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Patrimoine
Du côté de la loi
Littoral et aménagements
Environnement Littoral
Acteurs du littoral
Dernière minute
Echos
Brèves
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Guadeloupe Littoral évolue !
Prenant en compte
les
résultats de l’enquête à laquelle vous avez eu l’amabilité de
participer, la rédaction a décidé de revoir la structure de la
lettre d’information.
De nouvelles
rubriques, de nouvelles fonctionnalités, la nouvelle version de
Guadeloupe Littoral se veut plus approfondie, et ambitionne d’être
le relais des situations constatées sur le terrain.
En effet, en
premier lieu, le nouveau Guadeloupe littoral se compose de nouvelles
rubriques, plus thématiques afin de mieux épouser la diversité des
différents sujets relatifs au littoral, tels que l’aménagement des
territoires côtier, le droit et le littoral, etc.
Relais avec le
terrain ensuite. Le littoral est un lieu de vie, de bonnes actions
et de…conflits ! Guadeloupe littoral aspire à mieux communiquer sur
la vie présente sur le littoral voire, avec l’aide des lecteurs à
suggérer des actions possibles. Chers lecteurs, n’hésitez donc pas à
nous faire partager votre point de vue ; plus que bienvenu, il sera
attendu !
Mieux informer, et
mieux communiquer. Voilà nos deux nouvelles ambitions. A vous de
juger…
Rony Saint-Charles |
Référents (faire défiler)
Mylène
VALENTIN
ONF
Wilfrid
DEMONIO
Parc
National
Gérard BERRY
Conservatoire Littoral
Patrice GANOT
Safer
Régis RUBIEN
DIREN
Alain MARIE
Parc
National
Rony SAINT-CHARLES
Agence des 50 pas
Abdi ABDILLAHI
Agence des 50 pas
Haut
Bas |
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Patrimoine
Les forts et les batteries : témoins menacés
d’une histoire mouvementée
Le long du littoral de la
Basse-Terre se trouvent les vestiges d’un ensemble
d’ouvrages de défense militaire et de surveillance, mis en
place, pour les plus anciens d’entre eux, dès le début de la
colonisation européenne en Guadeloupe.
Certains de ces éléments,
fort bien conservés, sont très connus du public. D’autres,
très endommagés ou presque entièrement ensevelis, ont
totalement sombré dans l’oubli.
Les nombreux forts
et batteries installés le long des côtes ont pourtant
joué un grand rôle
dans
l’histoire de notre île. La plupart de ces fortifications
occupaient la zone des « 50 pas du Roi », cette bande de
terrain réservée à la défense des côtes sur tout le pourtour
de l’île. Ce qu’il en reste aujourd’hui témoigne en tout cas
de l’importance que revêt depuis toujours la proximité du
littoral pour les habitants.
Aux Antilles, durant la
période coloniale, les îles étaient l’objet de convoitise et
d’attaques permanentes. L’ennemi venait de la mer et
l’espace littoral était le lieu d’une attention constante.
Les occupants dès leur arrivé voulurent s’équiper de moyens
de défense efficaces.
Les travaux d’inventaire
effectués par des chercheurs comme Gérard Lafleur
ou Daniel Kissoun ont montré que
l’essentiel de cet arsenal se trouvait établi sur le sud de
la Basse-Terre et sur la Côte Sous-le-Vent.
C’est
en effet sur cette partie de l’archipel que les Européens
s’installèrent en priorité. La périphérie de la ville de
Basse-Terre présente à cet égard un patrimoine
particulièrement riche. (1)
Entre Vieux-Fort et
Baillif, la défense du chef-lieu fut, au fil des ans et des
conquêtes anglaises et françaises successives, renforcée par
un important dispositif destiné à décourager ou à ralentir
les débarquements ennemis.
Sur le reste de la côte
vers Trois-Rivières et jusqu’à Deshaies, un chapelet de
pièces d’artillerie avait pour but de défendre des attaques
de pirates les anses et les bourgs côtiers où les navires
marchands venaient mouiller pour débarquer et embarquer
leurs provisions. De batterie en batterie, les coups de
canons permettaient de donner l’alerte en cas d’approche
d’un bateau hostile.

