais propriétaire.

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Patrice GANOT |
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Brèves
Les sénateurs se penchent sur les risques liés aux phénomènes de
tsunami et notamment en Outre-mer.
M. Roland
Courteau rapporte ses
premières conclusions
>>>Lire suite |
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Echos
L’aménagement du littoral aux Antilles :
un véritable enjeu
« La vulnérabilité
des espaces littoraux est un fait bien connu ». Ainsi
s’ouvre la préface de l’excellent ouvrage récemment
publié aux Editions Ibis Rouge par Michel Desse (1) et
Pascal Saffache (2). « Le récent tsunami qui a ravagé
les côtes de l’océan Indien en est une preuve
monstrueuse (…). Cependant, l’agression permanente que
subissent les côtes, du fait de la nature elle-même ou
des hommes qui s’y installent, plus insidieuse, n’en est
pas moins néfaste », poursuit Félix Hinschberger,
rédacteur de l’avant propos de ce livre.
Selon les auteurs, la
proximité avec l’Amérique du Nord et l’Europe, grandes
régions pourvoyeuses de capitaux, de touristes, et de
pollutions, rend les littoraux antillais
particulièrement vulnérables.
Les deux chercheurs font
le tour des problèmes qu’entraîne cette situation. Après
avoir procédé à l’inventaire des paysages littoraux
insulaires (plages, récifs coralliens, mangroves,
falaises…), ils tentent d’analyser les dynamiques de ces
milieux, puis procèdent à une réflexion sur
l’anthropisation et l’urbanisation accélérées du
littoral aux Antilles. Ils font l’inventaire des
aménagements touristiques réalisés, s’inquiètent de la
dégradation progressive de la qualité des côtes, et
posent les principes d’une bonne politique de gestion et
de protection des littoraux.
Un livre qui devrait
rendre service à beaucoup d’ « usagers » du littoral,
qu’ils soient responsables politiques, aménageurs,
marins-pêcheurs, ou simples citoyens…
« LES LITTORAUX ANTILLAIS : DES ENJEUX DE L’AMENAGEMENT
À LA GESTION DURABLE » - M. Desse et P. Saffache – 115
pages – Editions Ibis Rouge
(1)
Michel Desse, maître de conférence à l’Université de
Poitiers
(2) Pascal Saffache,
maître de conférence et doyen de la faculté de Lettres
et de Sciences humaines à l’Université des Antilles et
de la Guyane.
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Wilfrid DEMONIO
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