(1) Fort l’Olive à
Vieux-Fort, Fort Saint-Charles (Delgrès) à Basse-Terre, Fort
de la Madeleine et Tour du Père Labat à Baillif…
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Wilfrid Demonio |
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Du côté de la loi
Les 50 pas géométriques : un petit espace
pour deux lois.
Les 50 pas géométriques
représentent une bande de terrain d’une largeur de 81,2
mètres comptée à partir de la limite du rivage de la mer.
Plusieurs lois vont préciser
la définition du littoral en fonction de sa protection et de
sa mise en valeur :
– La loi n° 86-2 du 3 janvier
1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en
valeur du littoral, dont l’article 1, décrit le littoral
comme une entité géographique, qui appelle une politique
spécifique d’aménagement, de protection et de mise en
valeur. La réalisation de cette politique d’intérêt général
implique une coordination des actions de l’Etat et des
collectivités locales, et/ou leurs groupements, ayant pour
objet la mise en oeuvre de recherche et d’innovation portant
sur les ressources du littoral, la protection des équilibres
écologiques, la lutte contre l’érosion, la préservation des
sites, des paysages et du patrimoine ; La préservation et le
développement des activités économiques liées à la proximité
de l’eau ; le maintien ou le développement, dans la zone
littorale, des activités agricoles ou sylvicoles, de
l’industrie, de l’artisanat et du tourisme.
- La loi n° n 6 – 1241 du 30
décembre 1996, relative à l’aménagement, la protection et la
mise en valeur de la zone des 50 pas géométriques, propose
la limitation par le Préfet, à l’intérieur de la zone de
secteurs urbains ou occupés par une urbanisation diffuse et
d’espaces naturels. La différence entre secteurs urbains et
espaces naturels reste à la discrétion du Préfet.
Cette loi a permis de créer
l’Agence pour la mise en valeur des espaces urbains de la
zone dite des 50 pas géométriques pour mettre un terme à
l’occupation sans titre de cette zone. Le transfert
progressif des terrains, appartenant au domaine public, a
nécessité la mise en place de mécanismes de cession.
En Guadeloupe, la politique
d’aménagement ainsi que de sauvegarde de l’environnement et
des zones côtières aura besoin :
-
de définir le plan
d’utilisation du sol ;
-
de renforcer la
législation sur l’aménagement des territoires ;
-
de créer une
législation environnementale ;
-
de partager les
responsabilités de gestion des plages et celles de
gestion de la zone côtière ;
-
de mettre un terme à
l’occupation illicite du littoral ;
-
d’aménager les secteurs
urbanisés et diffus ;
-
de partager la
sauvegarde de l’environnement avec la population ;
d’améliorer la coordination
entre les différentes instances et de donner une définition
plus claire des responsabilités, La loi de 1996 privilégie
des mesures sociales telles qu’améliorer la situation des
habitants de bonne foi mais sans titre de propriété et une
perspective de développement durable liée à l’aménagement
des zones urbaines. |
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Agence des 50 pas
géométriques |
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Littoral et aménagements
La déviation de Capesterre Belle Eau, un
exemple d’aménagement routier avec vue sur le littoral.
Je suppose que tous ceux qui
empruntent la Route Nationale 1 se sont, comme moi,
félicités de l’ouverture de la déviation : combien
avons-nous apprécié ce gain de temps ?

Mais en plus d’atteindre
l’objectif de toutes les déviations = réduire la distance
temps entre Pointe-à-Pitre et Basse-Terre, ce tronçon s’est
avéré très agréable du point de vue du paysage. Est tout
particulièrement remarquable l’arrivée face à l’allée du
manoir avec la mer en fond, les Saintes et, par beau temps,
la Dominique.
Décidément "péyi an nou
bel !".
Mais voilà, des travaux ont
été entrepris, il y avait des espèces de tuyaux ; "pour
faire du drainage", ont pensé certains (???), Non. On
construisait un mur anti-bruit (1).

La révision du POS intégrant
l’emplacement réservé de la future route a, comme c’est la
pratique générale, conduit les décideurs à classer en zone
d’aménagement (NA) les terres agricoles situées en deçà du
tronçon. Des lotissements ont été construits et bien entendu
(si j’ose dire…) les riverains n’ont certainement pas tardé
à se plaindre du bruit. On les comprend, sauf que pour
réduire cette nuisance il faut ériger un ouvrage qui n’a
aucun souci d’esthétique et gâche l’attrait de cette route
pas seulement à nos yeux mais certainement aussi à ceux des
touristes.
Un
rideau anti-bruit est construit mais quand on regarde le
POS, on peut s’attendre au prolongement de l’édifice,
notamment du côté de la sortie nord de Capesterre une fois
que toutes les terres encore en activité agricole,
aujourd’hui, auront été loties.
Dès la révision de 1992, la
carte du Plan d’Occupation des Sols de ce secteur proche du
bourg donnait ces zonages.
Je
suis sûr que beaucoup peuvent partager l’idée qu’une
autoroute a plus de chance de ne gêner personne si les
terres qu’elle traverse demeurent agricoles (ou
forestières) ; les terres seraient restées agricoles, je
doute que quelques bananiers ou plants de canne à sucre
seraient venus se plaindre du bruit.
Au-delà de la défense des
terres agricoles, rôle premier de la SAFER, nous
souhaiterions attirer l’attention de tous les décideurs de
l’aménagement du territoire sur la nécessité d’étudier les
projets comme ceux des grands axes routiers en intégrant des
points de vue plus larges que ceux de la stricte
amélioration du réseau routier et de la possibilité,
apparemment logique, pour une commune d’étendre sa capacité
urbanistique. L’exemple de la déviation de Capesterre nous
montre que les enjeux, à terme, s’avèrent plus complexes.

Bonne nouvelle, malgré tout,
il nous est déjà indiqué que ce grand monument contribuera
largement à l’expression de la pensée citoyenne…
(1) il
s'agissait des fondations sur pieux pour la construction
d'un mur antibruit.
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Patrice Ganot |
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Environnement Littoral
Projet
Interreg : pour préserver les zones littorales de l'espace
Caraïbes
C'est au début de ce mois de
février qu'a eu lieu la journée mondiale des zones humides
et c'est pour nous l'occasion de vous présenter le projet
Interreg pour la protection et la valorisation des
écosystèmes humides littoraux de l'espace Caraïbes. Projet
initié par l'ONF.
Le contexte
Les milieux concernés
La mangrove, la forêt
marécageuse, les marais saumâtres, marais d’eau douce et
prairies humides sont des formations naturelles
caractéristiques des milieux côtiers intertropicaux. Dans
l’espace Caraïbes elles font partie intégrante des paysages
littoraux insulaires et continentaux et possèdent des
fonctions sociales, économiques et en environnementales
reconnues. Dans l’archipel guadeloupéen, les formations
humides littorales couvrent plus de 7400 Ha soit plus de 4 %
de sa surface totale ; cette surface est unique dans les
petites Antilles.
Menaces et enjeux
Bien souvent, l’Homme exerce
une pression foncière directe sur ces milieux (aménagements
côtiers tiers, décharges, ou zones industrielles).
L’anthropisation excessive des littoraux et de leurs abords
engendre différents types de pollutions qui mettent en péril
l’équilibre de ces milieux. Multiples sont les enjeux qui
justifient leur conservation, voire leur valorisation.
-
Enjeu de protection des
milieux et des habitats : valeur patrimoniale, rôles de
filtre, de garde manger et de nursery qui conditionnent
la qualité des écosystèmes amont et aval.
-
Enjeu de protection
générale : rôle joué face aux risques naturels.
-
Enjeu économique et
social : la pêche, l’écotourisme et l’aqrosylviculture
sont autant de débouchés économiques pour les
populations locales.
La coopération
Un projet commun doit
permettre de mutualiser nos expériences pour ne pas répéter
les erre urs
du passé et anticiper les évolutions auxquelles nous serons
soumis dans les prochaines décennies.
Le dispositif Interreg III B
zone Caraïbes vise à encourager la coopération entre les
Régions Ultra Périphériques -RUP- (Guadeloupe Martinique et
Guyane) et leur environnement géographique et politique
régional (Caraïbes). Actuellement, nous réfléchissons avec
des structures de Sint Maarten, du Venezuela, du Brésil et
de Cuba sur des actions conjointes ou transposables et sur
des échanges d’expériences et de compétences. Il s’agit de
coordonner les activités entre les multiples partenaires
locaux de Guadeloupe, ceux de Guyane et de Martinique pour
que chacun tire bénéfice de cette coopération.
Les objectifs
Protéger et Gérer
Le projet doit permettre aux
gestionnaires d’agir en synergie en intervenant dans ces
zones souvent délaissées.
Connaître
La pérennisation de ces
milieux passe par la consolidation des connaissances
fondamentales en terme de structure, de fonctionnement et
d’évolution.
Valoriser et Sensibiliser
Une valorisation économique,
respectueuse de l’enjeu environnemental et accompagnée d’une
sensibilisation de la population est recherchée car
l’appropriation de ces milieux et de leurs problématiques
est essentielle pour les pérenniser.
Réhabiliter
La réhabilitation de milieux
humides littoraux est envisagée pour se doter des
compétences et agir en cas de problème majeur d’origine
anthropique ou naturelle.
Coordonner et communiquer
Dans ce projet de coopération
où les enjeux se déclinent à différentes échelles, la mise
en relations d’experts doit faciliter les échanges
d’informations, d’expertises et de bonnes pratiques.
Les actions
Ces 5 axes du projet sont
déclinés en actions concrètes qui concernent les différents
territoires partenaires. Certaines seront conjointes :
conception de supports pédagogiques multilingues, colloque
réunissant les acteurs de ces milieux, réalisation de
chantiers pilotes de réhabilitation à Sint Maarten et en
Guadeloupe, développement de l’écotourisme en Guyane et au
Brésil ... Certaines autres se dérouleront sur des
territoires bien ciblés mais concerneront les autres
partenaires par les échanges qui en résulteront :
délimitation du Domaine Public Maritime et Lacustre en
Guadeloupe, développement de programmes de recherche,
création de l’Observatoire du Littoral, ..
En cette fin de montage de
projet, nous travaillons en groupes de travail pour obtenir
le canevas définitif des actions qui seront menées sur les
deux années du projet. |
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Mylène Valentin
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Acteurs du littoral
L’accueil sur le littoral en Guadeloupe
Un concept en pleine
évolution : le Point
Bleu Soleil
Le concept
Le Point Bleu Soleil est né à
partir d’une idée : assurer un accueil de qualité sur les
sites naturels littoraux. Chaque terme composant
l’appellation labellisée a été choisi en fonction
d’objectifs précis déterminant une philosophie qui génère
une stratégie. Ainsi le Point Bleu Soleil c’est tout à la
fois :
UN POINT, un relais, un lieu
de rencontre, d’échange, de partage, de découvertes,
d’information, « on bik » …
BLEU, comme la mer qui
l’entoure et lui donne un cadre reposant sur douce musique
de
vagues. Comme l’espoir, l’avenir, l’optimisme d’une
association qui se bat pour un avenir meilleur et bleu,
c’est-à-dire pour la préservation de notre environnement
marin, la qualité de l’eau, de l’air, sans oublier les
hommes et les femmes qui oeuvrent au bien-être des
visiteurs, et qui ont besoin de cette sérénité qu’offre une
situation économique saine…
SOLEIL, toujours présent sur
la mer et dans les cœurs, symbole fort de l’énergie, de la
chaleur qui caractérise cette équipe en polo jaune, qui se
veut rayonnante et dynamique. S’adaptant au contexte, à
l’environnement, aux besoins des « clients », elle a
toujours quelque chose à proposer : animation, expositions,
dégustations, conférences, soirées à thème, visites guidées,
concerts…
Aujourd’hui
Le POINT BLEU SOLEIL, en
pleine évolution depuis sa mise en place dans les années
1995, peut mettre en œuvre plusieurs partenaires qui
regroupent leurs moyens autour d’un projet permettant de
faire vivre le site.
Solution au profit des sites
naturels aménagés pour l’accueil du public, le PBS peut être
un membre à part entière d’une gestion pérenne, pouvant
inclure dans ses missions la maintenance, l’entretien, la
protection autant que l’animation des sites bénéficiant de
sa présence.
Le Point Bleu Soleil, un
concept de service, au service de l’homme et de la nature.
Tant il est vrai que la préservation et la protection de nos
sites naturels riment avec gestion, animation et accueil du
public.
Ouvertes au changement, les
équipes PBS sont attentives aux moindres désirs des clients,
afin d’assurer un service de qualité. Entretien des plages
ou des sentiers de proximité, accueil et renseignements
touristiques, restauration rapide, boissons et glace,
valorisation de l’artisanat local, animations sportives et
culturelles, visite et découverte de l’arrière pays, soirées
à thème ou à la carte… les personnels sont toujours
disponibles. Parmi lesquels nous pourrions peut-être
envisager de recruter des gardes du littoral ?
En attendant une expansion
fort souhaitable, Point Bleu Soleil est présent à
Port-Louis, où un partenariat avec Commune, Association
Saint-Pierre et Conservatoire du Littoral est en gestation
autour du marais nord. De même, très présent à Gourbeyre,
Rivière Sens en partenariat avec l’OGMC, Altitudes
tropicales, Volcan Vélo+, CNBT, ABCKG ainsi que la DIREN
pour ne citer que les principaux. |
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Gérard BERRY |
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Dernière minute
PROJET
DE CRÉATION D'UN PORT DE PÊCHE À L’ANSE DUMONT
Les 50 pas géométriques
représentent une bande de terrain d’une largeur de 81,2
mètres comptée à partir de la limite du rivage de la mer. La
demande de création d'un port de pêche à l'anse Dumont
a été formulée par des pêcheurs lorsque le Dr Hélène était
maire de la commune du Gosier.
Dès lors, il était permis de
penser que le projet avait été longuement étudié, mûri,
peaufiné pour tenir compte, comme il est dit dans le
préambule, des enjeux qui gouvernent l'acceptabilité des
projets pour les générations futures...
L'anse Dumont est située
entre deux ensembles, l'un à l'ouest, l'autre à l'est, de
zones naturelles d'intérêt écologique floristique et
faunistique (ZNIEFF).
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© IGN - Orthophoto
2004 |
Toute modification au niveau
de l'anse Dumont, si elle n'est pas bien pensée et mûrement
réfléchie aura des répercussions irréversibles
catastrophiques sur ces zones -ZNIEFF- qui vont, à l'Ouest,
jusqu'à la Pointe Canot et, à l'Est, jusqu'aux Salines. Or,
du point de vue de l'environnement, il s'agit de zones
exceptionnelles et il n'en existe pas légion. Elles ont à ce
titre fait l'objet d'aménagement par l'ONF -qu'il faudrait
rénover, au demeurant.
Les craintes sont justifiées
par le projet en lui même qui prévoit que ... la frange de
la zone humide, qui fait partie de la ZNIEFF Ouest, est
classée comme zone à urbaniser... Pour qui s'est rendu sur
les lieux, il saute aux yeux qu'il n'y a pas de frange
urbanisable car la zone humide commence immédiatement à
l'ouest du gymnase qui déjà empiète peu ou prou dessus avec
son terrain de basket.
En termes clairs, il est bel
et bien prévu de supprimer une partie de la zone humide de
la ZNIEFF Ouest pour créer ...des espaces pour installer des
constructions en relation avec l'activité portuaire...
Dans cette optique, l'accès
"sauvage" à la plage qui a été crée à travers la zone humide
sera officialisé et c'est plus de 1/3 de la ZNIEFF qui sera
sacrifié pour le port de pêche.
L'infrastructure de ce port
de pêche avec deux digues de 120 m de long où les bateaux de
pêche sont confinés sur un ponton à l'abri de la jetée ouest
oblige à s'interroger sur son développement et son rôle
réels à long terme; d'autant que les plans d'un port de
plaisance qui accompagnent le dossier de l'enquête publique,
malgré tous les démentis, restent toujours parmi les annexes
alors que la Mairie ou le Département avait tout le loisir
d'en demander le renvoi ou leur nette disjonction.
Ce projet est basé sur des
études d'impact qui demandent à être prolongées et
complétées.
La "campagne" de
courantologie repose sur une analyse de données d’une
période de 10 jours de mesure ce qui paraît peu pour la mise
en place de digues qui, pour n'être pas éternelles, verront
passer quelques générations. Par ailleurs, les auteurs
reconnaissent que la construction de deux digues posera des
problèmes en ce qui concerne :
Il est permis de douter que
la qualité des eaux n'en sera pas affectée lorsque l'on sait
que les eaux de ruissellement ainsi que les eaux usées des
maisons environnantes, dont le nombre ne cesse d'augmenter,
se déversent dans l'anse Dumont.
Les auteurs reconnaissent
aussi :
-
que l'étude des
communautés n'a donné qu'une approche sommaire du
patrimoine biologique,
-
qu’il n'y a pas eu
d'inventaire floristique et faunistique permettant de
qualifier les richesses spécifiques et la biodiversité.
Il est à remarquer que toute
l'étude d'impact n'a visé que le milieu marin et que les
bouleversements majeurs qui concerneront le milieu terrestre
n'ont pas du tout été envisagés quand bien même il est dit
qu'il y en aura de sérieux au niveau terrestre.
Le projet tel qu'il est en
l'état ne répond pas du tout aux vœux de ses initiateurs
qui, en préambule, s'inquiétaient de ce ... qu'il tienne
compte des enjeux qui gouvernent l'acceptabilité des projets
pour les générations futures.
Marcel MOUËZA.
Docteur d’état ès Biologie,
Maître de conférences à la
retraite
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Agence des 50 pas
géométriques |
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Echos
DIREN Guadeloupe : Atlas des 50 pas
La DIREN de Guadeloupe a
réalisé un atlas de la bande des 50 pas géométriques sous le
titre « Référentiel des infractions dans les espaces
naturels de la zone des 50 pas géométriques de l’archipel
Guadeloupéen ».
Le document se composant de
deux volets complémentaires, l’un littéraire, l’autre
cartographique, a pour objectif d’être un outil de travail
pratique, utilisable sur le terrain autant qu’au bureau.
La partie descriptive expose,
tout d’abord, un rappel historique, puis des informations
relatives à la spécificité de la bande des 50 pas
géométriques ainsi que les principes de gestions des zones
délimitées.
Elle présente ensuite les
fiches des infractions les plus courantes (12 fiches), au
titre du code de l’urbanisme, du code forestier, et du code
de l’environnement, accompagnées d’un rappel des textes de
référence.
En annexe se trouvent le
texte de la loi de 1996 relative aux 50 pas géométriques, un
rappel concernant les infractions au code de l’urbanisme, un
modèle de procès-verbal d’infraction et deux modèles
d’arrêté interruptif de travaux.
Le volet cartographique
présente l’ensemble du littoral du département, hormis l’île
de Saint- Barthélemy non concernée. Les cartes à l’échelle
du 1/15000 décrivent la délimitation des secteurs des 50
pas géométriques, renseignent des gestionnaires des espaces
naturels et identifient, à la parcelle, par son numéro, les
espaces naturels et la forêt domaniale du littoral. Les 143
cartes éditées sont identifiables et accessibles rapidement
grâce à un tableau d’assemblage proposé par commune.
Un dossier plus complet sera
présenté dans les prochains numéros.
Cet atlas
est consultable sur le site de la DIREN.
Régis Rubien

Naissance de l’association « PLAN MER DES
CARAÏBES »
La Convention de Cartagena de
India « pour la protection et la mise en valeur de la mer
des Caraïbes » a été adoptée en mars 1983 par les États de
la région. Elle se décline en protocoles thématiques gérés
par des centres d’activité régionaux.
Le protocole pour les espaces
et les espèces spécialement protégés (protocole SPAW) a été
signé en 1990. C’est le seul traité régional qui protège
l’environnement ainsi que les écosystèmes marins et côtiers
de la Caraïbe, tout en promouvant la coopération régionale.
Afin d’en assurer la mise en
œuvre, la France a offert d’accueillir le Centre d’Activité
Régional SPAW (CAR SPAW) en Guadeloupe. Hébergé par la
DIREN, une solution restait à trouver afin que le CAR
bénéficie de l’autonomie morale et financière en termes de
droit français, indispensable au plein exercice de ses
missions. C’est maintenant chose faite, l’Association loi
1901 « Plan Mer des
Caraïbes » est née
pour porter la structure officielle du CAR dédié au
protocole SPAW.
L’assemblée générale
constitutive, présidée par le Préfet de Guadeloupe s’est
réunie le 13 décembre 2005.
*****
Les membres de l’association
se répartissent en trois collèges :
-
l’État, représenté par le
ministère des Affaires Étrangères, le ministère de
l’Outre-Mer, le ministère de l’Écologie, le ministère de
l’Équipement (Secrétariat à la Mer) et le ministère de
l’Agriculture ;
-
les Collectivités,
représentées par des élus de Guadeloupe, Martinique et
potentiellement de Guyane,
-
des personnes qualifiées
pour leur connaissance des milieux naturels régionaux.
Les
personnes suivantes composent le bureau :
|
Présidente |
Mme
MELISSE-MIROITE,
Vice Présidente
du Conseil Régional de la Guadeloupe |
|
Vice Présidente |
Mme N’GUELA,
Présidente de
Parc Naturel Régional de la Martinique |
|
Trésorier |
Mme
DULORMNE,
Université
Antilles Guyane, Laboratoire de biologie
végétale, |
|
Secrétaire |
M. DEVIERS,
Directeur
Régional de l’Environnement de Guadeloupe |
|
Membres
|
M.
BENITO-ESPINAL,
Institut
Guadeloupéen d’études et de Recherches
ornithologiques de la Caraïbe |
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M.BOURSIN,
Ambassadeur
délégué à la coopération régionale dans la zone
Antilles--Guyane |
|
Mme
de GRANDMAISON,
Vice Présidente
du Conseil Régional de la Martinique |
|
M. MEHNERT,
Directeur
Régional des Affaires maritimes de Guadeloupe |
*****
Les missions de
l’association, s’inscrivent dans le cadre de la mise en
œuvre et la promotion de protocole SPAW. Les actions sont
définies conformément au PEC/PNUE et adoptées selon un plan
biannuel par la Conférence des Parties signataires du
protocole SPAW. Le personnel est composé d’un Directeur
(Maurice ANSELME) et d’une chargée de mission internationale
(Melina ROTH).
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Maurice Anselme |
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Brèves
Projet Total
A
propos du résultat de l'enquête publique relative à la demande
d'autorisation d'exploiter une plate-forme de traitement biologique
de terres polluées située au lieu-dit Bon-Goût à Baie-Mahault.
Le
commissaire enquêteur a conclu à la non recevabilité de cette
demande conformément à la loi du littoral qui ne prévoit que
l'éventualité d'aménagements légers selon la vocation de ce type de
zone. Toutefois, il est précisé que ce type d'infrastructure est
utile pour la Guadeloupe.
Pour que la
fête soit complète…
Lors
du week-end pascal, les plages sont le rendez-vous traditionnel pour
passer les fêtes en famille ou entre amis. Les campements sont
nombreux et les équipements parfois très conséquents.
Malgré les efforts consentis par les communes pour organiser
l'accueil des campeurs et malgré l'évolution très positive
du comportement civique du public, il reste néanmoins quelques
bémols. Les lendemains de fêtes sont parfois difficiles pour ceux
qui nettoient les plages et le littoral se réveille avec quelques
vieux réfrigérateurs oubliés ou des mobiliers de jardin cassés et
abandonnés.
Si
vous avez apprécié ces moments de fêtes dans des paysages
magnifiques, faites encore un effort pour que d'autres que vous
profitent encore longtemps de ces mêmes paysages.
Passez de bonnes fêtes et respectez vos voisins.
Alain Marie |
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©copyrights
- Guadeloupe Littoral® - Agence des 50 pas géométriques Guadeloupe - 2006 |